Le gouvernement veut dissoudre un groupuscule proche de Kémi Séba

Luc Bronner | Le Monde

samedi 23 mai 2009, par Desinfos

Le ministčre de l’intérieur a entamé, mercredi 20 mai, une procédure de dissolution de l’organisation « Jeunesse Kémi Séba » (JKS), un groupuscule proche du Mouvement des damnés de l’impérialisme (MDI), fondé par l’activiste noir Kémi Séba.


L'intérieur envisage de dissoudre les JKS au nom de la loi de 1936, sur les groupes de combat et milices armées, qui réprime la provocation à la haine et à la violence raciale ou religieuse. Des vidéos diffusées par le groupuscule incitaient les jeunes des quartiers à "prendre les armes" pour "éradiquer le sionisme" (Le Monde du 24 septembre 2008). De source policière, on estimait en 2008 que Kémi Seba, ancien chef du groupuscule Tribu Ka, dissout pour incitation à la haine raciale après une descente dans le quartier juif historique de Paris, rue des Rosiers en 2006, disposait d'un noyau de 80 militants sur l'Ile-de-France.

Les JKS sont décrites comme "un mouvement à vocation paramilitaire, voire sectaire" par les policiers qui surveillent leurs activités depuis leur émergence en septembre 2008. Ses membres prêtent serment et se plient à une charte interne les appelant à être solidaires "jusqu'à ce que mort s'ensuive". Le mouvement, dirigé par une jeune femme, Soumayya Fall, comprendrait une trentaine de membres actifs, presque exclusivement des Noirs. Il apparaît très hiérarchisé avec des "soldats", qui "exécutent les ordres" et des "capitaines", capables de faire preuve d'une "détermination maximale". Des fiches d'évaluation de chaque militant sont rédigées par les cadres. Ceux-ci portent des brassards noirs et verts lors de leurs meetings.
Les JKS se présentent comme des militants "anti-impérialistes" et "antisionistes". A plusieurs reprises, ses membres ont diffusé des vidéos incitant à la violence. Le 24 novembre 2008, des militants avaient été interpellés à Villiers-le-Bel (Val d'Oise) pour avoir distribué des tracts dénonçant "vingt ans de crimes impunis dans les camps de concentration qu'on nomme les quartiers populaires". Ils ont aussi été impliqués dans des incidents à Tours, en octobre 2008.


Les JKS ont réagi en appelant leurs sympathisants à accentuer "le combat", contre "un système qui n'a de cesse de vouloir museler, castrer, éliminer, les "rares" mouvements de résistance qui subsistent en son sein". A l'issue d'une phase contradictoire, le dossier devrait être transmis au conseil des ministres avant la signature d'un décret de dissolution.


Le Mouvement de Kemi Seba en cours de dissolution

Et une bonne nouvelle, une ! L’Actu Vue par JSS

Voici le communiqué des JKS (Jeunesses Kemi Seba)

Kemi Seba, président du MDI, réagira très prochainement sur cette mesure digne de l’ETAT d’APARTHEID.

Aujourd’hui, Mercredi 20 mai 2009, Soumayya Sekhmet Fall, responsable des « Jeunesses Kemi Seba » (JKS) a Ă©tĂ© convoquĂ©e auprès du Comissaire Divisionnaire Chef du District et Commissaire central d’Evry (91). Ceci pour lui notifier l’intention du gouvernement de proposer Ă  M. le PrĂ©sident de la RĂ©publique « le très cĂ©lèbre Nicolas Sarkosy » la dissolution du groupement de fait « Jeunesses Kemi Seba » (JKS) sur le fondement du 6° de l’article 1er de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privĂ©es.

