Une « crise des missiles » ?

service de Presse de l’ambassade de France en Israël

vendredi 14 janvier 2005

La presse israélienne se fait l’écho de la « crise israélo-russe » provoquée par les nouvelles selon lesquelles la Russie veut vendre à la Syrie des missiles sol-air perfectionnés.


L’ambassadeur d’Israël à Moscou a été rappelé en Israël « pour consultations », signalent les journaux. Et selon le Maariv, les Etats-Unis auraient menacé la Russie de sanctions, si elle « vend à B. Assad les dangereux missiles ».

Le Maariv précise que la Russie devrait livrer à la Syrie des missiles sol-air ultra-modernes « SA 18 ». La crainte est que ces engins puissent parvenir aux mains du Hezbollah et constituer une menace pour les avions de combat israéliens.

Et un journal russe a révélé l’existence d’un marché pour la livraison à Damas de missiles sol-sol perfectionnés « Iskander E », d’une portée de 280 km et une charge opérationnelle de 480 kg d’explosif conventionnel ; ils sont d’une précision exceptionnelle (exactitude de 2 mètres !), et tirés de Syrie, ils peuvent frapper n’importe quel objectif en Israël !

Ariel Sharon a envoyé un message très vif à V. Poutine, pour lui dire que cela « fait peser une grave menace sur Israël et viole des promesses antérieures ».

De son côté, le Yediot Aharonot fait valoir que « le Premier ministre Ariel Sharon téléphonera dans les jours qui viennent au président russe Vladimir Poutine, pour lui demander d’annuler le marché qui se profile entre la Russie et la Syrie ».

Analysant cette crise dans le Maariv, Amir Rappaport rapporte que « tout a commencé une nuit de 2003, à une heure tardive - quand des avions israéliens ont survolé le palais présidentiel de Lattaquié, en Syrie, où le Président Bachar Assad passait la nuit, mais sans réussir à le réveiller ». Israël attendit, mais comme il ne se passait rien, il veilla à répandre la nouvelle - humiliante pour les Syriens.
Le camouflet était trop fort pour Bachar Assad. Il donna l’ordre de chercher immédiatement une parade aux incursions trop audacieuses de l’aviation israélienne dans l’espace aérien syrien.

La solution trouvée : se tourner vers la Russie, capable de fournir des réponses technologiques adéquates. Mais en réalité, poursuit le commentateur, « le danger n’est pas lourd », parce que la Syrie a un retard technologique si grand vis-à-vis d’Israël « que même si ces armes lui sont livrées, elles ne modifieront guère le déséquilibre ».


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