Guilad Shalit : négociations bloquées

israel-infos

mardi 14 octobre 2008, par Desinfos

Selon des informations diffusées dans l’édition de lundi du quotidien arabe Al-Khayat, qui paraît à Londres, et qui se fondent sur des sources diplomatiques égyptiennes, les tentatives de relancer les négociations entre l’Etat hébreu et le Hamas, pour parvenir à la libération de Guilad Shalit, en échange de celle de détenus palestiniens, ont « complètement échoué ».


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Le journal indiquait que cet échec est imputable à la « méfiance d’Israël, qui a l’impression que depuis l’échange avec le Hezbollah », au cours duquel le Parti de Dieu a restitué les corps des deux militaires enlevés en 2006, Eldad Réguev et Ehud Goldwasser, contre Samir Qountar et d’autres libanais impliqués dans des attaques contre des civils israéliens, « le Hamas a décidé de durcir ses exigences ».

Simultanément, des représentants du Hamas ont déclaré au quotidien arabe londonien Asharq al-Awsat, que « c’est en raison de la situation politique instable en Israël que les pourparlers sont bloqués ».

Société

Pérès à Akko

Le président israélien, Shimon Pérès, s’est rendu, lundi matin, dans la ville d’Akko, dont il avait appelé à plusieurs reprises, la semaine dernière, les habitants «juifs et musulmans», à «cesser immédiatement les violences pour reprendre une coexistence pacifique basée sur le respect mutuel».
Accompagnés des deux grands rabbins d’Israël, Shlomo Amar et Yona Metzger, le président Pérès a été reçu par le maire, Shimon Lankry, avant de s’entretenir, dans les locaux de la municipalité dont la protection avait été renforcée, alors que le calme ne fait que revenir lentement dans la ville, avec les responsables des communautés juive et arabe, et plusieurs dignitaires religieux qui ont déclaré vouloir s'engager, et prendre part aux efforts actuellement déployés afin restaurer l'entente inter-communautaire..


Etranger

El-Maliki : "Les anglais doivent sortir d'Irak"

Le Premier ministre irakien, Nouri el-Maliki, a déclaré dans un entretien accordé au Times londonien, et publié lundi matin, que «le temps est venu pour les forces de britanniques de quitter le sud de l’Irak».
Selon le chef du gouvernement irakien, les contingents anglais ont parfaitement démontré leur «inefficacité», et leur présence dans ces régions n’améliore en rien l’atmosphère sécuritaire qui y règne.
El-Noualiki a toutefois admis que certaines «unités spéciales» de l’armée anglaise pourraient «se maintenir sur le territoire national», afin d’y assurer l’entraînement et la formation de militaires irakiens, et de les initier à de «nouvelles technologies».

"Colère" de l'Iran contre la Grande-Bretagne

Le vice-président iranien, Mahadi Safari, a convoqué lundi matin, l’ambassadeur de Grande-Bretagne en poste à Téhéran, pour exprimer la «colère» de son pays, après la libération, en Angleterre, du cinquième (et dernier) détenu et ancien membre du groupe armé d’opposants au régime des Mollahs qui avait tenté de prendre le contrôle de l’ambassade d’Iran à Londres, en 1980, et retenu en otages vingt et une personnes, avant d’en abattre deux à «titre d’avertissement» et d’exiger des Gardiens de la révolution qu’ils relâchent plusieurs dizaines de dissidents emprisonnés en Iran.
Selon les médias anglais, l’homme «libéré» par les autorités s’appelle Faouzi Najad, et doit en fait quitter sa cellule «dans les jours à venir», après y avoir purgé une peine de vingt sept ans.
Aujourd’hui âgé de cinquante ans, il a déclaré à un journaliste, qui a pu s’entretenir avec lui par téléphone, que le pouvoir du président Mahmoud Ahmadinejad est un «pouvoir illégitime».

Un soldat britannique accusé d'espionnage

Nouvel incident diplomatique entre la République islamique d’Iran et l’Angleterre : un soldat anglais, d’origine iranienne, est accusé d’avoir noué des liens, alors qu’il séjournait en compagnie de son unité en Afghanistan, avec des agents du régime des Mollahs, pour lesquels il a accepté de travailler afin de «protéger le pays de la Révolution contre les complots racistes de l’Occident».
Selon les enquêteurs, c’est en effectuant son travail de traducteur que le militaire s’est senti «humilié» par la discrimination xénophobe, le mépris et la haine dont il a été victime, ainsi qu’il l’a déclaré lors des interrogatoires.
Il a notamment indiqué n’avoir eu droit au «moindre avancement», en raison de sa religion, ce qui l’aurait incité à se tourner vers des représentants locaux du gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad, et à leur proposer ses services.


Monde arabo-musulman

Nassrallah a désigné son successeur

Selon une information diffusée dans la presse iranienne de dimanche, la direction du Hezbollah vient de désigner l’homme qui succédera à Hassan Nassrallah, «si celui-ci est éliminé par les sionistes».
De nombreuses sources indiquaient que le «remplaçant éventuel» de l’actuel leader du Parti de Dieu a pour nom Asham Safi a-Din, lequel compte depuis déjà longtemps parmi les principaux responsables des milices chiites pro-iraniennes.
Plusieurs quotidiens de Téhéran, qui rappelaient que Nassrallah lui-même a succédé à Abbas Moussaoui, Secrétaire général du Hezbollah liquidé par Israël en 1992, soulignaient par ailleurs qu’en divulguant son identité, le mouvement islamiste a voulu adresser un «avertissement à l’entité sioniste» : «Même si vous abattez notre chef, le cheikh Hassan Nassrallah, notre organisation ne s’en trouvera pas ébranlée pour autant, et continuera à résister contre l’occupation en utilisant tous les moyens qui sont à sa disposition».
Les photos de Safi a-Din publiée dans les médias iraniens, et reprises dimanche après-midi en Israël, montrent qu’il s’agit d’un véritable sosie de Nassrallah, ce qui a également pu «influencer le choix qui s’est porté sur sa personne».


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