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Sondage de Rosh Hashana

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

lundi 29 septembre 2008
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A l’occasion du nouvel an juif qui débute ce soir, le Maariv publie un sondage afin de connaître l’opinion des Israéliens sur différents sujets. Concernant les relations avec les Palestiniens, 54,3 % des personnes interrogées estiment qu’Israël n’a pas à dialoguer avec le Hamas, contre 39,2 % qui sont favorables à un tel dialogue. 46,1 % des Israéliens estiment aussi que la décision de conclure une trêve dans la bande de Gaza était une mauvaise décision, 42,9 % pensent qu’il s’agissait d’une décision judicieuse.

Une majorité des Israéliens (55,7 %) sont favorables à la libération de prisonniers palestiniens ayant « du sang sur les mains », 36,6 % s’y opposent. Enfin, 44,7 % des personnes interrogés sont favorables à ce que les colonies sauvages en Cisjordanie deviennent des colonies permanentes ; 40,9 % souhaitent en revanche leur démantèlement.

Sur le plan politique intérieur, 48 % des Israéliens souhaitent la tenue d’élections anticipées, 26,5 % préfèrent que la coalition actuelle reste en place et 19 % appellent de leurs vœux un gouvernement d’union nationale avec le Likoud.

Pour l’année à venir, les principales préoccupations des Israéliens sont l’éducation (45,4 %), les problèmes sociaux (41,8 %), la lutte contre la corruption (31,9 %), la menace iranienne (24,2 %) et la lutte contre la criminalité (22,5 %). Enfin, 41 % des personnes interrogées estiment que la situation d’Israël s’est détériorée par rapport à l’année dernière, 11,6 % qu’elle s’est améliorée, et 41,9 % qu’elle n’est ni pire ni meilleure./

Intérieur

Entretien avec Ehud Olmert

Le Premier ministre Ehud Olmert accorde une longue interview au Yediot Aharonot à l’occasion du nouvel-an juif et de son départ du poste de Premier ministre. Dans cette interview, il expose très librement ses positions au regard du processus de paix et de la politique de défense israélienne.

« Je l’ai dis il y a cinq ans dans une interview et je l’affirme aujourd’hui : en fin de compte nous avons face à nous une occasion limitée dans le temps de faire un pas historique dans nos relations avec les Palestiniens et avec la Syrie. Dans ces deux cas, cette décision que nous avons à prendre est une décision que depuis quarante nous refusons de regarder en face », déclare Ehud Olmert avant d’ajouter : « Il nous faut trancher, mais nous sommes incapables de nous dire : ‘C’est cela qu’il faut faire’. Nous devons parvenir à un accord avec les Palestiniens, ce qui implique dans les faits que nous nous retirions de presque tous les territoires, sinon de tous. Nous conserverons un certain pourcentage de ces territoires mais il faudra donner aux Palestiniens un pourcentage équivalent, car sans cela il n’y aura pas de paix ».

Pour Ehud Olmert ce retrait concerne aussi Jérusalem « avec des solutions spécifiques, que je suis capable de m’imaginer, concernant le Mont du Temple et les lieux saints et historiques ». « Ceux qui veulent continuer à contrôler toute la ville devront inclure 270 000 Arabes à l’intérieur des frontières israéliennes. Cela ne marchera pas. Il faut trancher. C’est une décision difficile, terrible, qui contredit nos instincts naturels, nos sentiments les plus profonds, notre mémoire collective et les prières du peuple juif pendant deux mille ans », affirme-t-il.

Pour ce qui est du processus de paix avec la Syrie, le Premier ministre appelle à un retrait du plateau du Golan. Selon lui, « il n’y a pas aujourd’hui une seule personne sérieuse en Israël qui croie vraiment qu’il est possible de faire la paix avec la Syrie sans lui céder le Golan ». Israël, estime-t-il, est aujourd’hui suffisamment fort pour prendre le risque d’un tel retrait. En cas de conflit régionale, explique Ehud Olmert, l’armée israélienne sera capable de battre l’ensemble des armées rivales, qu’elle soit présente sur le Golan ou pas, mais le prix à payer sera lourd. Même après cette guerre, il faudra se retirer du Golan pour parvenir à la paix. Alors, pourquoi ne pas le faire maintenant en évitant la guerre ? demande-t-il.

Cette conclusion, le Premier ministre l’étend et l’applique de manière générale à la question territoriale dans la doctrine israélienne de la défense. Pour Ehud Olmert, nous vivons aujourd’hui dans une ère où, face à la menace des missiles et des roquettes, le contrôle de tel ou tel territoire n’est plus essentiel pour la défense du pays. « Ce n’est pas en marchandant deux cents mètres qui nous relèveront le défi des missiles », conclut-il.


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