Dan Gillerman représentant d’Israël à l’ONU déclare que les palestiniens sont devenus trop confiants dans leur capacité à abuser l’Assemblée générale.

mardi 21 octobre 2003

Dan Gillerman a déclaré que la raison pour laquelle aucune résolution n’a été adoptée la semaine dernière tient au fait que ses coauteurs avaient refusé de négocier un texte juste et équilibré se référant explicitement aux responsabilités qui incombent aux Palestiniens pour mettre fin à leur appui à la pratique terroriste.


 Malheureusement ils sont devenus trop confiants dans leur capacité à abuser l’Assemblée générale et à soumettre à son vote des résolutions partiales, qui n’ont pu obtenir l’aval du Conseil de sécurité. M. Gillerman a ensuite réitéré les motifs pour lesquels Israël a été placé dans l’obligation de dresser une clôture de sécurité. Face à une campagne terroriste sans précédent, cette barrière est devenue une nécessité, a t il expliqué, pour mettre un terme à l’infiltration des terroristes encouragés à agir par les instances palestiniennes. 

Il s’agit aussi d’une méthode non violente très efficace dans la prévention du terrorisme et conforme au droit à l’autodéfense tel qu’exprimé dans l’Article 51 de la Charte des Nations Unies et entériné par les résolutions 1368 et 1373, qui ont reconnu le droit des Etats à user de la force pour se défendre contre les attaques terroristes. 

Par ailleurs, en construisant cette clôture, Israël a atteint un point d’équilibre entre les droits et les intérêts des populations locales et le droit des civils à vivre et ne pas périr dans des attaques terroristes. 

Par ailleurs, le droit humanitaire a prévalu dans la construction de cette barrière, a souligné le représentant : elle ne constituait en rien une ligne d’armistice pas plus qu’une ligne verte.

Il a également affirmé que l’utilisation de terrains publics a été privilégiée et que lorsqu’il y avait eu réquisition, la détermination du tracé a été faite dans le respect du droit international, avec des compensations à la clef à chaque fois que cela a été nécessaire. 

De même, des solutions individuelles ont été avancées, telles que la modification des points de passage à plusieurs endroits. Chaque citoyen est d’ailleurs en droit de saisir la Cour suprême palestinienne, a rappelé la délégation israélienne, qui a répété qu’il n’y avait aucune signification politique à l’édification de cette clôture, dont le seul objectif est de sauver des vies
Israël se dit d’ailleurs prêt à le démanteler si les conditions d’un règlement politique autour de négociations bona fide sont réunies. 

Le représentant s’est élevé contre la convocation de ce débat, qui n’est selon lui qu’une tentative supplémentaire par les Palestiniens de détourner l’attention des raisons véritables pour lesquelles Israël a été obligé de construire ce mur, c’est-à-dire des responsabilités qui leur incombent. Et proposer de saisir la Cour internationale de Justice pour des questions qui doivent faire l’objet de négociations jetterait le discrédit sur cet organe, remettant en question son statut juridique et ses fonctions, a conclu M. Gillerman.


La revue des infos

Mots-clés

Accueil