Le Président Trump, le quatrième pouvoir et Jake Turx, le reporter ultra-orthodoxe

Hélène Keller-Lind

dimanche 19 février 2017, par Desinfos

Conférence de presse du 16 février 2017 à la Maison Blanche : le Président Trump entend mettre les choses au point, souligner tout ce que son administration a accompli en quatre semaines, en dépit des manœuvres de l’opposition qui l’empêche de travailler avec un cabinet ministériel complet ou des fuites tronquées graves. Son propos est aussi de dénoncer la manière dont la plupart des grands médias travaille en diffusant de fausses ’informations ’ dommageables. C’est dans ce contexte qu’il rabroue un journaliste ultra-orthodoxe qui comprendra très bien cet épisode.


Déjà, alors qu’il n’était que candidat à la présidence, Donald J Trump avait été la cible d’une presse, quatrième pouvoir acquis, pour la plus grande partie, à la candidate et aux thèses démocrates – appellation quelque peu trompeuse pour décrire une gauche souvent extrême-. Il y avait eu un incroyable déferlement d’accusations très hostiles, mensongères, démenties les unes après les autres, sans que cela soit pour autant répercuté dans les médias. Une hostilité devenue débridée à l’approche des élections, alors que la popularité du candidat devenait de plus en plus évidente. Une désinformation couplée à un silence ou d’autres contre-vérités, pour étouffer un certain nombre d’affaires concernant Hillary Clinton, comme des tricheries avérées dans le camp démocrate, le serveur non sécurisé, exposant à tous vents des informations confidentielles de celle qui a été Secrétaire d’État, ou le fonctionnement de la Fondation Clinton, bien plus outil d’enrichissement personnel du couple Clinton qu’organisme caritatif. Un parti-pris évident d’une grande partie des médias s’inscrivant dans un système bien établi rejeté en fin de compte par les électeurs américains. Un parti-pris qui perdure, bien évidemment, et s’est même amplifié depuis l’élection et l’inauguration du Président Trump.

Ce qui explique sa décision de tenir une conférence de presse le 16 février 2017 à la Maison Blanche pour mettre les choses au point. Vidéo : https://www.whitehouse.gov/featured-videos/video/2017/02/17/president-trump-holds-press-conference

Dans les premières minutes il faisait plusieurs annonces importantes, comme sa nomination au Secrétariat du Travail d’Alex Acosta – un Hispanique- et la confirmation tardive, avec des semaines de retard, de son choix pour le Budget, Mick Mulvaney. L’occasion pour le Président de souligner les manœuvres de retardement des Démocrates qui entravent le travail de son administration en la privant d’un grand nombre de ses ministres pour lesquels ils font traîner délibérément les auditions pour confirmation au Congrès et au Sénat.Une obstruction d’une ampleur qui n’a jamais été constatée pour les précédents présidents américains. Il évoquait le revirement de Paul Singer, qui avait été l’un des chefs de file de la campagne anti-Trump avant de se rallier au candidat, un symbole de l’unification du parti républicain et du pays qu’il appelle de ses vœux, soulignait Donald Trump. Qui citait ensuite quelques actions phares de son administration pour réaliser d’énormes économies, notamment en revoyant des « contrats catastrophiques », les progrès accomplis en très peu de temps en matière de retour d’usines américaines implantées à l’étranger, comme Ford ou General Motors, une simplification des règlements financiers, qui se traduisent par des milliers d’emplois sauvés ou créés, une hausse de la bourse, un nouvel optimisme dans le milieu des affaires, des retours d’usines. Des points rarement évoqués dans les médias comme il se devrait.

Une Conférence de presse s’adressant donc, surtout aux Américains, car déplorait-il, la plupart des médias à Washington, New York ou Los Angeles, ne travaillent que pour des intérêts particuliers et sont devenus d’une très grande malhonnêteté. Comme le prouvèrent plusieurs journalistes par la suite, dans le ton, la formulation des questions posées, ou le fait que tout ce qui avait été annoncé de positif a été le plus souvent occulté dans des comptes-rendus à charge de cette conférence de presse. Un media souligne d’ailleurs l’absurdité de cet éclairage biaisé.

