UNESCO, Arafat et Hamdallah, drôles de cadeaux de la France à Israël pour ses 68 ans...

Hélène Keller-Lind

vendredi 13 mai 2016, par Desinfos

En ce 12 mai 2016 Israël célèbre les 68 ans d’un pays vieux de plus de 3.000 ans où, en dépit des conflits qui ragent dans la région et de la désinformation, il fait bon vivre pour Juifs et Arabes. La France qui se dit amie de l’État hébreu lui a fait de drôles de cadeaux : un vote scélérat à l’UNESCO pour une résolution voulue par des illettrés, niant l’attachement millénaire du peuple juif à Jérusalem, et une visite du Premier ministre Valls qui mijote une conférence anti-israélienne à Paris, doit rendre hommage au terroriste Arafat, rencontrer un Rami Hamdallah qui glorifie le terrorisme palestinien...


Israël, vieux de plus de 3000 ans, célèbre les 68 ans de sa renaissance

Un pays où il fait bon vivre pour 86% de ses citoyen, soit 89% pour les Juifs et 73% pour les Arabes, selon un sondage publié le 15 mars 2016

Et pendant ce temps d’aucuns lui ont concocté de drôles de cadeaux d’anniversaire. A l’instar de la France...

Vote scélérat à l’UNESCO, la France complice

Une résolution élaborée et votée par des illettrés niant tout lien entre peuple juif et Jérusalem. Largement condamnée en France, que ce soit par Serge et Beate Klarsfeld – eux-même ambassadeurs honoraires pour l’UNESCO -, par le CRIF et son président, Roger Cuckierman, ou Maître Gilles-William Goldnadel, président de France-Israël, pour n’en citer que quelques uns...

Et figurez-vous que le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre condamnent eux aussi. Enfin, Bernard Cazeneuve rejette une résolution « mal rédigée » qui n’exprimerait pas « une position de soutien de la France », qui a voté pour. Et il approuve totalement la déclaration du Grand rabbin sur ce point. Haïm Korsia ne mâchait pas ses mots, parlant « d’injure à ce que nous rapportent les textes sacrés, la Bible et ses 867 mentions de Jérusalem, comme les Évangiles, mais aussi à l’Histoire. » ...on n’y comprend plus rien...

Quant à Manuel Valls, le Premier ministre, qui doit se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens du 21 au 24 mai, il répondait ainsi à une question posée au Parlement : « Il y a dans cette résolution de l’Unesco des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote ». Ah, bon, mais alors ? Qui donc a décidé de l’adoption d’une résolution imbécile qui réécrit un pan entier de l’histoire de l’humanité comme le déplorait le Premier ministre israélien qui, pour le principe, invita le personnel de Nations unies à un cours d’histoire juive bien nécessaire mais fut snobbé, bien entendu...

Il semblerait que l’on peut regarder du côté de l’Élysée à en croire la réponse envoyée par le président français au président du CRIF qui lui avait écrit dès le 18 avril pour lui dire son indignation. François Hollande persiste et signe, parlant de « formulations » mais prétendant, contre toute évidence, que cela ne remet en rien en cause la présence et l’histoire juives à Jérusalem »...Il ajoute de manière stupéfiante que « la position de la France est claire... : c’est la défense de la liberté d’accès et de culte à Jérusalem, ville fondamentale pour les trois grandes religions monothéistes et qui appartient à tous les croyants, Juifs, Chrétiens et Musulmans. ». La France, poursuit-il,a ainsi marqué son attachement « au statu quo sur les Lieux Saints à Jérusalem »...

Une liberté de culte et d’accès qui n’a pourtant jamais aussi bien existé qu’avec Israël ! Un statu quo maintenu par Israël qui interdit aux juifs de prier sur le Mont du Temple et donne libre accès aux musulmans...Hollande reprend à son compte, mais est-ce bien celui de la France, les griefs et mensonges palestiniens habituels...Mais qui donc est-il pour internationaliser la capitale d’Israël ? Un Président qui n’obtient que 13% de voix favorables dans les sondages vers la fin d’un mandat calamiteux. Mais sans doute ceci explique-t-il cela et va-t-il ici à la pêche aux voix avec un sujet porteur dans certains franges de l’électorat...Le président termine en rappelant la tenue son « initiative » pour une conférence ayant l’aval de tous les anti-israéliens de la planète...

