Assemblée Euromed : le processus de paix au Proche-Orient au centre des débats de la session plénière de l’APEM en Jordanie

APEM

mercredi 15 octobre 2008, par Desinfos

« La dynamique entamée à Annapolis a permis aux Israéliens et aux Palestiniens de renouer le dialogue et doit se poursuivre », a déclaré le Président Pöttering, lors de la réunion extraordinaire de l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM) sur le processus de paix au Proche-Orient, qui s’est tenue les 12 et 13 octobre en Jordanie. L’Assemblée demande par ailleurs aux ministres des affaires étrangères Euromed de reconnaître officiellement l’APEM dans l’Union pour la Méditerranée.


« Le processus de paix initié à Annapolis a permis aux Palestiniens et aux Israéliens de parler à nouveau ensemble et, malgré certains revers, de poursuivre le fil du dialogue », a souligné le président du Parlement européen et président en exercice de l’APEM. Selon M. Pöttering, deux obstacles se dressent toujours sur la route d’une solution au conflit au Proche orient : « l’extension permanente des colonies, qui sape le moral des Palestiniens » dans le processus de négociations entamé en novembre 2007 aux Etats-Unis, et « la liberté de circulation des Palestiniens, qui demeure extrêmement limitée » et empêche tout investissement et toute relance de l’économie palestinienne.

Les pays de l’APEM fournissent à eux seuls 60% de l’aide totale aux Palestiniens. Le président du PE a estimé qu’il fallait « empêcher qu’une certaine lassitude, voire un désintérêt pour le sort des Palestiniens » s’emparent de ces importants bailleurs de fond. Il a aussi jugé « inacceptable que les fruits de la solidarité financière soient anéantis à la suite d’opérations militaires ou pour des raisons de sécurité, fussent-elles légitimes ».

En prévision du Conseil des ministres des affaires Euromed de l’UE, qui se tiendra les 3 et 4 novembre à Marseille (France), l’APEM a adopté une déclaration regrettant que le soutien financier international dégagé lors de la conférence des donateurs de décembre 2007 ne se soit toujours pas traduit par une reprise économique dans les territoires palestiniens. L’Assemblée encourage les Parlements « dont les gouvernements sont contributeurs à évaluer l’impact des fonds octroyés aux projets de développement » des territoires palestiniens.


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