Israël rejette les « folles » accusations soudanaises

Par Herb Keinon - Jerusalem Post

mardi 10 août 2004

Selon l’ONU, depuis près d’un an et demi, près de 30 000 personnes ont été tuées. Le conflit a fait un million de déplacés et 2,2 millions de personnes manqueraient désespérément de nourriture, de médicaments et d’abris.


Israël n’a aucune intention de répondre aux « folles accusations » portées par le gouvernement soudanais, ont affirmé dimanche 8 août des officiels israéliens, suite aux déclarations de Karthoum selon lesquelles l’Etat hébreu soutiendrait les rebelles dans la région du Darfour.

Le ministre soudanais des Affaires étrangères Moustafa Osman Ismaïl a déclaré à des journalistes réunis au Caire que son gouvernement possédait des « informations confirmant les rapports des médias sur un soutien israélien [aux rebelles] ». Ismaïl, qui participe à une rencontre d’urgence des ministres arabes des Affaires étrangères sur la question de la crise du Darfour, a déclaré être « sûr que les contacts entre Israéliens et rebelles seraient révélés dans les prochains jours », a rapporté le Washington Post.

Selon des officiels israéliens, il ne s’agit que d’une nouvelle tentative de blâmer Jérusalem gratuitement. Le ministère des Affaires étrangères a d’ailleurs refusé de se prononcer sur la question.

Ismaïl a ajouté que l’ambassadeur israélien à l’ONU, Dan Gillerman, avait « entamé son discours sur la barrière israélienne en parlant du Darfour et de ce que les Arabes y font ». Le ministre soudanais a insisté sur le fait qu’Israël était « récemment devenu actif sur la question du Darfour sur plusieurs fronts, par sa présence active dans l’Erythrée voisin et par des missions diplomatiques actives ».

Le 30 juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies a donné 30 jours au gouvernement soudanais pour désarmer les milices arabes ou s’exposer à des pénalités économiques. Un accord doit être signé lundi entre Khartoum et l’ONU sur les mesures que doivent prendre les autorités soudanaises pour désarmer les milices arabes et d’autres groupes hors-la-loi, améliorer la sécurité dans la région et répondre à la crise humanitaire.

Selon l’ONU, depuis près d’un an et demi, près de 30 000 personnes ont été tuées. Le conflit a fait un million de déplacés et 2,2 millions de personnes manqueraient désespérément de nourriture, de médicaments et d’abris.


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