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Merci petit Jésus ?

Par Salomon Pardess © Metula News Agency

samedi 27 décembre 2003
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Dans son message de Noël 2003, Monseigneur Sabbah, l’illustrissime Patriarche Latin de Jérusalem, a tenu à dénoncer la barrière de sécurité en ces termes : « Le mur de séparation qui est en train de se construire est une mesure qui éloigne la paix et la renvoie jusqu’à ce que ce même mur tombe, et avec lui tombent les rancunes dans les coeurs, et cesse l’effusion du sang, et que tous redisent avec le psalmiste : »Affranchis-moi du sang, Dieu de mon salut, et ma langue acclamera ta justice« (Ps 50,16). »

Quelques jours plus tard, ce jeudi 25 décembre, jour de Noël, un attentat-suicide causait la mort de quatre israéliens à Petah-Tiqvah, près de Tel-Aviv.

Merci petit Jésus ?

Dans la traduction que je possède, imprimée en Angleterre par Waterlow and Sons Limited, Dunstable et Londres, je lis en Ps 51, 16 (et non 50) : « Délivre-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu de mon salut ! Alors, ma langue célèbrera ta justice ».

« Délivre-moi du sang versé », et non du « sang », dit le texte. Il ne s’agit pas du « sang » en général, « mais du » sang versé « . Or, la barrière de sécurité a justement pour fonction de mettre un obstacle - imparfait - on l’a encore vu récemment (on le verra vraiment lorsque ce mur sera terminé, pour le moment, il est beaucoup plus incomplet qu’imparfait Ndlr.), mais un obstacle conséquent aux buveurs du sang juif que sont le Hamas, le FPLP et autre Brigade des Martyrs d’El-Aqsa. Mais, c’est pourtant cette barrière que Monseigneur Sabbah, qui prétend comprendre le besoin de sécurité desIsraéliens, qualifie de » mur de séparation ", pour mieux discréditer sa fonction de pare attentats.

Voudrait-il plus de sang qu’il serait servi…

Anathème dira-t-on. Mais a-t-on assez lu son message et ce qu’il affirme ?

« Dans cette terre, les chefs disent paix, et ils font la guerre ».

De qui parle-t-il, si ce n’est de l’Etat d’Israël et pas de l’Autorité Palestinienne, puisqu’il écrit : « La parole du prophète s’applique bien à notre temps :  »Ils égarent mon peuple en disant ’Paix’ alors qu’il n’y a pas de paix« (Ez 13,10 ; Jer 6,14). Notre vie continue en effet à être soumise à l’occupation, à la violence, à l’humiliation de la personne humaine, à la peur et à l’insécurité ».

Alors, que ne s’adresse-t-il donc aussi à Yasser Arafat, et pas seulement à Ariel Sharon, en lui disant, par exemple : « signez l’Accord de Genève et d’ici quelque mois, Sharon sera obligé de le signer »… Mais cela ne peut lui venir à l’idée ?.

Pourquoi ? Parce que son point de vue sur le peuple palestinien est angélique. Pour lui, le peuple palestinien veut la paix. Les terroristes du Hamas et du FPLP ont beau se multiplier, qu’à cela ne tienne, ils sont une réalité virtuelle au sein d’un peuple amoureux des fleurs des champs.

Idem pour « les diverses initiatives qui invitent à la paix et au changement de l’attitude officielle, (et qui) disent que les deux peuples veulent la paix et que la paix est possible. »

En effet, de quelles initiatives parle-t-il ? De l’Accord Ayalon - Nusseibeh, totalement passé sous silence par les grands de ce monde, parce que précisément il se nourrit d’une base populaire, sur fond de pétition, ou plutôt de « l’Accord de Genève », cette grande entreprise d’auto déculpabilisation de l’ex-ministre israélien de la justice, Yossi Beilin, et de l’ex-ministre palestinienne l’information, Yasser Abed Rabbo, qui ne représentent qu’eux-mêmes et qui, surtout, cherchent à effacer leur attitude irresponsable devant la provocation organisée par l’Autorité Palestinienne qui a eu lieu le 30 septembre 2000 à Netzarim ?

Fort heureusement, certains évêques ont une vraie conscience morale. Ainsi Mgr Wilton D.Gregory, évêque de Belleville, Président de la Conférence des Evêques catholiques des Etats-Unis, qui, le 10 avril 2002 , tout en exigeant l’application intégrale de l’Accord fondamental entre le Saint-Siège et l’Etat d’Israël (DC 1998, n° 2173, p.8-11), exige que les dirigeants palestiniens « renoncent clairement et sans équivoque à la violence terroriste ».

Le 9 novembre dernier, le Pape Wojtyla a procédé à l’ordination épiscopale de Jean-Baptiste Gourion, comme évêque auxiliaire de Jérusalem. On peut espérer que « le retour de sa partie juive au sein de l’Eglise » ? contribuera à mettre un bémol aux déclarations partisanes de Monseigneur Sabbah qui discréditent la position du Vatican vis-à-vis du conflit israélo-palestinien.



Notes

 ? Voir l’article de Sami el-Soudi « Camp David III [ici] »
In La documentation catholique, 5 mai 2002, n° 2269.
 ? Hubert Vandenberghe, in France Catholique, n°2907, 5 décembre 2003


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