Cette réponse a blessé le président du CRIF qui n’y voit « aucune reconnaissance du caractère négationniste de la résolution votée par la France... » qui ne peut donc pas « contribuer à bâtir la paix... ».

Manuel Valls rendra hommage au terroriste Arafat et s’entretiendra avec un Hamdallah qui glorifie le terrorisme...

Lors de sa « visite officielle en Israël et dans les Territoires palestiniens » du 21 au 24 mai 2016, Manuel Valls a prévu un « Arrêt au Mausolée de Yasser Arafat », le terroriste, tombeau sur lequel s’est souvent inclinée le maire de Paris, pour rencontrer ensuite « Rami Hamdallah, Premier ministre de l’Autorité palestinienne ».

Ce Rami Hamdallah a pour habitude de glorifier les terroristes qu’il qualifie de « martyrs » ou prétend qu’Israël exécuterait de sang froid les lanceurs de pierre.... Cliché connu de David contre Goliath. L’Institut Palestinian Media Watch donne de multiples exemples de cette glorification/ incitation à la violence. Et le chef de ce gouvernement non élu est sans nul doute d’accord avec le versement de « salaires » aux terroristes palestiniens emprisonnés et que la France, généreuse donatrice, cofinance donc avec l’argent des contribuables.

On notera que Thierry Mandon, secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche accompagnera Manuel Valls. Sans doute rencontrera-t-il son « homologue » palestinien, la France ayant promis en septembre dernier une « coopération accrue » dans ce domaine, sous la houlette de Najat Vallaud-Belkacem que l’on avait alors vue tout sourire avec son « homologue » palestinien.

Le ministre de l’Éducation palestinien, Sabri Saidem, est également coutumier de la glorification du terrorisme...Il s’offusquait fin 2015 de la « grossièreté » de délégués australiens et britanniques qui l’interrogeaient à ce sujet.... Gageons qu’il n’aura pas ce genre de désagrément avec la délégation française...qui ne l’interrogera pas non plus sur la campagne des étudiants du Fatah, parti au pouvoir présidé par Mahmoud Abbas, aux récentes élection estudiantines à [l’université de Bir Zeit qui reste un fief du Hamas... et que la France cofinance...

http://www.palwatch.org/STORAGE/Bulletins/2016/bloody_fatah_bull.jpg

Manuel Valls rencontrera aussi « le Patriarche latin dans la vielle ville de Jérusalem ». Logique, puisque le président de la République vient de réaffirmer que cette ville « appartient » entre autres, aux « croyants chrétiens » et que le patriarcat réécrit aussi l’histoire, la Bible et même les Évangiles, en faisant de Jésus et de toute sa famille...des Palestiniens.

Pas de rencontre prévue avec Mahmoud Abbas, mais cela n’est pas nécessaire, celui-ci étant fréquemment reçu à l’Élysée...

La Palestine efface Israël...

Pour les autorités palestiniennes il est évident que le but de toute leur action est bien de rayer Israël de la carte.Un thème constant repris par Mahmoud Abbas également. En octobre 2015 depuis le Conseil des Droits de l’homme onusien à Genève il déclarait que 67 ans d’occupation, ça suffisait et remettait ça en mars 2016.

Dans cette photo on voit d’ailleurs l’homologue de Najat Vallaud-Belkacem tenir un tableau avec Laila Ghannam, gouverneur de Ramallah et El-Bireh, -* connue pour soutenir le terrorisme et diffamer Israël - sur lequel figure une « Palestine » ayant avalé Israël...

La France de François Hollande, sous couvert de recherche de paix, va-t-elle se prêter à ces manigances ? Du haut de ses 68 ans, Israël n’a guère l’intention de s’en laisser compter...sa réplique après ce vote ridicule a été sèche. Dore Gold, directeur du ministère israélien des Affaires étrangères réitérait l’opposition d’Israël à cette « initiative » française dans un entretien avec le Jerusalem Post et à la veille de l’arrivée du ministre Jean-Marc Ayrault


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