La révolte gronde ! Le projet d’un gouvernement d’union nationale est-il vraiment enterré ?

Rebecca Anna Stoil | Jerusalem Post édition Francaise

dimanche 1er mars 2009, par Desinfos

Tzipi Livni a indiqué son refus définitif de participer à l’équipe dirigée par Binyamin Netanyahou. Mais les hésitations du numéro 2 de Kadima, Shaul Mofaz, et le leader travailliste, Ehoud Barak,laissent espérer que la perspective d’un gouvernement élargi est encore possible. Les représentants du Likoud ont enclenché, ces derniers jours, un intense lobbying auprès du parti travailliste. Avec une promesse alléchante : la moitié des députés pourrait recevoir un portefeuille ou un poste d’adjoint.


Les membres du Likoud ont, par ailleurs, souligné qu’Ehoud Barak est taillé pour le poste de ministre de la Défense du fait de la menace grandissante iranienne.

« Dans les jours prochains, Barak pourra dire que durant une période charnière comme aujourd’hui, il est irresponsable de confier uniquement à Netanyahou et à son gouvernement de droite le futur d’Israël, a confié un proche d’Ehoud Barak, avant d’ajouter » Il n’est pas prêt pour l’instant à dire cela mais les pressions vont s’accroître dans les prochains jours. Le réalisme commande de nous joindre au gouvernement de Netanyahou au bout du compte. Mais en attendant, nous devons rester prudent."

De l’autre côté de la table, des sources au sein du Likoud concèdent que Netanyahou préférerait gouverner avec le parti travailliste plutôt qu’avec Kadima tout en ayant conscience qu’il sera dur pour Barak de convaincre les 13 députés de son parti de rejoindre la coalition.

Le cas Mofaz est également à l’étude au sein du Likoud. Netanyahou espère toujours que le numéro 2 de Kadima amène Livni à créer une équipe de négociation pour rejoindre la coalition.

Mofaz entend proposer cette alternative durant la réunion interne du parti lundi. Certains de ses membres, en particulier les anciens ministres, ne veulent pas rejoindre le camp de l’opposition.

« Ce que le Likoud propose est une bonne base de négociation », a déclaré Mofaz, ce week-end. « Les gens espèrent l’unité et avant de fermer la porte, nous devons essayer de trouver un terrain commun avec le Likoud. »

Néanmoins, pour Tzipi Livni, l’affaire semble entendue. Kadima sera la principale force d’opposition. Selon elle, un gouvernement d’unité nationale aurait été possible si le Likoud s’était engagé sur la question d’un Etat palestinien et de la réforme électorale.


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