Durban II durcit ses positions

Tovah Lazaroff et Hilary Leila Krieger | Jerusalem Post édition Francaise

jeudi 16 avril 2009, par Desinfos

La nouvelle version du texte préliminaire de la conférence contre le racisme prévue la semaine prochaine à Genève serait pire encore que la précédente concernant Israël. « Le nouveau texte n’apporte aucune amélioration. Au contraire, il est pire que le précédent parce qu’il se réfère [à Israël] comme d’une occupation étrangère », explique l’ambassadeur israélien des Nations unies à Genève, Roni Leshno.


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En outre, dès le premier paragraphe, le nouveau texte reprend les conclusions de la conférence contre le racisme qui avait eu lieu à Durban en 2001, où Israël avait été mis au ban.
Israël et les Etats-Unis avaient quitté la conférence à cause de l’ambiance antisémite qui y régnait.

Israël, le Canada et l’Italie ont déjà prévenu qu’ils boycotteraient le prochain rassemblement de Genève surnommé Durban II.

Les Etats-Unis attendaient de voir la version du nouveau texte de la conférence avant de se prononcer définitivement. Après en avoir eu connaissance, des responsables de l’administration Obama ont contacté les leaders de la communauté juive, leur assurant que les changements effectués dans le texte de Durban II n’étaient pas suffisants pour permettre leur participation.

De son côté, le haut-commissaire aux droits de l’Homme Navi Pillay a accueilli positivement le nouveau texte de 17 pages qui confirme celui de Durban I.

Elle a exhorté tous les Etats à participer à la conférence : « Des vies sont en jeu », a-t-elle dit lors de la réunion du comité préparatoire de la conférence.

« L’avenir et l’espoir des victimes du racisme repose entre vos mains. En huit ans [depuis la conférence de 2001], les mesures anti-raciales n’ont pas réussi à faire reculer les pratiques discriminatoires et l’intolérance des débris répugnants de l’histoire. »

« Les objectifs de la déclaration et du programme d’action de Durban n’ont pas été atteints. Cette réalité devrait nous inciter à trouver un terrain d’entente sur la lutte contre le racisme. Pour parvenir à ce but, les outils exposés dans la déclaration et le programme d’action sont à portée de main si nous restons attachés à ces objectifs », estime Pillay.


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