Encore la liberté d’expression

Serge HAJDENBERG Président d’Honneur de Radio J

vendredi 9 octobre 2020, par Desinfos

Il y peu de temps je vous ai parlé ici-même de la liberté d’expression et ceci à propos du procès actuel dit de « Charlie Hebdo et de l’Hypercasher » , la majorité de la presse oubliant dans ses titres la jeune agent de police, Clarissa Jean-Philippe, abattue par l’assassin Coulibaly et mon objectif d’alors était la solidarité dont devait faire preuve la presse, sous-entendu toute la presse, avec Charlie.


Entre-temps ce titre martyr a voulu exprimer clairement qu’il ne modifie pas et surtout qu’il ne modifiera pas d’un iota sa ligne de pensée si claire contre les ennemis de l’esprit libre, non pas tolérant parce que condescendant, mais tolérant parce qu’acceptant sans limite pour les autres ce dont il veut jouir lui-même en prenant tous les risques connus et assumés.

Bien évidemment personne ne pouvait imaginer que l’assassin au hachoir pourrait se tromper d’adresse !

Mais il ne se trompait pas de cible, du moins dans son objectif politique : démontrer que lui et ses amis ne lâcheraient pas le morceau c’est-à-dire convertir à l’Islam les infidèles, les mécréants, et éliminer les autres jusqu’au dernier et par n’importe quels moyens, les plus douloureux étant les meilleurs.

Une fois de plus la bataille pour la liberté d’expression à laquelle je prétends prendre part tous les jours en France ne réussit pas forcément à marquer de sa force la presse des pays musulmans du Proche et Moyen-Orient.

Non seulement les journaux, les radios et les télés tous tenus en laisse et j’aouterai aussi les mosquées et les prétendus intellectuels, tous ceux qui empêchent la paix de se faire et progresser, les touristes de se rencontrer, les gouvernements de se rapprocher pour des destins communs.

Malheureusement, une grande partie de cette presse à plus d’intérêt dans le désordre que dans la bonne entente et par la menace espère jeter au fond du puit tous ceux qui se battent maintenant pour une chose, mieux nous connaître mais surtout avec nos droits à la différence.

On a longtemps cru cette guerre interminable et les preuves viennent d’être sorties des tiroirs d’où on croyait les y avoir jetées pour toujours mais qu’il est possible, en toute liberté, d’avoir des désaccords et pourtant d’avoir le droit de vivre ensemble.


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