Le chef du Hamas en exil Khaled Mechal a affirmé samedi que le "Mouvement de la résistance islamique" était prêt à accepter la proposition égyptienne d’un cessez-le-feu de six mois avec Israë l, mais qu’il ne s’agirait que d’une "tactique" dans la lutte du mouvement contre Israë l.
Dans un entretien à la chaîne panarabe Al-Jazira, Khaled Mechal a expliqué que l’Egypte avait proposé un cessez-le-feu de six mois entre Israë l et les dirigeants du Hamas dans la Bande de Gaza.
Il a affirmé que le Hamas était prêt à l’accepter, mais a ajouté : "Il s’agit d’une tactique dans la conduite de la lutte (...) Il est normal pour tout mouvement de résistance opérant dans l’intérêt de son peuple de parfois d’intensifier la lutte et parfois de battre légèrement en retrait (...) La bataille sera menée de cette manière et on connaît le Hamas pour cela".
Khaled Mechal a également prévenu d’une explosion de violence à Gaza si Israë l rejetait la trêve.
Jeudi, l’agence de presse égyptienne MENA avait rapporté que le Hamas avait proposé de respecter un cessez-le-feu de six mois avec Israë l et qu’il cesserait d’encourager le lancement de roquettes contre Israë l si, dans le même temps, Israë l levait son blocus de la Bande de Gaza.
Cette annonce était intervenue au terme de toute une journée de réunions à huis-clos entre le chef des services de renseignement égyptiens Omar Suleiman, qui sert de médiateur entre le Hamas et Israë l, et l’homme fort du Hamas Mahmoud Zahar.
Lundi, Khaled Mechal avait annoncé que le mouvement palestinien proposait une trêve de dix ans valant reconnaissance implicite d’Israë l si Israë l se retirait des territoires "occupés" depuis la guerre des Six-Jours de 1967. Selon lui, le Hamas est prêt à accepter la création d’un Etat palestinien comprenant la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem est (territoires annexés par Israë l en 1967), et laissé entendre qu’il tolérerait un Etat israélien sur le reste des territoires "occupés" par Israë l depuis 1948 et sa création.