Affrontements sur la « piste Ho Chi Minh » palestinienne déjà en Août 2001

MEMRI Août 24, 2001 No.262

mardi 14 octobre 2003

L’Autorité palestinienne mène une guerre sans trêve sur la frontière israélo-égyptienne. Cette guerre a pour but d’assurer la contrebande d’armes en provenance d’Egypte via un certain nombre de tunnels.


(...)
La ville de Rafah et celle, adjacente, de Khan-Younes, « produisent », chaque jour, à peu près 50% du nombre total de tirs et des charges explosives sur les routes des territoires. La route la plus dangereuse de la région passe le long des grillages séparant les parties palestinienne et égyptienne de Rafah

Les affrontements à Rafah tournent autour des tunnels. Le but de l’armée israélienne est d’empêcher la contrebande d’armes et l’entrée d’activistes terroristes [à Gaza], via une vingtaine de tunnels se situant au niveau de la frontière égyptienne. Selon la plupart des estimations, ces tunnels passent sous la route qui longe la frontière [entre l’Egypte et Gaza]. Les Forces de Défense Israéliennes cherchent à les interrompre en creusant tout au long de la route. Sur la route même, les Forces de Défense Israéliennes ont placé deux postes visant à empêcher la contrebande.

Le moindre geste [côté israélien] sur cette route déclenche du côté palestinien des tirs, des grenades, des charges qui explosent au passage des véhicules. Les postes au sud subissent chaque soir des attaques massives.

Contrairement à d’autres régions, où les échanges de feu ont lieu de façon sporadique, à Rafah ils ne s’arrêtent pas de la journée. Ces affrontements n’attirent pas l’attention car ils ont lieu loin du centre d’Israël, et il n’y a pas de civils dans la région. En conséquence, les événements de Rafah, quand on en parle, sont rapportés en dernière page des journaux israéliens.

Le principal objectif des Palestiniens à Rafah n’est pas de faire des blessés au sein des forces israéliennes, mais bien d’assurer l’accès aux tunnels. Sans eux, les Palestiniens devraient renoncer aux bénéfices tirés de la contrebande de cigarettes et d’équipement électrique, ainsi qu’à réunir l’argent dont l’Autorité Palestinienne a besoin pour payer les armes qui lui arrivent par ces tunnels. Du côté égyptien, les Frères musulmans participent à l’opération, ainsi que, bien souvent, le personnel de la police égyptienne situé à la frontière.

Pour l’Autorité palestinienne, il s’agit de survivre en assurant la contrebande de nouvelles armes, qui serviront principalement lors d’un conflit de plus grande envergure avec Israël. Bien que cette piste ne fasse que 120 mètres, elle comprend 20 tunnels qui forment un couloir stratégique. C’est la piste Ho Chin Minh palestinienne.


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