On vous a appelés et vous avez accouru...

Avraham Azoulay - P’tit Hebdo

mercredi 23 août 2006

A peine la sonnerie de votre téléphone a-t-elle retenti que déjà, vous étiez prêts. Quelques minutes encore pour dire au revoir à la famille et le sourire qui se voulait rassurant aux lèvres, vous êtes partis.


Vous, chers valeureux soldats de la nouvelle génération qu’on avait trop vite cataloguée !

Et pourtant ! Guilad, Igor, David, Yoni, Ari, Ben, Daniel, Yohan [que leur mémoire soit bénie] ... et tant d’autres noms malheureusement, dont l’annonce à la radio nous fait venir les larmes aux yeux. Jeunes soldats qui êtes partis au combat sans sourciller, sans même savoir jusqu’à quand ni jusqu’où.

Simplement, vous avez répondu à l’appel parce que vous ne pouviez pas supporter, ne serait-ce qu’ une seconde, la menace qui pesait sur l’existence même du pays.

Vous vous êtes engouffrés dans cette terre maudite, pleine d’embûches, pour nous permettre, à nous, de vivre normalement, comme un peuple libre sur sa terre. Et vous vous en êtes allés, laissant derrière vous votre jeune histoire. Vous n’aviez que 20 ou 30 ans.

Celui-ci, dit-on, devait se marier dans un mois, celui-là laisse deux enfants de deux et quatre ans. On me raconte encore que la femme de ce jeune homme vient d’accoucher. Un autre, pour éviter d’inquiéter sa mère, lui avait expliqué qu’il devait s’absenter pour passer des examens. Quant à ce dernier, il est parti le jour de son anniversaire ...

Vous n’aviez qu’un souhait : fonder une famille, avoir des enfants et construire une maison : vivre, tout simplement.

Sans peur, vous avez affronté les démons du mal cachés derrière cette population complice, alliée à un dirigeant pleurnicheur.

Pour nous protéger, vous vous êtes exposés à la mort, lui barrant le passage de vos corps défendant, afin que vos enfants, vos frères, vos parents, votre peuple enfin, continuent à vivre et puisse bâtir un avenir.

Rien ne sera plus pareil à présent pour vos familles endeuillées. Elles ont perdu leur joyau. La douleur marque leurs traits, votre présence leur manque et votre absence a crée un vide tout autour d’elles. Et nous, qui n’avons vu en photo que vos beaux sourires, nous qui n’avons lu que quelques lignes tentant de condenser toute votre vie en quelques mots, nous devinons votre grandeur d’âme.

Pour nous aussi, rien ne sera plus jamais pareil. De tout notre cœur, nous remercions tous les soldats d’Israël qui ont combattu et combattent pour nous.

Toutes les prières que nous adressons à l’Eternel parlent de vous. Vous représentez la force et le courage que le monde n’a plus ; que D. vous protège et vous ramène bien vite à la maison.


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