Livni : « La réunion du Caire est historique »

Beni Issembert | InfoLive.tv

jeudi 10 mai 2007

La réunion tripartite ŕ laquelle participaient jeudi au Caire les chefs des diplomaties israélienne, égyptienne et jordanienne autour de l’initiative de paix arabe est « historique ». C’est ce qu’a affirmé la ministre israélienne des Affaires étrangčres Tsipi Livni au sortir du sommet La réunion « n’est pas seulement une rencontre importante mais aussi historique », a-t-elle déclaré devant des journalistes ŕ l’issue d’un entretien avec le président égyptien Hosni Moubarak.


« Il s’agit d’une rencontre prĂ©paratoire. Plus tard, nous rencontrerons le ministre Ă©gyptien des Affaires Ă©trangères (Ahmed Aboul Gheit) et le ministre jordanien des Affaires Ă©trangères (Abdel Ilah Khatib) en IsraĂ«l dans le cadre du processus entre IsraĂ«l et la Ligue arabe », a-t-elle tenu de prĂ©ciser. Son entretien avec le PrĂ©sident Ă©gyptien a traitĂ© des relations bilatĂ©rales entre l’Etat hĂ©breu et l’Egypte ainsi que de « la nĂ©cessitĂ© de promouvoir un processus entre IsraĂ«l et les Palestiniens », a-t-elle conclu La visite de Tsipi Livni en Egypte s’articule autour d’un plan de paix arabe signĂ© par l’Arabie Saoudite et qui a Ă©tĂ© tirĂ© des tiroirs lors du sommet de Ryad en mars dernier.

Ce plan propose notamment une normalisation globale des relations avec IsraĂ«l en Ă©change d’un retrait total des territoires conquis Ă  la suite de la guerre des Six jours en 1967, de la crĂ©ation d’un Etat palestinien indĂ©pendant et du retour problĂ©matique des rĂ©fugiĂ©s palestiniens. La Ligue arabe a mandatĂ© Le Caire et Amman, les deux seules capitales arabes Ă  entretenir des relations diplomatiques officielles avec JĂ©rusalem, de tenter de convaincre les responsables israĂ©liens d’accepter le plan de paix.

Cette rencontre tripartite intervient quelques jours après l’annulation d’une visite officielle en IsraĂ«l de la secrĂ©taire d’Etat amĂ©ricaine Condoleezza Rice. Cette dernière aurait prĂ©fĂ©rĂ© annuler cette tournĂ©e, prĂ©vue de longue date, du fait de « l’instabilitĂ© politique qui règne en IsraĂ«l » depuis la publication des conclusions prĂ©liminaires de la commission d’enquĂŞte sur les ratĂ©s de la seconde guerre du Liban cet Ă©tĂ©. En IsraĂ«l, cette annulation a Ă©tĂ© perçue comme une vĂ©ritable crise de confiance quant aux chances de parvenir Ă  un règlement pacifique dans le conflit israĂ©lo-palestinien.

La rencontre du Caire serait-elle pour la rĂ©gion en gĂ©nĂ©ral et pour IsraĂ«l en particulier comme une tentative « historique » de regagner la confiance de l’Oncle Sam ?


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