La France entend continuer à s’ingérer dans les affaires d’Israël, en dépit de son refus, avec une conférence le 15 janvier 2017

Hélène Keller-Lind

lundi 26 décembre 2016, par Desinfos

La France de Hollande s’est couverte de honte avec ses votes à l’UNESCO, puis au Conseil de Sécurité, prétendant réécrire l’histoire juive ou niant tout lien avec Jérusalem et voulant imposer à Israël, sans négociations, des frontières indéfendables. Une position comprise par le Fatah de Mahmoud Abbas comme un encouragement à tuer. Elle veut aussi finalement organiser une conférence prétendument de paix le 15 janvier 2017, juste avant l’inauguration du nouveau Président américain, Donald Trump. Le Premier ministre israélien ayant déjà maintes fois refuser de se prêter à cette sinistre farce.


En avril 2016 la France s’associait à une farce grotesque en votant à l’UNESCO, une résolution niant tout lien entre les Juifs et Jérusalem, insulte aux Juifs mais aussi au monde chrétien

En juin 2016 la France réunissait pendant quelques heures divers dirigeants pour élaborer un projet de conférence de paix avant la fin de l’année. Toujours rien à la mi-décembre 2016.

Le 23 décembre 2016 la France, l’un des membre du Conseil de Sécurité, votait avec treize autres pays, une résolution/diktat - même si elle n’est pas assortie de sanctions en cas de non respect - proclamant qu’Israël n’a rien à faire au-delà de la Ligne Verte, y compris à l’Est de Jérusalem – où se situe, notamment le vieux quartier juif -. Sans autre forme de procès, accédant ainsi aux désirs des Palestiniens, sans tenir le moindre compte d’Israël, éloignant de ce fait toute perspective de paix. Ou encourageant les campagnes BDS scélérates. Le quinzième membre, les États-Unis, a laissé passer cette résolution inique en s’abstenant, ce qui est contraire à la politique américaine vis-à-vis d’un pays ami et allié. Une action honteuse du Président sortant américain.

Le 23 décembre, le ministère des Affaires étrangères français publiait « une explication de vote de François Delattre, représentant permanent de la France auprès des Nations unies ». Explication alambiquée, reprenant les poncifs connus : pour garantir une solution à deux États il faut qu’Israël se retire aux lignes de 67. Hypocritement, la France dénonce une violence que, de fait, elle encourage – en n’exigeant pas, par exemple, que les fonds qu’elle verse ne financent pas les salaires des terroristes payés par l’Autorité palestinienne- . Et la France « en appelle à l’Autorité palestinienne pour continuer à mettre tout en œuvre pour décourager les entreprises terroristes ». Proposition grotesque : l’Autorité palestinienne incitant en réalité à la violence au quotidien !

Et la France annonce la tenue de sa fameuse conférence de paix pour le 15 janvier 2017. Soit cinq jours avant l’inauguration du nouveau Président américain, Donald Trump, qui est loin de s’aligner sur les positions hostiles de l’Administration Obama envers Israël. On y présenterait « la conclusion » de « la contribution de la communauté internationale à la relance d’un processus de négociation et la mise en œuvre d’un accord de paix ». Cette « contribution » serait-elle la résolution absurde et inacceptable du Conseil de Sécurité ? Est ajouté une invraisemblable précision, rappelant que « seuls les Israéliens et les Palestiniens seront en mesure de conclure la paix directement ».

Ce que dit et répète le Premier ministre israélien depuis des lustres. Dans ce cas, quel est alors le sens de tout ce cirque ? À moins qu’il s’agisse de convaincre Benyamin Netanyahu de participer à cette conférence. On reste dans l’absurde. Mais on ne peut rien attendre de bon de cette farce.


Le 24 décembre 2016 le Fatah de Mahmoud Abbas disait officiellement et publiquement que cette résolution équivaut à un permis de tuer..... Les pays signataires, que remercie le parti du dirigeant de l’Autorité palestinienne, porteront la responsabilité des attaques terroristes qui seront suscitées par cette résolution.


Desinfos

La revue des infos

Mots-clés

Accueil