Israël récuse le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, un « machin » altéré qui s’acharne contre l’État hébreu

Hélène Keller-Lind

dimanche 8 juillet 2012, par Desinfos

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, censé œuvrer, comme son nom l’indique, pour sauvegarder ces droits dans le monde a un programme tout autre. Loin de défendre les victimes de violations de ces droits, cette émanation de l’ONU, consacre le plus clair de son énergie à s’acharner contre Israël, se faisant l’alliée des pires dictatures pour ce faire. Jérusalem vient d’annoncer qu’une nouvelle mission chargée d’enquêter contre Israël ne sera admise ni en Israël ni dans les Territoires. UN Watch, observatoire de l’ONU, suit de près ce Conseil, en faisant connaître la teneur édifiante.


Une nouvelle mission à charge contre Israël initiée par la Syrie et ses comparses

En mars dernier une résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU décidait d’une nouvelle enquête visant Israël, devant examiner uniquement de quelle manière les résidents israéliens des implantations et de la partie Est de Jérusalem violent, selon lui, les droits de l’homme des Palestiniens.

Hillel Neuer, directeur de l’ONG UN Watch, Observatoire des Nations unies, se disait inquiet de son déséquilibre manifeste, le mandat de cette mission n’incluant pas l’examen des violations commises par la partie palestinienne. Ainsi, dit-il, « les termes de ce mandat dans une résolution de quatre pages, initiée par les groupes arabes et islamiques omettent toute référence au terrorisme arabe contre des civils israéliens, y compris les centaines de roquettes tirées récemment contre des villes et villages israéliens depuis Gaza. Les seules victimes prises en considération sont les Palestiniens, le seul coupable Israël. Sous couvert de droits de l’homme, la Syrie et d’autres régimes qui oppriment leur peuple, ont initié cette enquête de l’ONU pour détourner l’attention de leurs propres crimes, pour faire d’Israël un bouc émissaire et miner son statut international ».

Il terminait en appelant les trois enquêteurs qui ont été nommés, dont Asma Jahangir,dont la sœur, Hina Jilani, a fait partie de la commission Goldstone de l’ONU en 2009, commission controversée, à ne pas commettre les mêmes erreurs que dans le Rapport Goldstone, erreurs dont ion sait qu’elles furent reconnues par le Juge Goldstone deux ans plus tard ».

Quant à la Chef de mission, Christine Chanet, elle accusait récemment Israël de faire preuve de « discrimination totale ». Commet, dès lors, pourrait-elle avoir l’impartialité nécessaire qui est requise pour mener une enquête juridique, s’interroge UN Watch. Une mission qui débutait le 6 juillet.

Yigal Palmor, porte-parole d’Israël : pas de coopération avec une mission dont l’approche est biaisée

Israël réagissait aussitôt par la voix d’Yigal Palmor, porte-parole du ministère des Affaires étrangères d’Israël en annonçant : « cette mission ne trouvera aucune coopération en Israël et ses membres ne seront autorisés à entrer ni en Israël ni dans les Territoires. Son existence incarne la distorsion inhérente typique du traitement d’Israël par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU et le détournement de son important programme en matière de droits de l’homme par des pays non démocratiques ».

Car « l’établissement de cette mission est une nouvelle expression flagrante de la manière dont le Conseil des droits de l’homme de l’ONU se focalise sur Israël et de son approche biaisée quand il a affaire avec Israël . Cette focalisation a malheureusement ses racines à la base même du Conseil et a même été formellement institutionnalisé dans ses documents fondateurs – article 7 du Programme Permanent-  ».

Yigal Palmor rappelle ensuite « qu’Israël a suspendu ses liens avec le Conseil des droits de l’homme en mars dernier lorsque la décision d’établir cette mission d’enquête a été prise et annonce qu’Israël ne coopéra pas avec son déroulement ni avec ce qu’elle produira », précisant n’avoir pas d’autre choix, compte tenu de la manière dont cette Commission a été établie.

Les pays démocratiques doivent réagir

De plus, dit-il, « la suspension de ses liens par Israël devait tirer une sonnette d’alarme pour les pays démocratiques qui devaient tenter de remédier à la grave dénaturation de ce qu’est ce Conseil et ne pas laisser piétiner les droits de l’homme précisément là où la communauté internationale doit porter le flambeau ».

