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La "France ne renoncera pas àla libération de Gilad Shalit" (Dati)
France Info - AFP
Article mis en ligne le 30 octobre 2008

La ministre de la Justice Rachida Dati a assuré mercredi àVérargues, près Montpellier, que la "France ne renoncera pas àla libération de Gilad Shalit", détenu depuis 2006 dans la bande de Gaza par le mouvement palestinien Hamas.

"La position de la France est particulièrement claire : le soldat franco-israélien (Gilad Shalit) doit retrouver la liberté. C’est une exigence de justice. Croyez-bien que la France ne renoncera pas àla libération de Gilad Shalit", a déclaré la ministre invitée d’honneur du dîner annuel de la délégation du Languedoc-Roussillon du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Mme Dati répondait au président du Crif Languedoc-Roussillon, Hubert Allouche, qui, dans son discours, l’interrogeait sur le rôle que la France pouvait jouer pour la libération de M. Shalit.

Questionnée sur "le racisme et l’antisémitisme qui continuent àse propager", la garde des Sceaux a dit : la "France est un des pays les plus répressifs au monde" contre l’antisémitisme. "Quand on agresse un juif parce qu’il est juif, c’est la République et tous ses citoyens qui sont agressés. Il n’y a pas de justification àchercher. C’est exactement la même chose quand deux jeunes d’origine maghrébine se font tirer dessus àAjaccio", a-t-elle souligné.

"Depuis juin 2007, 277 infractions àcaractère antisémite ont été signalées en France sur les cinq millions de procédures transmises àla justice chaque année. C’est peut-être peu mais c’est beaucoup trop...A chaque fois, j’ai demandé aux tribunaux de faire preuve de la plus grande sévérité", a déclaré Mme Dati. Elle a notamment assuré que la justice "mettait tout en oeuvre" pour retrouver les auteurs des tags racistes et antisémites découverts au collège René Cassin d’Agde (Hérault) début septembre et les punir avec "la plus grande fermeté".