L’Iran a repris le pont aérien des armes pour Hezbollah via Beyrouth vendredi aussitôt qu’Israël a levé son blocus aérien

Par Debka

samedi 9 septembre 2006

Le premier vol post-blocus avec des armes de l’Iran est parti de Dubaï vendredi, 8 septembre, pour tester à l’aéroport international de Beyrouth, les réactions de l’Armée de l’air d’Israël ou de l’ONU. Des sources militaires annoncent que les marchandises interdites ont été déchargées et ont navigué par l’aéroport librement. Téhéran a donc décidé d’envoyer deux nouveaux gros chargement dans les 48 prochaines heures à bord de vols commerciaux du Golfe Persique.


Nos sources annoncent que les caisses d’armes étaient inscrites sur les documents comme « de l’équipement d’ordinateur. Fragile. » Ils ont été débarqués sur des camions qui ont roulé en convoi au quartier général du Hezbollah à Baalbek.

Le secrétaire général d’ONU Kofi Annan, déterminé à arrêter le blocus aérien par Israël sur le Liban, a promis solennellement que les observateurs de l’ONU contrôleraient des passagers entrants et les marchandises à l’aéroport de Beyrouth. Mais il a échoué à faire poursuivre par le gouvernement Siniora jusqu’au bout cet engagement. Le Premier ministre libanais a immédiatement interdit l’aéroport aux inspections de l’ONU. On a seulement permis à cinq observateurs aériens allemands convenus de se poster un point de contrôle pour vérifier l’éventuel trafic d’armes à une distance d’un kilomètre de l’aéroport international. Ils sont en attente inoccupés parce que les camions transportant les cargaisons interdites sont capables de quitter le terrain d’aviation et contournent leur point de contrôle par des itinéraires alternatifs.

En même temps, des sources diplomatiques annoncent que le gouvernement israélien et l’ONU s’associent pour présenter le projet de FINUL étendu comme un grand succès et une formule satisfaisante pour permettre aux troupes israéliennes de quitter le Liban et d’entièrement exécuter la résolution 1701 de l’ONU.

En fait, le déploiement de l’ONU sur terre et sur mer n’a fait rien d’autre que de raccourcir le rétablissement du Hezbollah et son réarmement. Son seul accomplissement a été jusqu’à présent l’accélération du désengagement d’Israël de la scène du Liban, les mains vides.

Nos sources militaires révèlent que l’Iran envoie des provisions fraîches au Hezbollah en armes antichars et pour la première fois une grande quantité de missiles antiaériens. Le matériel de guerre vient par la terre, la mer et l’air.

C’est la promesse faite par les Italiens, Français et Grecs de leur présence, en vertu de laquelle Israël a levé son blocus aérien et a été poussé par le gouvernement libanais sur la mer à se limiter à un rayon de 12 km de la côte.Les navires de guerre européens peuvent surveiller les grands cargos approchants des ports libanais, mais ne peuvent pas tenir la trace des petits navires atteignant des ports du Liban depuis les ports syriens du nord de Tartus et Latakia. C’est là que des navires iraniens de cargaison ont déchargé des grandes quantités d’armes pour le Hezbollah à l’extérieur des limites des flottes européennes dans les deux dernières semaines. En outre, vendredi, aussitôt qu’Israël a été persuadé de lever son blocus de mer, trois bateaux libanais et syriens bourrés d’armes pour le Hezbollah sont partis du port libanais du nord de Tripoli et après un court voyage longeant la côte libanaise, ont débarqué dans le port libanais du sud de Sidon, où des mains charitables du Hezbollah ont déchargé leur cargaison...

Sur terre, la frontière Libano-syrienne est grande ouverte. Trois ou quatre transport d’armes par camion traversent en convois vers le Liban chaque jour.


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