La Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste

Radio glassrbije (Serbie)

mercredi 28 janvier 2009, par Desinfos

Voir en ligne : http://glassrbije.org/

La Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste est marquée, le 27 janvier, dans le monde entier, notamment, dans les pays européens, qui ont survécu au calvaire de la Seconde guerre, qui a fait 53 millions de victimes, dont 31 millions de civils. Certains peuples étaient sur le point d’être entièrement exterminés. Les plus grandes victimes de l’idéologie nazie furent les Juifs, puis les Roms et les Slaves, notamment, les Polonais, les Serbes et les Russes.


Six millions de Juifs et 1,2 millions de Roms dans les régions des pays occupés sur le vieux continent ont disparu dans l’extermination systèmatique de l’Allemagne nazie et des autres membres de l’Axe. Dans l’Etat croate indépendant – une création nazie fantoche, qui englobait aussi la Bosnie-Herzégovine d’aujourd’hui, les communautés juive et rome ont été pratiquement exterminées alors que près de 700 000 Serbes ont trouvé la mort dans les camps de concentration.

L’Assemblée générale de l’Onu a établi le 1er novembre 2005 – la Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste, dans l’année où le monde marquait les six décennies de la libération d’Auschwitz. Les camps de concentration ’’Auschwitz’’, ’’Dachau’’, ’’Birkenau’’, ’’Mauthausen’’, ’’Jasenovac’’, ’’Majdanek’’et ’’Treblinka’’, où l’idéologie d’Hitler était mise en oeuvre, furent les plus terribles.

Aujourd’hui, le monde se voit confronté au fait que l’antisémitisme n’est toujours pas erradiqué et qu’il nécessite d’une lutte permanente contre la haine raciale, religieuse et tout autre forme de non tolérance. Selon les informations de l’Agence juive, depuis le début de l’année, il y a eu 250 incidents antisémites dans le monde entier par rapport à 80 en 2008, au cours de la même période.

A l’occasion de la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste, le Conseil de l’Europe a communiqué que la partie cruciale de la campagne contre la haine raciale consistait à informer les jeunes générations de l’Holocauste afin qu’elles puissent se protéger à l’avenir contre un tel sort.

Le Président de la République de Serbie, Boris Tadic a déclaré, à cette occasion, que le monde ne devait plus jamais permettre le calvaire de millions d’innocents pour la seule raison qu’ils appartiennent à une autre religion ou nation. ’’Nous commémorons toutes les innocentes victimes des crimes nazis et, tournés vers l’avenir, construisons un monde meilleur où il n’y aura plus jamais d’holocauste’’, a dit le Président Tadic.

Il a rappelé que le peuple serbe n’avait jamais été antisémite et que l’Etat de Serbie s’était toujours engagé à commémorer les victimes de l’Holocauste. La Constitution de la Serbie garantit les libertés, les droits de l’homme et les droits des minorités, interdit toute forme de discrimination, de haine éthnique et religieuse, de même qu’elle garantit le droit au maintien des spécificités et au développement de l’esprit de tolérance, a mis en vedette M. Tadic.

La Serbie a également commémoré les victimes des raffles des fascistes hongrois à Novi Sad. Du 20 au 22 janvier, cette ville a été le hôte de l’un des plus importants séminaires, consacré à l’Holocauste. A cette occasion, le directeur du Centre ‘’Vizental’’, Efraim Zurof a été proclamé citoyen d’honneur de Novi Sad et décoré d’une médaille pour ses engagements à ce que le criminel de guerre, Shandor Kepiro soit livré à la Serbie.

C’est par le dépôt de couronnes de fleurs au monument aux victimes du génocide dans la Seconde guerre, à l’emplacement de l’ancienne Foire de Belgrade, qu’a été marquée la Journée internationale de commémoration des victimes de l’Holocauste. Le ministre serbe de l’Education, Zarko Obradovic a soulevé le rôle et la contribution de la Serbie à la lutte contre le fascisme et a rappelé le calvaire des Serbes, des Juifs et des Roms dans les camps de concentration ‘’Jasenovac’’, ‘’Sumarice’’, ‘’Kraljevo’’, ‘’Banjica’’, ‘’Sajmiste’’et ‘’Jajinci’’. ‘’Nous avons l’obligation, envers les futures générations, envers chacun, de faire apprendre et comprendre la tolérance et les spécificités’’, a communiqué le Ministère serbe des Droits de l’homme et des Minorités.


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