Démonstration raciste et xénophobe du Hezbollah à Paris

CRIF

mardi 7 juin 2005

Lire aussi : « A Paris, le représentant du Hezbollah bafoue la liberté de la presse », Par Ray Archeld pour Guysen Israël News
Séfi Hendler, le correspondant à Paris du quotidien israélien, Yédiot Aharonot, relate l’incident qui l’a opposé lundi 6 juin à Ali Daarmoush, le responsable des relations étrangères du Hezbollah, lors d’une conférence de presse de ce dernier au Centre de la presse étrangère à Paris.


Au terme d’une longue conférence sur « l’opposition à Israël », le journaliste israélien s’est présenté au responsable libanais et lui a demandé où en était la seconde phase de l’échange de prisonniers conclu avec Israël. Ali Daarmoush s’est tu et a refusé de répondre à la question, murmurant en arabe à l’oreille du modérateur assis à ses côtés : « C’est un Israélien, je ne peux pas », est-il noté. Le correspondant du Yédiot a insisté, expliquant qu’il se trouvait sur le sol français, au Centre de la presse étrangère, mais en vain. Le journaliste s’est alors saisi du microphone pour dénoncer « le racisme et la xénophobie » de l’émissaire du Hezbollah, et menacé de quitter la salle en demandant à ceux de ses collègues « qui se respectent » d’en faire autant. « Seuls deux journalistes juifs français, un collègue israélien et une collègue américaine l’ont suivi », écrit le journal.

L’Association de la presse israélienne à Paris (Piap) a protesté dans un communiqué, contre « l’attitude xénophobe et raciste » du responsable des relations extérieures au Hezbollah, Ali Daarmouch. La Piap déplore le comportement de la « grande majorité » des journalistes qui ont choisi de rester sur place, « cautionnant ainsi l’attitude inacceptable de l’invité du CAPE ». La Piap « souhaite vivement que les personnes prenant la parole dans ce centre cogéré par le ministère français des Affaires étrangères, se conforment aux usages et règles professionnelles en vigueur en France ».

Ali Daarmouch a notamment réaffirmé lors de cette conférence de presse que le Hezbollah ne rendrait pas les armes comme l’exige une résolution de l’ONU « même si Israël se retire des Fermes de Chebaa » (sud-Liban).


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