« Personne ne souhaite couper l’aide internationale » aux populations palestiniennes, répète Jacques Chirac

samedi 4 mars 2006


Alors que les tractations ont débuté pour la formation du nouveau gouvernement palestinien après la victoire électorale du Hamas, Jacques Chirac confirme samedi que « personne ne souhaite couper l’aide internationale aux populations ». Il prévient toutefois que la poursuite de l’aide européenne « dépendra de l’attitude et des engagements » de la future équipe dirigeante.

« Personne ne souhaite couper l’aide internationale aux populations » palestiniennes, rassure le président français dans un entretien publié samedi dans le quotidien arabe « Al Hayat », quelques heures avant le début de sa visite d’Etat en Arabie saoudite.

Mais, poursuit-il, « la question de l’assistance à l’Autorité palestinienne se pose dès lors que le Hamas, inscrit sur les listes européenne et américaine des organisations terroristes, arrive au pouvoir ». « Sur ce point, il est clair que la poursuite de l’aide européenne dépendra de l’attitude et des engagements du nouveau gouvernement palestinien », ajoute-t-il.

Le chef de l’Etat s’inscrit dans le droit fil de la position adoptée par l’Union européenne, premier bailleur de fonds dans les Territoires, après la victoire du Hamas aux législatives du 25 janvier. Les vingt-cinq ont indiqué qu’ils continueraient à fournir l’aide financière promise à l’Autorité palestinienne jusqu’à la formation du gouvernement, mais que le principe de cette assistance serait alors « réexaminé ».

« Dans l’immédiat, nous appelons le Hamas à comprendre que la voie de la violence est sans issue et à poursuivre sa transition vers l’action politique », plaide Jacques Chirac, répétant que « toute solution » passe par « la reconnaissance d’Israël », « la renonciation à la violence » et « la reconnaissance des accords signés entre l’OLP et Israël ». Parallèlement, il invite Israël à « dépasser la logique de l’unilatéralisme ». « Il n’y a pas d’alternative à la reprise de réelles négociations entre les Israéliens et les Palestiniens », juge-t-il. AP


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