Le gouvernement israélien se réuni pour voter le Plan de désengagement

dimanche 20 février 2005

Il doit se prononcer sur le plan d’évacuation de la Bande de Gaza et le tracé révisé de la partie sud de la « barrière de sécurité » qui doit inclure du côté israélien deux larges implantations juives de Cisjordanie. Les ministres devraient approuver massivement ces deux décisions historiques susceptibles de façonner les futures frontières.


Le plan du Premier ministre Ariel Sharon prévoyant l’évacuation israélienne de la Bande de Gaza et de quatre implantations juives de la Rive Occidentale à l’été devrait être approuvé par 17 voix contre cinq, selon les prévisions, scellant la défaite des adversaires du projet.

« Ce n’est pas un jour facile, ce n’est pas un jour heureux », a lancé Ariel Sharon à l’ouverture de la réunion, comme pour souligner qu’il n’avait pas décidé le départ des colons de gaieté de coeur.

Cinq ministres du Likoud d’Ariel Sharon devraient voter contre le plan, avec en tête le ministre des Finances Benyamin Nétanyahou, principal rival du Premier ministre au sein du parti conservateur. L’ancien chef du gouvernement avait réclamé en vain un référendum national. « Comme le vote ne comprendra pas une disposition pour un référendum, je voterai en conscience, contre la décision », a annoncé M. Nétanyahou sur Kol Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Silvan Shalom avait également souhaité un référendum mais il a fini par annoncer qu’il soutiendrait néanmoins le retrait. « Je crois que nous devons donner une chance à la paix, même si c’est une petite chance. Nous le devons à nos enfants, à nos petits-enfants, pour un avenir meilleur », a-t-il dit.

Lors du second vote, le gouvernement doit approuver le tracé de la dernière partie de la « barrière de sécurité » construite par Israël, qui va de Jérusalem jusqu’au sud de la Rive Occidentale. Le tracé proposé englobe la plus importante implantation juive, Maaleh Adumim, et l’implantation de Gush Etzion du côté israélien de la barrière de sécurité.

Le tracé modifié empiéterait sur 6 à 8% du territoire palestinien, selon le vice-Premier ministre Shimon Peres. Le tracé avait dû être revu après que la cour suprême israélienne eut statué qu’il causerait trop de difficultés pour la population palestinienne.


La revue des infos

Mots-clés

Accueil