La Suisse sort de sa neutralité et dirige l’action tendant à détruire la clôture de sécurité anti-terroriste

samedi 24 juillet 2004

Au lendemain de la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies demandant à Israël de démolir la « barrière de sécurité » et chargeant la Suisse de conduire des consultations sur la question, la ministre helvétique des affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey, a assuré que la Suisse ferait « de son mieux » dans l’accomplissement de ce « mandat difficile ».


Mme Calmy-Rey s’est déclarée « soulagée » par ailleurs que la Suisse ne soit pas tenue d’organiser une conférence internationale sur ces fortifications, comme le demandait à l’origine le projet de résolution inspiré par la Ligue arabe. La ministre des affaires étrangères est en effet sceptique face à l’utilité d’une telle réunion, qui aurait probablement été boycottée par Israël et les Etats-Unis.

La résolution adoptée mardi par l’Assemblée générale des Nations Unies charge la Suisse, en tant qu’Etat dépositaire des Conventions de Genève, de conduire des consultations sur les moyens d’assurer un meilleur respect du droit international humanitaire dans les territoires occupés, de la part de toutes les parties. Berne devra ensuite faire un rapport.

L’Action pour une suisse indépendante et neutre (ASIN) reproche à Micheline Calmy-Rey sa politique étrangère « contraire à la neutralité » à propos du mur érigé par Israël en Cisjordanie. L’ASIN accuse la ministre de « se faire de la publicité à bon marché ».

D’une part, la Suisse s’est prononcée en faveur d’une résolution de l’ONU condamnant la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie et a ainsi pris position dans le conflit israélo-palestinien. D’autre part, la Suisse veut être active comme intermédiaire dans le conflit à la demande des Nations unies, affirme l’ASIN dans un communiqué diffusé vendredi.

Une politique étrangère aussi contradictoire est vouée à l’échec, estime l’ASIN. L’organisation exige de Mme Calmy-Rey et du Conseil fédéral qu’ils respectent la Constitution et que la politique extérieure de la Suisse soit fondée sur une stricte neutralité. Ceci "dans l’intérêt de notre pays et dans celui d’une politique pacifique


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