Nouvelle provocation d’Ahmadinejad à Genève

Jérôme Bouin (lefigaro.fr) Avec AFP et AP

lundi 20 avril 2009, par Desinfos

Malgré la mise en garde de Ban Ki-moon, le président iranien a déclaré que le gouvernement israélien était raciste, devant la conférence de l’ONU consacrée au sujet. Des propos qui ont aussitôt provoqué de vives réactions dont celle de Nicolas Sarkozy.


Des diplomates quittant la salle, des manifestants avec des perruques multicolores et des nez rouge de clown qui crient « raciste, raciste », les sièges des Etats-Unis, de l’Australie et des autres pays ayant boycotté le sommet désertés. L’intervention de Mahmoud Ahmadinejad devant la conférence de l’ONU sur le racisme aura été mouvementée lundi. Cela n’a pas empêché le président iranien de critiquer la création d’Israël après 1945, l’assimilant à un « gouvernement raciste ». « Après la fin de la Seconde guerre mondiale, ils (les Alliés, ndlr) ont eu recours à l’agression militaire pour priver de terres une nation entière sous le prétexte de la souffrance juive », a expliqué Ahmadinejad. « Ils ont envoyé des migrants d’Europe, des Etats-Unis et du monde de l’Holocauste pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupée », a-t-il affirmé.

Sans surprise, les déclarations du président iranien ont provoqué le départ de la salle du siège de l’ONU à Genève de plusieurs représentants européens. Ils avaient prévenu de leurs intentions au cas où le président iranien proférait « des accusations antisémites ». Celui-ci avait pourtant été mis devant ses responsabilités quelques heures auparavant par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Le patron de l’ONU l’avait mis en garde contre tout amalgame entre sionisme et racisme, rappelant que l’Assemblée générale de l’ONU avait adopté une résolution en ce sens.

Très rapidement, le président français Nicolas Sarkozy a condamné « totalement (le) discours de haine » de Mahmoud Ahmadinejad qu’il considère comme un « appel intolérable à la haine raciste ». Il a appelé à une « extrême fermeté » de l’UE. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères a lui dénoncé des propos « inacceptables » ajoutant qu’ »aucun compromis n’est possible » face aux déclarations anti-israéliennes du président iranien.


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