À la fin de cette conférence de presse un épisode a, en revanche, été largement commenté, à charge là encore, bien que le principal intéressé, Jake Turx, un jeune journaliste ultra-orthodoxe accrédité par la Maison Blanche, a dit parfaitement comprendre la réaction du Président.

Donald J Trump avait donné la parole à ce journaliste clairement ultra-orthodoxe, après plus d’une heure, et après avoir à nouveau été l’objet d’attaques voilées, pensant trouver en lui un allié. Or, bien que commençant sa question par des louanges d’un Président dont les petits-enfants sont juifs – il utilisait d’ailleurs le terme yiddish zayde pour décrire son statut de grand-père-, le journaliste faisait état d’une recrudescence d’actes antisémites depuis son élection, lui demandant ce que son administration comptait faire à ce sujet. Formulation quelque peu maladroite étant donné que parmi les attaques absurdes contre Donald J Trump, celle de racisme et de xénophobe a été souvent brandie. Se croyant à nouveau attaqué, le Président a coupé la parole au journaliste, répliquant : « Pour commencer, je suis la personne la moins antisémite que vous avez vu de toute votre vie. Ensuite, le racisme, la personne la moins raciste.. ». Jake Turx voulut expliquer. Excédé, Donald J Trump lui dit alors de se rasseoir, l’accusant d’avoir menti et de ne pas avoir posé une question simple comme il le lui avait demandé, ajoutant : « bienvenue dans le monde des médias. Mais je vais juste vous dire une chose, cette accusation de haine, je la trouve répugnante. Je hais cette question même parce que ceux qui me connaissent...et vous avez entendu le Premier ministre, vous avez entendu Netanyahu hier, vous l’avez entendu Bibi ? Il a dit ’je connais Donald Trump depuis longtemps et puis il a dit...Laissez tomber. C’est ça que vous devriez prendre au lieu de vous lever et de poser une question aussi insultante que celle-là. ». Le Président se tournait alors vers une journaliste pour prendre une autre question, sur l’immigration cette fois. Transcription de cette conférence de presse :. Pour savoir ce qui se dit ou se fait à la Maison Blanche, sans passer par le filtre des médias – comme le souligne aussi le Président -, on peut consulter son site

Jake Turx écrivait sur son compte Twitter : « la personne la moins antisémite qui soit a le droit d’être sur la défensive après avoir été accusé injustement d’être antisémite par nos collègues ». Il écrivait aussi que : « Le Président n’a clairement pas compris ma question. Ce qui est très dommage, je vais chercher des éclaircissements ». Cet épisode aura sans doute des suites. À suivre, donc.

Jake Turx sait, lui, que Donald J Trump a été constamment accusé de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie, de misogynie, accusations sans le moindre fondement comme le candidat, puis le Président, l’a démontré dans ses choix personnels, dans le choix de ses ministres, de ses conseillers ou de sa préoccupation constante et, par exemple, sa volonté de mettre un terme au drame des quartiers défavorisés dans les grandes villes américaines. À l’instar de Chicago qu’il cite souvent et où le nombre de morts explose, jour après jour, dans une guerre de gangs sans merci qui touche la population noire ou hispanique. Accusation démentie aussi dans la nouvelle donne de la politique extérieure américaine constatée avec cette amitié et cette bienveillance envers Israël, ou cette volonté clairement affichée d’en finir avec la menace de l’islam radical. Un virage complet par rapport à la politique démocrate qui a abouti à un coup de poignard donné par Obama dans le dos de l’État hébreu au Conseil de sécurité ou le refus de dénoncer les dangers de l’islamisme. Des Démocrates que continuent justement à soutenir, la plupart des grands médias, en tenant d’entraver autant que faire se peut, le fonctionnement de l’administration Trump.

Le 17 février 2017 le Président Trump s’adressait aux employés de Boeing lors de la présentation du Dreamliner 787, et y était très applaudi, comme il l’était le 18, lors d’un grand meeting en Floride devant des milliers de spectateurs


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