Un manifeste pour la paix

Proche-Orient : Le pragmatisme contre l’illusion

vendredi 29 juillet 2005


Benjamin Abtan, président de L’Union des étudiants juifs de France et soutenu par Michel Barnier, ancien ministre ; Pascal Bruckner, philosophe ; Julien Dray, député ; Nabil Farès, écrivain et psychanalyste ; Marek Halter, écrivain ; Bernard-Henri Lévy, philosophe ; Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé ; Jean-Jacques Moscovitz, psychanalyste ; Eric Raoult, député.
[29 juillet 2005]

Nous, partisans français de la paix, avons applaudi à Camp David, nous avons espéré avec Oslo et nous soutenons la feuille de route. Nous savons que, pour qu’elle ne soit pas qu’un rêve, il faut accompagner la paix à chaque instant. Nous, partisans français de la paix, reconnaissons les souffrances qui affectent depuis trop longtemps les peuples palestinien et israélien. La douleur ne doit pas être oubliée mais surmontée : seul un règlement politique permettra d’obtenir une solution acceptable pour les deux peuples. Nous réaffirmons notre soutien à la création d’un Etat palestinien démocratique à côté de l’Etat d’Israël. Le premier ministre israélien Ariel Sharon semble résolument engagé sur le chemin risqué de la paix. Il a pris une décision politique difficile et courageuse : le retrait de la bande de Gaza.

Le gouvernement israélien se retrouve dès lors pris en étau, entre la reprise des attentats terroristes perpétrés par les groupes extrémistes palestiniens et la radicalisation de l’opposition israélienne au retrait. Le président palestinien Mahmoud Abbas lui-même salue le courage d’Ariel Sharon et apporte désormais son soutien à ce qui pourrait devenir un événement majeur sur la scène proche-orientale. Sa réalisation est une étape indispensable à une paix durable au Proche-Orient, l’amorce d’un règlement politique du conflit.

C’est pourquoi nous, partisans français de la paix, faisons le choix du pragmatisme contre l’illusion. A l’occasion de la venue du premier ministre israélien en France, nous affirmons notre soutien au plan de retrait de la bande de Gaza engagé par Ariel Sharon et son gouvernement.


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