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Crimes de guerre et crimes de propagande

Ben-Dror Yemini | 10 janvier 2009

vendredi 30 janvier 2009
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« Nous allons conquérir Rome puis toute l’Europe. Lorsque nous en aurons fini avec l’Europe, nous irons conquérir les deux Amériques, sans oublier non plus l’Europe de l’Est » . L’orateur – avide de tant de territoires – poursuit en affirmant que tous les Juifs doivent être annihilés.

La voix d’Hitler, les mots d’Hitler, sauf que ces paroles ont été prononcées par le Docteur Yunis al-Astal, du Hamas, membre du parlement palestinien. Le docteur al-Astal et d’autres dirigeants palestiniens ne cherchent pas à cacher leurs opinions touchant l’extermination des Juifs et la domination du monde par l’Islam radical. Leurs discours, rapportés chaque fois que ces personnages apparaissent sur les écrans de télévision du Hamas, sont disponibles sur les sites Internet MEMRI et PMW, en hébreu, en anglais et dans d’autres langues, pour tous ceux qui veulent connaître la vraie nature du Hamas.

L’OTAN aussi a commis des erreurs

Les réfugiés croyaient avoir trouvé un abri. Ils se trompaient. Le raid aérien n’épargna pas leurs vies. Plus de cent d’entre eux moururent. Ce n’est pas là le récit d’un bombardement tragique d’une école de Gaza, mais celui du bombardement de Korisa, dans l’ancienne Yougoslavie. Ces raids furent effectués par des avions de l’OTAN. Et ceci arriva voilà moins de dix ans, le 13 mai 1999. On peut citer d’autres exemples. Le 12 avril, des avions de l’OTAN tuèrent – par inadvertance bien entendu – douze civils. Le 14 avril, ils tuèrent 70 réfugiés. Le 27 avril, seize autres réfugiés furent tués. Le 1er mai, vingt-trois réfugiés moururent dans le bombardement d’un autobus. Le 6 mai, seize autres furent tués par une bombe à fragmentation. Le 19 mai, un hôpital de Belgrade fut bombardé : trois morts. Le même jour exactement, un foyer de personnes âgées fut touché et vingt résidents tués. Le lendemain, onze autres morts. A la même époque, l’ambassade de Chine fut bombardée et un missile dévia de plus de quarante kilomètres pour aller frapper Sofia, la capitale de la Bulgarie. « C’était une erreur, nous sommes désolés » : telle fut la réponse standard du porte-parole de l’OTAN.

C’est ce qui arrive pendant la guerre. C’est triste, c’est malheureux. Et les Européens devraient se tourner, non vers un passé lointain comme le bombardement de Dresde, mais vers un passé récent, avant de pointer contre Israël un doigt accusateur. En effet, Israël n’a pas atteint – et n’atteindra pas – le centième du nombre des innocents tués par des démocraties européennes au cours de guerres justes.

Israël n’a pas à se justifier envers l’Europe

L’Europe a-t-elle changée ? La citation suivante émane d’un rapport du secrétaire-général des Nations unies : « Sur les 8 000 morts en Afghanistan en 2007, 1 500 étaient des civils » . De ces 1 500, la moitié ou les deux-tiers furent assassinés par leurs frères Taliban. Le reste fut tué au cours de divers bombardements, y compris ceux des armées européennes opérant dans la région sous l’égide de l’OTAN. Selon certains spécialistes, les chiffres réels seraient largement plus élevés que ces estimations. En 2008, la situation s’aggrava, et plusieurs milliers de civils furent tués. En fait, chaque semaine, les armées européennes tuent des civils innocents et qualifient ces morts d’ « inévitables » dans le cadre de la lutte contre les Taliban.

Les Israéliens ne doivent aucune explication aux Européens : c’est tout au contraire les Européens qui leur en doivent. Les Taliban n’ont lancé de roquettes sur aucune ville européenne – alors que le Hamas tire sur Israël. Les Taliban ne proclament pas leur volonté de tuer tous les Européens, alors que le Hamas encourage l’extermination des Juifs dans sa Charte et dans les sermons de ses dirigeants. Pourtant, les Européens poursuivent leur lutte en Afghanistan, pour détruire ne serait-ce qu’une branche de l’Islam extrémiste. Tout comme Israël combat le Hamas. Mais la menace constituée par le Hamas est bien plus grande que celle que les Taliban représentent pour l’Europe.

