Les Palestiniens seraient déterminés à assurer la sécurité pendant le retrait de Gaza

(AP)

dimanche 31 juillet 2005

Les forces de sécurité palestiniennes ont désespérément besoin de moderniser leurs armes et leur équipement militaire mais elle sont prêtes à assurer l’ordre pendant le retrait israélien de la Bande de Gaza prévu pour commencer le 17 août, a affirmé samedi le porte-parole du ministère palestinien de l’Intérieur, Taoufiq Abou Khoussa.


« Nous entendons prendre le contrôle de la Bande de Gaza après le désengagement pour assurer un retrait sans heurts et en sécurité, même si nous devons utiliser les matraques », a-t-il dit. Certes, a-t-il ajouté, « un équipement correct nous permettrai de mieux faire notre travail et le manque de munitions et d’armes affaiblira nos capacités, mais nous sommes déterminés à faire notre job dans la mesure du possible ».

Israël menace les Palestiniens de fortes représailles si des terroristes attaquent des civils ou des soldats pendant l’évacuation, mais Israël se montre en même temps réticent à permettre l’acheminement d’armes supplémentaires aux forces palestiniennes de peur qu’elles ne soient utilisées contre des cibles israéliennes, comme cela s’est produit par le passé.

Un rapport publié par un institut indépendant américain la semaine dernière fait état d’un déficit d’armes et de personnel ainsi que de corruption au sein des forces palestiniennes mais l’Autorité palestinienne en a rejeté les conclusions.

« Tout le dispositif de sécurité » palestinien sera mobilisé pour le retrait, a assuré M. Abou Khoussa. La police palestinienne empêchera d’éventuels pillages dans les implantations juives désinvesties, des forces cerneront les implantations et des unités surveilleront les zones ouvertes pour éviter tout tir de roquettes sur des cibles israéliennes. Selon M. Khoussa, le plan de sécurité a été communiqué aux autorités israéliennes et égyptiennes, l’Egypte possédant une frontière commune avec la Bande de Gaza.

De son côté, l’envoyé spécial du Quartet (Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et Russie) pour le désengagement, l’ancien président de la Banque mondiale James Wolfensohn, a rencontré samedi des responsables palestiniens dans la Bande de Gaza pour discuter de la coordination israélo-palestinienne. Il espérait un accord dans les prochains jours sur le recyclage des futurs gravats des implantations, « ciment et briques qui peuvent être réutilisés » par les Palestiniens.


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