Hamas, Liban, Égypte, Autorité palestinienne, : les grandes manœuvres contre Israël (mise à jour)

Hélène Keller-Lind

dimanche 21 août 2011, par Desinfos

La provocation du Hamas avec les attentats d’Eilat et tirs de roquettes simultanés sur des villes israéliennes faisant morts et blessés ne pouvait rester sans réponse. Une réponse ensuite qualifiée de « crimes de guerre » et autre slogans en dépit de la pluie de roquettes sur les populations du sud d’Israël. Le Liban dirigé par le Hezbollah bloque une résolution des Nations unies. L’Égypte, entraînée dans cette affaire par le Hamas, accuse Israël....la Turquie met son grain de sel. Pendant ce temps Assad tire tranquillement à l’arme lourde contre les Syriens. Rien n’a été laissé au hasard....


Hamas : les provocations et fin de la « trêve »....mais un nouveau cessez-le-feu serait annoncé

La branche armée du Hamas dénonce la « trêve » avec l’État hébreu, ce qui revient à dire que ce ne seront plus des tirs sporadiques contre Israël qui seront lancés depuis la Bande de Gaza, mais une pluie de roquettes. Ce qui est le cas depuis les attentats d’Eilat

Toutefois, selon un médiateur égyptien, «  Israël et les diverses factions sont parvenues à un accord initial pour restaurer le cessez-le-feu. » A noter que ce médiateur, représentant de l’Égypte auprès des Palestiniens, a déclaré qu’il intervenait pour « que cesse l’agression israélienne sur Gaza. » Cet accord supposé n’a toutefois pas fait cesser la pluie de roquettes...http://twitter.com/#!/idfspokesperson

Le Hamas, qui a d’ailleurs tiré sans arrêt des roquettes délibérément sur des centres de population israéliens depuis le début, prend pour prétexte les raids ciblés israéliens – qui visent uniquement des terroristes ainsi que des sites terrorises comme des fabriques d’armes, aires de lancement de roquettes ou tunnels de contrebande ou tunnels d’infiltration en Israël http://twitter.com/#!/idfspokesperson - pour crier au « crime de guerre » et justifier la poursuite de leurs tirs.

Quel qu’ait été le groupe terroriste ayant perpétré la série d’attentats en territoire israélien au nord d’Eilat, le Hamas, qui tient la Bande de Gaza d’une main de fer et y bafoue les droits de l’homme est pleinement responsable. Et savait que la série d’attentats terroristes perpétrés en territoire israélien au nord d’Eilat et qui visaient surtout des populations civiles – 2 bus et voitures civiles – ne pourraient rester impunis. Des tirs de roquettes depuis la Bande de Gaza ont d’ailleurs accompagné ces attentats dès le départ, pour se poursuivre tout au long de la nuit et de la journée ayant suivi ces attentats. Causant terreur dans les villes israéliennes visées et faisant des blessés dont certains ont été hospitalisés. Y compris 3 Palestiniens à Ashdod, d’ailleurs, traités par le Magen David Adom au même titre que tout blessé.

Abbas, rhétorique anti-israélienne habituelle et Conseil de Sécurité

« Mahmoud Abbas demande une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité pour évoquer les frappes aériennes contre la Bande de Gaza, « rapporte l’agence palestinienne Wafa

L’Autorité palestinienne n’était pas en reste jusque là puisque ses représentants, Saëb Erekat ou Nabil Shaath accusaient Israël d’être coupable de « punition collective » ou « d’agresser Gaza pour détourner l’attention de sa crise interne... »( sic).

Par ailleurs, à propos des répliques israéliennes aux tirs de roquettes et attentats, un porte-parole du Fatah – parti de Mahmoud Abbas – déclarait que « l’agression israélienne sur des civils palestiniens à Gaza est une preuve évidente que le but du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est de provoquer une explosion de la région pour échapper à sa crise interne. » Le Fatah « considère les attaques israéliennes contre Rafa, au sud de la Bande de Gaza, qui ont causé la mort de dix Palestiniens, comme faisant partie de la série d’assassinats perpétrés contre des civils palestiniens. » Et peu importe que ces « civils » soient très majoritairement membres d’organisations terroristes...

