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Il doit partir, il va partir

Par Jean Tsadik © Metula News Agency

lundi 24 mai 2004
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Ce matin, la radio officielle ainsi que les quotidiens israéliens ont rendu publique l’information que nous communiquait Sami el-Soudi voici trois mois, dans son papier « Pas si unilatéral, ce retrait » .

L’info concerne les tractations intensives qui ont lieu entre le gouvernement de Jérusalem et Mohamed Dahlan, l’ex-chef de la sécurité intérieure palestinienne, limogé par Yasser Arafat. Les négociations se déroulent en direct entre les intéressés mais elles jouissent, de plus, d’un soutien très actif de la diplomatie américaine, des services spéciaux égyptiens et jordaniens et, c’est là peut-être la nouveauté, de personnalités influentes de l’Autorité Palestinienne.


Le premier vrai premier ministre palestinien ?


Si le motif principal des discussions n’a pas changé depuis l’article d’el-Soudi, et qu’il s’agit toujours d’établir les modalités du transfert de la bande de Gaza des Israéliens à Dahlan ainsi que de la coordination de la neutralisation des organisations terroristes selon les termes de la Carte Routière, les pourparlers ont connu ces jours une extension capitale. En fait, il s’agirait maintenant de procéder également à la nomination de Dahlan au poste de 1er ministre, en remplacement d’Ahmad Qureï. Le plan qui s’ourdit prend même des allures de conspiration, puisqu’il prévoit, en outre, la mutation, de gré ou de force, d’Arafat au poste à créer de président honorifique et le transport de ses privilèges gouvernementaux actuels vers la fonction de 1er ministre.

Le putsch, ou révolution de palais, dont les notables palestiniens discutent depuis des mois et dont el-Soudi avait aussi décrit les balbutiements aux lecteurs de la Ména, est ressenti par les conspirateurs comme une mesure de plus en plus urgente. Cette urgence faisant suite à la dégradation de l’état de santé physique et mentale de l’occupant de la Moukata de Ramallah ainsi que de son entêtement à empêcher que son Intifada ne soit interrompue au profit des dispositions prévues par la Carte Routière.

Lors de conversations que j’ai eues ce matin avec des personnes de l’entourage de Dahlan, j’ai entendu leur inquiétude face à la publicité faite en Israël aux discussions en cours. « Dans l’état actuel des choses, il n’y a pas de meilleure manière de griller Mohamed aux yeux des Palestiniens, que de parler de sa future collaboration avec les Israéliens et les Américains » m’ont affirmé ces sources et d’ajouter : « Pendant que la presse palestinienne exagère les dégâts de votre opération à Rafah, ces indiscrétions vont faire passer Dahlan pour un traître ! »

Il est certain que nombre d’analystes partagent les préoccupations de Dahlan et considèrent avec souci l’incontinence informationnelle systématique des ministres israéliens. Mais ces indiscrétions ont-elles le pouvoir de faire échouer la conjuration ? On peut en douter, même si elles ne facilitent pas les choses ; les intentions de l’Administration US, de la Grande-Bretagne et de plusieurs autres capitales européenne - cependant que la France de Jacques Chirac conforte Arafat - des Etats arabes limitrophes du conflit, associés en la circonstance à des acteurs palestiniens de premier rang, nous semblent imparables. Ces intentions sont directement à mettre en relation avec les propos allant dans le même sens, tenus la semaine dernière par le roi de Jordanie au New York Times et parus dans Al-Hayatt à Londres. Les concours de circonstances n’existant pas dans ces situations.

Le principal intéressé n’est d’ailleurs pas dupe de se qui se trame, puisqu’il a déclaré ce matin, par Jibril Rajoub interposé, qu’un retrait unilatéral effectué par Tsahal sans concertation avec l’Autorité Palestinienne - lisez Yasser Arafat - n’apporterait ni la paix ni la sécurité à l’Etat hébreu.

Mais personne ne parle de retrait sans concertation. Ni le Caïre et Aman, qui vont former des unités palestiniennes au maintien de l’ordre après le départ de Tsahal. Ni Dahlan, qui tient ses quelques 5’000 hommes, entraînés et équipés par les Américains, en dehors de toute confrontation avec Israël.

Comment, non plus, ne pas voir un sérieux coup de main israélien - légitimement intéressé - au successeur d’Arafat, dans l’élimination de ses pires concurrents qu’étaient le Cheikh Yacine et Rantissi ? Pourquoi ignorer que le rebouchage des tunnels de Rafah aurait aussi été une mission hyper délicate à effectuer pour Mohamed Dahlan, sur les semelles des soldats israéliens quittant le sud de la bande de Gaza ?

La semaine dernière, Ahmad Qureï a rencontré des hauts émissaires des gouvernements américain, anglais et jordanien. Il a mentionné à leurs oreilles qu’Arafat le privait de toute autorité et qu’il se sentait ainsi totalement impuissant à infléchir le désastre du blocage du processus de paix par son patron et de toutes les réformes, urgentissimes, dont a besoin l’entité de Palestine si elle entend devenir un Etat. Qureï leur a dit qu’il envisageait de démissionner depuis de longues semaines. D’après ce que nous en savons à Métula, l’actuel 1er ministre ne serait pas opposé du tout à son remplacement par Dahlan, surtout si ce changement est accompagné de la mise à la retraite du raïs, de la réintégration des Palestiniens au processus international et du début des réformes.

A l’heure de conclure cet article, le général Omar Suleiman, chef des services secrets égyptiens, doit arriver à la Moukata. Il y vient demander à son hôte d’avoir l’obligeance de faire sa révérence et de permettre ainsi à la région de reprendre sa marche vers la paix et l’anéantissement du terrorisme qui est incompatible avec elle. Toujours d’après nos sources, Suleiman, qui viendra ensuite rapporter la réponse d’Arafat à Jérusalem, ne serait pas mandaté par le Président Moubarak pour accepter une réponse négative.


Le gén. égyptien Omar Suleiman : Prier Arafat de partir


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