Israël accuse la Syrie de relancer son programme nucléaire

L’Orient-Le Jour

vendredi 3 octobre 2008

Un an après les frappes aériennes israéliennes contre un site militaire en construction au cœur de la Syrie et considéré par l’État hébreu comme une installation nucléaire, Israël s’inquiète de nouveau d’une relance du programme nucléaire syrien, selon un rapport publié par le quotidien Asharq al-Awsat et repris hier par les journaux israéliens.


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En effet, selon de sources militaires israéliennes, les aspirations du président syrien Bachar el-Assad à se doter d’un programme nucléaire militaire n’ont pas disparu. Au contraire, Damas a redoublé ses efforts pour développer ses capacités nucléaires.
Ces mêmes sources affirment que depuis le raid aérien sur le complexe d’el-Kibar, qui abritait, selon les Israéliens et les Américains, un réacteur nucléaire, la Syrie a changé de stratégie. Ainsi, le régime de Damas a entamé un nouveau programme nucléaire semblable au modèle iranien et qui consiste à la construction simultanée de plusieurs bases disséminées à travers le pays.

Selon le rapport publié par le quotidien arabe basé à Londres, les nouvelles installations sont également construites grâce au soutien de la Corée du Nord. En plus, le mois dernier, un groupe d’experts iraniens sont arrivés en Syrie et se sont joints au projet.

Les militaires israéliens affirment que leur pays ne restera pas les bras croisés. Ces mêmes sources estiment que le raid aérien contre le site présumé, l’assassinat du général Mohammad Sleimane début août et le dernier attentat à la voiture piégé qui a coûté la vie à 17 , dont un haut responsable syrien lié au programme nucléaire syrien, prouve qu’Israël ne permettra pas le développement d’un tel programme considéré comme une ligne rouge à ne pas dépasser.

Sur un autre plan, « la République islamique d’Iran a officiellement renoncé à sa candidature à un siège au conseil des gouverneurs de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) pour favoriser la candidature de la Syrie », a déclaré Ali Asghar Soltanieh, représentant de l’Iran auprès de l’agence, dans une interview donnée à Vienne à al-Alam, une chaîne publique iranienne dont les programmes sont en arabe. La Syrie et l’Iran étaient candidats pour le siège au conseil des gouverneurs de l’AIEA laissé vacant par le Pakistan, arrivé en fin de mandat.


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