Osama al-Qawasmi, dans un communiqué du ministère de l’Information et de la Culture ( sic) palestinien, poursuivait avec la rhétorique habituelle : « l’agression israélienne contre les Palestiniens de Gaza montre que les forces d’occupation n’ont aucun respect pour la vie et la dignité palestiniennes ou pour le droit international. » Et soulignait que prendre pour cible des quartiers résidentiels et des endroits sûrs ( ? ) est un acte terroriste, en appelant au monde pour qu’il intervienne immédiatement pour protéger les Palestiniens de la Bande de Gaza qui sont la cible de la vengeance de l’occupation militaire. » Déclarations diffusées par l’agence de presse palestinienne Wafa

Le Liban, sous la coupe du Hezbollah, bloque une condamnation des attentats réclamée par Israël

Quant au Liban, il vient de bloquer une demande de condamnation des attentats faite par Israël au Conseil de Sécurité, menaçant d’utiliser son droit de véto si les répliques israéliennes ne sont pas condamnées dans le même temps Liban où Mahmoud Abbas vient de se rendre pour lui demander son aide au Conseil de Sécurité en septembre lors de la présentation de la demande palestinienne de création d’un État : c’est le Liban – contrôlé désormais par le Hezbollah un mouvement terroriste surarmé et qui refuse de livrer les assassins d’Hariri au Tribunal spécial international - qui présidera alors le Conseil de Sécurité (!) Un Liban où les «  réfugiés  » palestiniens sont des citoyens de deuxième classe , ce qui semble ne déranger personne. Mais le Premier ministre libanais – proche du Hezbollah terroriste – a promis d’examiner la question – paroles, paroles – mais, surtout, a donné à la représentation palestinienne au Pays du Cèdre le statut d’ambassade.

L’Égypte rappelle son ambassadeur en Israël, convoque l’ambassadeur d’Israël eu Caire et exige des excuses sur fond de manifestations violemment anti-israéliennes

Côté égyptien, le déboulonnage d’Hosni Moubarak qui maintenait une paix froide avec Israël avait de quoi inquiéter. Inquiétudes justifiées, on le voit. En effet, selon l’agence de presse palestinienne Maan News, l’Égypte rappelle son ambassadeur en Israël « pour protester contre la mort de 5 policiers égyptiens à la frontière = entre l’Égypte et Israël = lors d’attaques contre des militants palestiniens » En réalité ces « militants » étaient des terroristes ayant participé aux attentats d’Eilat. Et les circonstances de leur mort ne sont pas claires. Côté israélien on évoque un échange de tirs entre Palestiniens et Égyptiens. Une enquête est ouverte . Pour apaiser les choses, Ehoud Barak a depuis dit que « Israël regrette la mort d’officiers égyptiens pendant l’attaque terroriste à la frontière entre l’Égypte et Israël. » Regrets, mais pas aveu de culpabilité tant que l’enquête conjointe proposée par Israël ne sera pas terminée.

Par ailleurs, l’ambassadeur d’Israël au Caire a été convoqué par le gouvernement égyptien qui exige des excuses pour les propos tenus par Ehoud Barak qui, lors des attentas perpétrés par des terroristes gazaouis passés par l’Égypte, avait déclaré que l’Égypte perdait le contrôle du Sinaï.

En effet, le Sinaï a été le théâtre d’opérations islamistes dirigées contre des forces de l’ordre et commissariats égyptiens ou contre un pipeline qui amène du Gaz en Israël – attaqué 5 fois entre février et juillet -. Des Islamistes avaient d’ailleurs profité des troubles de janvier pour s’évader de prison. Le tout sur fond de guerres de clans Une situation qui a provoqué l’envoi de troupes égyptiennes, avec l’accord d’Israël, pour tenter de rétablir l’ordre.

De plus, selon Al-Ahram, des centaines de manifestants « de toutes couleurs politiques » ont réclamé le départ de l’ambassadeur d’Israël devant l’ambassade israélienne au Caire, brûlant des drapeaux israéliens et demandant une réplique égyptienne forte, militaire, donc, persuadés qu’ils sont que des forces israéliennes ont tué les policiers égyptiens à la frontière. Les candidats à la présidence Amr Moussa et Hamdeen Sabbahi leur ont emboîté le pas, tout comme un ancien dirigeant des Frères musulmans. Mohamed ElBaradei, autre candidat, bien que protestant également a demandé une enquête plutôt qu’une riposte armée.

Manifestations à Alexandrie également

Mais, selon Al-Hayat, repris par Ynetnews, il semblerait que l’Égypte tenterait pourtant d’obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas

Au moment de la parution les tirs de roquettes – plus de 45 et un total de 80 pendant la journée de samedi et 500.000 personnes contraintes à se rendre dans des abris- et tentatives d’infiltration palestiniens se poursuivent, provoquant des répliques israéliennes...


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