S’il en est ainsi, pourquoi donc, au nom du ciel, les Européens peuvent-ils mener une guerre sur un territoire situé à des milliers de kilomètres de chez eux, tuant des centaines ou des milliers de civils innocents et alléguer que leurs cause est juste, alors qu’Israël ne peut pas en dire autant ? Comment osent-ils ?

Des milliers de combattants Taliban meurent chaque année, pour quelques dizaines de soldats européens. Des centaines ou des milliers de civils meurent en Afghanistan, alors qu’aucun civil ne meurt en Europe. Et c’est vous, Européens, qui voulez nous apprendre ce qu’est l’éthique de guerre et les « réactions proportionnées » ? Parlez-vous sérieusement ?

Le Liban oui et Israël non ?

En mai 2007, un conflit éclata entre l’armée libanaise et un groupuscule, Fatah-al-Islam, dans le camp de réfugiés Nahr-al-Bared, au Liban. Ce groupe constitue une cellule cancéreuse supplémentaire du mouvement mondial du Djihad. L’armée libanaise n’opta pas pour le combat urbain. Elle se contenta de bombarder et de détruire des bâtiments, comme Israël n’envisagerait jamais de faire.

Le chiffre officiel des pertes de l’armée libanaise fut de 168 et plus de 300 réfugiés moururent dans le camp. Certains étaient des combattants, d’autres des civils. Six soldats de l’UNIFIL et deux employés de la Croix Rouge trouvèrent également la mort. Le camp de réfugiés fut ravagé, en ruines. 33 000 des 40 000 habitants de ce camp n’avaient plus de foyer. L’armée libanaise refusa de prendre des risques inutiles. Le nombre de combattants auxquels elle faisait face était pourtant minuscule, certainement beaucoup moins nombreux que les 16 000 terroristes du Hamas se cachant dans les tunnels de Gaza. Si l’armée libanaise avait dû les affronter, il ne resterait plus une seule demeure debout dans la ville – tout Gaza aurait été effacé de la surface de la terre.

Lorsque le Liban affrontait cette ramification de la menace radicale islamique, il était le chéri de la plupart des pays occidentaux et du monde arabe. Il employait des moyens qu’Israël ne penserait même pas à utiliser. La plupart des morts étaient des innocents. Ces terribles spectacles de mort et de destruction, tous disponibles pour les personnes intéressées, ne déclenchèrent pas de manifestations de masse dans les rues de Londres ou de Paris. Bien au contraire, on applaudit le Liban : les Arabes étaient autorisés à « s’occuper » d’Arabes. Pourquoi le Liban serait-il autorisé à employer des mesures brutales pour déraciner cette excroissance de l’Islam radical ? Pourquoi l’Europe est-elle autorisée à parcourir la moitié du monde pour tuer des milliers de combattants et de civils au nom de la même cause anti-Djihad ? Et pourquoi Israël ne pourrait-il en faire autant, alors qu’il affronte une menace autrement plus grave ?

L’importance du petit écran

Dans la lutte entre Israël et le Hamas, il ne saurait y avoir de victoire sans légitimité. Israël n’est pas la Russie en Tchéchènie, ni l’OTAN combattant les Taliban, ni le Liban effaçant tout un camp de réfugiés et étant félicité pour cela. Israël a besoin d’appui. Et Israël peut gagner cet appui grâce à la vérité.

Les responsables israéliens cherchent à faire passer au monde leur message expliquant : que le Hamas est une organisation antisémite appelant à l’extermination des Juifs ; que le Hamas veut dominer le monde ; qu’une « réaction proportionnée » constitue un non-sens absolu, auquel l’Europe n’a pas adhéré dans ses conflits passés ou présents ; que le Hamas est pire que les Talibans ; que l’impact d’Israël sur des spectateurs innocents, aussi tragique soit-il, est moins terrible que celui de l’Europe.

La réticence du monde à accepter ce message a diminué le soutien envers Israël durant les premiers jours de la guerre. Mais ce n’est pas la faute d’Israël. Si le Hamas vient à gagner la guerre de propagande, c’est le monde libre tout entier qui sera vaincu. Nous ne pouvons nous permettre de perdre. La vérité doit l’emporter.


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