Une dissolution qui serait justifiĂ©e par le fait que les « Jeunesses Kemi Seba » seraient, je cite :

” [...]un groupement provoquant Ă  la haine raciale ou Ă  la violence envers une personne ou un groupe de personnes en raison de son appartenance Ă  une ethnie, une nation, une race, une rĂ©ligion dĂ©terminĂ©e ou propageant les idĂ©es justifiant cette discrimination, haine ou violence…”

Il est quand mĂŞme nĂ©cessaire de rappeler que des « groupuscules » comme la Ligue de DĂ©fense Juive (LDJ) ou le BETAR qui sont de vĂ©ritables groupes armĂ©s, ayant Ă  leur actif plusieurs actions violentes, notamment envers des individus a cause de leur appartenance Ă  une race ou Ă  une rĂ©ligion donnĂ©e, n’ont jamais Ă©tĂ© inquiĂ©tĂ©s, avertis ou sanctionnĂ© par l’Etat.

Rappelez vous dernièrement (courant Mai 09), lors du procès du “Gang des Barbares”, la mère de Youssouf Fofana a Ă©tĂ© prise Ă  partie par une vingtaine de membres de ces « milices Ă©tatiques », mais aucune sanction, aucune mesure disciplinaire n’a Ă©tĂ© prise envers eux !! Est-ce Ă©tonnant !?..quand nous savons les intĂ©rĂŞts de ceux qui siègent Ă  la tĂŞte de ce gouvernement… Non !!

Cette demande de dissolution, qui compte tenue de la politique sécuritaire et de l’état militarisé et policier mis en place par le gouvernement Sarkosy est loin de nous surprendre.

Bien au contraire, ce dernier Ă©vènement vient encore rĂ©affirmer en nous et aux yeux de tous ceux douĂ©s d’un minimum de clairevoyance, qu’un système qui n’a de cesse de vouloir museler, castrer, Ă©liminer, les « rares » mouvements de rĂ©sistance qui subsistent en son sein, est un système dictatorial et donc un système Ă  abattre…

Cet évènement viendra encore une fois attester aux yeux des sceptiques mais aussi de ceux qui suivent et apprécient notre lutte depuis un certains temps, que les coups que nous portons à l’Etat au travers de notre combat ne sont pas vains.

Aussi, que si cet Etat « cynique » n’a de cesse de nous harceler par des arrestations, des procès, des tentatives d’intimidations et des dissolutions par dĂ©cret prĂ©sidentiel c’est que nous le gĂŞnons rĂ©ellement et ceci de la meilleure manière pour l’accomplissement de son plan d’aliĂ©nation et de domination des populations…

Les dernières déclarations du Ministre de l’Intérieur Michelle Alliot-Marie suite au récents évènements survenus dans la cité des 4000 à la Courneuve nous démontrent bien que le gouvernement Sarkosy veut, en manque de réponses concrètes au malaise social dans lequel est plongé la France, surfer sur les peurs donc sur le sentiment d’insecurité.

Le ministre de l’IntĂ©rieur l’a dit :
« il faudra de la fermetĂ© et de l’exemplaritĂ© dans les sanctions ».

Il s’avère que nous les « JKS » de part nos actions menĂ©es au sein des quartiers sensibles et notre proximitĂ© avec les problèmes que rencontrent les populations des banlieux ( violences policières, discriminations raciales…), sommes les cibles idĂ©ales des oligarques qui siègent dans les hautes sphères de cet Etat.

Malheureusement pour eux, nous ne sommes pas de ceux qui nous larmoyons ou qui rebroussons chemin à la première contre attaque de ceux que nous avons désigné depuis le début de notre parcours activiste comme étant nos ennemis.

L’habit de l’ennemi public est un habit qui nous va à ravir car c’est le vêtement que nous avons choisi de revêtir jusqu’à ce que ce système criminel soit éradiqué…

Nous remercions dĂ©ja le gouvernement du PrĂ©sident Sarkosy de nous remettre cette mĂ©daille d’honneur, dans le sentier du combat pour la vĂ©ritĂ©, la dignitĂ© et la justice. Et nous leur disons dĂ©ja d’avance que quelque soit la dĂ©cision prise par le « nabot-lĂ©on de naguy bosca », qu’ils pourront dissoudre notre mouvement, mais ils ne pourront jamais dissoudre notre volontĂ© vicĂ©rale d’éliminer tous ceux qui propagent l’injustice et la corruption sur la terre..

A bon entendeur, le combat s’accentue…

AFFAIRE A SUIVRE…

JKS


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