Koreï confirme un accord avec Arafat sur la sécurité 

samedi 8 novembre 2003

Le Premier ministre palestinien Ahmed Koreï a annoncé samedi la conclusion d’un accord avec le président Yasser Arafat sur le contrôle de l’appareil de sécurité palestinien.


« Le ministre de l’Intérieur sera le plus probablement Hakam Balaoui (proche d’Arafat, ndlr), et aura la responsabilité des affaires administratives tandis que les questions de sécurité seront conduites par le conseil national de sécurité présidé par Arafat », a déclaré Koreï après un entretien avec le président de l’Autorité autonome samedi à Ramallah.

Au sein du conseil figurera le général Nasser Youssef, que Koreï voulait initialement voir prendre le portefeuille de l’Intérieur.

Le contrôle des services de sécurité était le principal point de désaccord entre Arafat et Koreï, qui a reporté la création d’un nouveau gouvernement chargé de remplacer le cabinet d’urgence formé à la suite de l’attentat de Haïfa, début octobre.

Mardi, à l’expiration du délai de 30 jours pour la présentation d’un nouveau cabinet devant le parlement, Arafat a nommé Koreï à la tête d’un gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes.

« J’espère que le nouveau gouvernement pourra être annoncé au plus vite », a ajouté Ahmed Koreï.

Selon des responsables palestiniens, le compromis entre les deux dirigeants a été approuvé vendredi par le Fatah, mouvement d’Arafat majoritaire au Conseil législatif palestinien.

Le parlement doit donner son feu vert à la composition du nouveau cabinet.

« Le comité central du Fatah a donné son accord ce soir (vendredi) pour que Hakam Balaoui soit nommé ministre de l’Intérieur et qu’il soit uniquement chargé des affaires de sécurité intérieure », a déclaré un dirigeant du Fatah à Reuters.

« Il a également donné son accord pour que le conseil de sécurité national dirigé par Arafat soit chargé de la sécurité en général », a-t-il poursuivi. « Cette décision a été prise en présence de Koreï. »

Les Etats-Unis et Israël exigent que le président élu de l’Autorité palestinienne abandonne tout contrôle sur les services de sécurité afin de permettre la relance des négociations de paix avec les Palestiniens. Ils estiment qu’Arafat encourage le « terrorisme », ce que le président palestinien dément.


La revue des infos

Mots-clés

Accueil