Avi Pazner, un porte-parole du gouvernement Israélien, veut « tourner la page » Arafat

vendredi 12 novembre 2004

Israël veut « tourner la page » Yasser Arafat et espère rouvrir les négociations de paix avec « un nouveau leadership » palestinien, a déclaré vendredi matin sur RTL Avi Pazner, le porte-parole du gouvernement israélien.


« J’aimerais tourner la page de ce chapitre qui s’appelle Yasser Arafat et regarder vers le futur », a-t-il affirmé. « Maintenant avec ce changement, nous avons l’espoir (...) que, peut-être, nous pourrons reprendre un dialogue avec nos voisins palestiniens, avec un nouveau leadership ».

Avi Pazner a expliqué que l’Etat d’Israël ne serait « pas représenté officiellement au Caire », où se déroulent ce vendredi les obsèques militaires du président de l’Autorité palestinienne, décédé la veille en France.

Yasser Arafat « a été un partenaire du gouvernement israélien mais un partenaire qui a déçu. Alors qu’il avait la possibilité il y a quatre ans de recevoir d’Ehoud Barak, l’ancien Premier ministre israélien, un Etat palestinien, une grande partie de Jérusalem, il a refusé, il a fait le choix stratégique de la violence », a-t-il déploré.
Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement israélien s’est félicité du bon déroulement de l’après-Arafat. « Pour le moment, la transition semble se passer rapidement et dans le calme », a-t-il dit. « La façon dont ça s’est passé nous rend plus optimistes quant au futur ».

En ce qui concerne l’élection présidentielle qui doit avoir lieu d’ici deux mois, Avi Pazner a assuré : « Nous ferons d’un côté bien attention de ne pas nous mêler de ce qui ne nous regarde pas et d’un autre côté de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’il y ait des élections démocratiques ».

Interrogé sur une éventuelle préférence israélienne pour Mahmoud Abbas, le nouveau chef de l’OLP, Avi Pazner a répondu : « nous avons pris bien soin de ne pas désigner de préféré car (...) il serait défavorisé aux yeux des Palestiniens ».
« Nous n’avons pas de favori. Ce que nous espérons, c’est qu’il y aura un leadership palestinien qui arrête la violence, qui est prêt à engager un dialogue sérieux avec Israël, et que nous puissions tous ensemble renouveler le processus de paix », a-t-il poursuivi.

« Du moment que nous verrons une disposition sérieuse à combattre la violence et le terrorisme, il est possible aussi que dans ce cadre, le retrait de Gaza puisse se faire dans une certaine entente avec l’Autorité palestinienne ».


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