Des délinquants du mouvement illégal BDS sévissent à nouveau à Paris

Hélène Keller-Lind

dimanche 3 avril 2016, par Desinfos

Le 3 avril au matin dans le métro parisien des délinquants appartenant au mouvement BDS, plusieurs fois condamné par la justice en France, y compris par la Cour de Cassation les 20 octobre et 30 mars derniers, arrachaient des panneaux signalant une exposition sur Israël qui se tient actuellement au Louvre. « Open the Door to Israel » présente diverses facettes de l’État hébreu, que ce soit ses succès dans le domaine de la haute technologie, son histoire et sa culture millénaires. Cette nouvelle manifestation de haine anti-israélienne montre bien que c’est tout Israël qui fait l’objet de manœuvres qui ont fini par être également condamnées en février dernier par le Conseil de Paris.


L’exposition interactive et gratuite « Open a Door to Israel » proposée actuellement au Carrousel du Louvre à Paris jusqu’au 10 avril a rencontré précédemment un franc succès. Lancée en janvier de cette année à Rome, puis présentée à Varsovie, elle a été élaborée par une équipe d’une centaine de personnes sous l’égide des ministères israéliens des Affaires étrangères et des Affaires stratégiques et de la Diplomatie publique. On y trouve une série de portes qui s’ouvrent sur différents aspects d’un pays dynamique, démocratique, à la pointe de la haute technologie ou de la recherche médicale, très libéral, en réalité fort peu connu et souffrant d’une désinformation et d’une diabolisation aberrantes qui en donnent une image totalement faussée. Cette exposition montre les réalités de cet Israël si peu connu.


Or, le 3 avril au matin des délinquants du mouvement illégal BDS ont arraché dans le métro parisien des panneaux signalant cette exposition. Pourtant les actions menées par ce mouvement pour tenter de délégitimer Israël ont été condamnées par la justice en France où elles sont donc illégales. Fin octobre dernier la Cour de Cassation confirmait des condamnations contre certains de ses membres et en février le Conseil de Paris finissait par adopter un vœu allant dans le même sens. Vœu proposé auparavant par des élus de droite mais auquel ceux de gauche s’étaient opposés alors mais qu’ils ont fini par proposer à leur tour suite à des exactions commises à l’Opéra de Paris où se produisait une troupe de danse connue venue d’Israël. Le 30 mars 2016, dans un communiqué, France-Israël, saluait une « nouvelle victoire de France-Israël, d’Avocats sans Frontières et du BNVCA contre le BDS devant la Cour de Cassation » et indiquait « que par arrêt de Cassation du 30 mars, la Chambre Criminelle a débouté 7 militants du BDS du recours qu’ils avaient formé contre l’arrêt de condamnation rendu par la Chambre Correctionnelle de la Cour d’Appel de Caen les condamnant pour avoir rassemblé un groupe de manifestants devant une superette d’Alençon en portant des pancartes et des banderoles incitant la clientèle à boycotter des produits d’Israël. La Cour d’Appel y avait vu une discrimination en raison de l’appartenance nationale. »

Or, le 3 avril au matin, dans le métro parisien, des membres de ce mouvement illégal ont à nouveau sévi, arrachant des panneaux qui indiquaient la tenue de cette exposition. Le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, , a aussitôt condamné ces “extrémistes- qui- ont révélé leur véritable nature, en utilisant la même tactique que celle qu’ils utilisent dans les campus universitaires, les salles de concert et les réunions d’affaires, à savoir de faire taire des orateurs pro-Israël par la violence, menacer ou les décisionnaires et le public ». Il ajoutait : « je continuerai à faire entendre la vérité à propos d’Israël, avec des expositions comme « Open a Door to Israel » et d’autres. Par ailleurs je m’assurerai que le véritable visage des extrémistes du BDS soit connu et qu’ils paient le prix pour leurs actions. »

Compte tenu des décisions prises par la Cour de cassation, on peut s’attendre des condamnations exemplaires à l’encontre de délinquants bafouant clairement les lois. On rappellera aussi que fin décembre le Premier ministre Manuel Valls condamnait les actions de mouvements comme BDS, n’ayant rien à voir avec une critique légitime, soulignait-il au Parlement.


Desinfos

La revue des infos

Mots-clés

Accueil