Pour comprendre en quoi ce Conseil censé œuvrer pour le respect des droits de l’homme dans le monde est profondément dénaturé il faut se souvenir de ces farces antisémites qu’ont été Durban I et Durban II avec Ahmadinejad déversant des torrents de haine depuis la tribune de ce Conseil à Genève. Ou du Rapport Goldstone désavoué par le Juge Goldstone lui-même. Ou encore avoir une idée de la manière dont fonctionne ce Conseil au quotidien.

L’effarant constat quotidien quant au fonctionnement d’un Conseil totalement dénaturé dressé par UN Watch

En effet, suivre les « travaux » du Conseil des droits de l’homme, tels qu’ils sont rapportés et analysés par UN Watch, observatoire de l’ONU basé à Genève, ce qui est possible en anglais et en français , laisse plus que songeur. En effet, loin de se préoccuper des droits de l’homme dans le monde et de condamner les violations flagrantes de ces droits pour tenter de les faire cesser et de protéger ceux qui en sont victimes, cet organisme des Nations unies passe le plus clair de son temps à condamner Israël par le biais de résolutions plus iniques les unes que les autres. Et se fait l’allié des pires régimes au monde pour ce faire.Ils ont pour nom Syrie, de Bachar el-Assad, Venezuela d’Hugo Chavez, Iran de Mahmoud Ahmadinejad ou Chine et Cuba, pour n’en citer que quelques uns.

Ainsi, le Directeur d’UN Watch, qui assiste et participe aux réunions de ce Conseil, commentait ainsi une réunion de ce Conseil du 2 juillet : « Malgré les tueries de civils qui continuent aujourd’hui en Syrie, la plus haute instance des droits de l’homme de l’ONU a consacré toute la discussion de cette séance à la haine rituelle d’Israël.
Un jour contre Israël est une caractéristique permanente de chaque réunion du Conseil,
et il représente son seul ordre du jour centralisé sur un pays, intitulé « la situation de Droits de l’homme en Palestine et d’autres territoires arabes occupés. »
La réunion ouverte avec Richard Falk, le pro-Hamas et conspirationniste du 9/11 sert le Conseil de droits de l’homme comme « le Rapporteur Spécial sur la situation de droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967. »
Avec des mises à jour détaillées sur le Rapport de Goldstone 2009, le Rapport de la Flottille 2010 et l’enquête du Conseil de développement et le rapport sur les implantations.
Vingt états et six organisations non gouvernementales ont pris la parole ce matin. UN WATCH était la seule pour défier M. Falk .

Deux jours plus tard, le 4 juillet, le constat suivant était dressé : « Au cours de cette dernière décennie, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a élu à sa présidence la Libye du colonel Mouammar Kadhafi, acclamé la « promotion et la protection de tous les droits de l’homme » au Sri Lanka, après que son armée a tué des milliers de civils, et convoqué une session extraordinaire d’urgence pour déplorer la mort du cheikh Ahmed Yassin, fondateur de l’organisation terroriste du Hamas.
Aujourd’hui, pourtant, les historiens devront décider si l’organisation phare des droits de l’homme de l’ONU est sur le point de descendre plus bas encore.
Selon un projet de résolution des États-Unis, soutenu par l’UE, qui a été débattu aujourd’hui lors de réunions informelles du Conseil à Genève, le régime meurtrier de Bachar el-Assad s’est porté candidat pour un siège au sein de cet organisme de l’ONU qui regroupe 47 nations lors des élections qui se tiendront l’année prochaine à l’Assemblée générale de193 membres » .

Pourtant, et cela serait comique si ce n’était tragique, le Haut Commissaire aux droits de l’homme accablait quelques jours plus tôt États-Unis et Canada dans un discours d’ouverture de ce Conseil. A propos des États-Unis, il s’agissait d’une affaire de tirs de drones au Pakistan. Quant au Canada, c’est une loi québecoise demandant que des préavis de grève soient déposés, était montrée du doigt... Des pays comme le Sri Lanka , qui avait « refusé d’enquêter en 2009 sur la mort de 40 000 civils » ou de la Syrie, dont on connaît les crimes, entre autres, de lui emboîter le pas. Ce qui donne un aperçu de la manière aberrante dont fonctionne ce Conseil qui ne respecte en rien les termes de sa propre charte.

Ce n’est pourtant pas faute de présenter des témoignages de ce qui se passe dans certains des pays qui fanfaronnent ainsi, se présentant comme garants des droits de l’homme dans le monde. Ce que UN Watch a pour habitude de faire. Comme ce fut le cas le 27 juin dernier avec « Ahed Alehndi, exilé syrien ».

On retrouvera les mêmes schémas d’un fonctionnement totalement dénaturé quasiment au quotidien.


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