Téléphoner à l’ennemi

par Daniel Pipes - New York Sun. Adaptation française : Alain Jean-Mairet

dimanche 23 avril 2006

Ainsi, le CAIR, par ses propres actions en justice, permit d’établir de manière concluante la réalité de ses nombreuses communications avec des personnes suspectées de liens avec des terroristes.


Voir en ligne : http://www.desinfos.com/

Mais si l'organe suprême des forces de l'ordre américaines ainsi que de nombreux membres de l'establishment américain ignorent tout de la sympathie du CAIR pour nos ennemis, d'autres y voient plus clair - avec parmi eux le Service gouvernemental chargé de gérer les télécommunications d'urgence, le Government Emergency Telecommunications Service (GETS).

Quelques mots d'explication sur le GETS: en périodes de congestion extrême des télécommunications, comme lors de situations d'urgence nationale, il offre une carte d'appel permettant aux personnes «responsables du commandement et des fonctions de contrôle cruciales pour la gestion des événements et la prise de mesures en situations d'urgence et d'atteinte à la sécurité nationale», dont les membres du Congrès, des forces de l'ordre et de l'armée, de bénéficier d'un statut prioritaire sur le réseau téléphonique. Des organisations privées jouant un rôle dans les mesures d'urgence peuvent également recevoir de telles cartes.

Le CAIR, qui prétend jouir d'un «prestige enviable au sein des plus hauts échelons» de Washington, pensait mériter également ce privilège. Ce mois-ci, le groupe déposa une demande en ce sens auprès du GETS, affirmant constituer un important point de contact avec les Musulmans depuis le 11 septembre 2001.

La demande du CAIR a été rejetée en moins de trois heures.

Le GETS aurait repoussé la requête du CAIR parce qu'il ne correspondrait pas aux critères du statut. Mais il aurait fort bien pu le faire aussi sur la base des communications téléphoniques du CAIR avec des personnes suspectées d'avoir des liens avec des terroristes, comme le CAIR l'indique aimablement et de manière détaillée dans ses propres dossiers juridiques.

Un peu de contexte: en janvier 2006, le CAIR soumit divers documents dans le cadre d'une action en justice dont l'organisation est l'un des co-plaignants. Il y affirmait que ses appels internationaux avaient probablement été écoutés par la NSA (National Security Agency) sous couvert d'un programme prétendument anticonstitutionnel, autorisé par le président Bush en 2002 et qui permettait à la NSA de mettre sur écoute sans mandat les communications de l'ennemi en temps de guerre.

Dans cette action en justice, le CAIR documente certaines de ses communications électroniques avec des personnes accusées d'entretenir des liens avec des terroristes. Plus exactement, quatre noms sont mentionnés:

Ainsi, le CAIR, par ses propres actions en justice, permit d'établir de manière concluante la réalité de ses nombreuses communications avec des personnes suspectées de liens avec des terroristes. Le gouvernement américain ne devrait pas se contenter de rejeter la demande de privilège GETS du CAIR, il devrait envisager de couper toutes les lignes téléphoniques de l'organisation en cas de situation d'urgence nationale.

De http://fr.danielpipes.org | Article original à l'adresse suivante: http://fr.danielpipes.org/article/3538


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