Le Centre Wiesenthal au Secrétaire d’Etat britannique à l’Education et au président de Universities UK

Centre Simon Wiesenthal

vendredi 2 juin 2006

Dans un appel adressé à M. Alan Johnson, Secrétaire d’Etat britannique, et à M. Drummond Bone, président de Universities UK, M. Shimon Samuels, directeur des relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, leur a demandé d’agir contre le boycott universitaire.


Le Centre a fait part de sa préoccupation devant « la campagne en cours, l’an dernier à l’AUT (Association des enseignants d’universités) et cette année à la NATFHE (Association nationale des enseignants de l’enseignement supérieur et post-scolaire) qui incite au boycott académique en Grande-Bretagne contre les universités israéliennes. »

M. Samuels a souligné que "cette campagne, qui rappelle le boycott nazi de 1930 des entreprises juives dans sa campagne ’Kaufen Nicht Bei Juden’ (N’achetez pas aux Juifs) n’est pas seulement un abus de la liberté universitaire.

Bien que menée par le BRICUP (le dénommé Comité « britannique » pour les universités en Palestine), cette campagne est également un instrument de propagande du PNGO. Il s’agit d’un réseau d’organisations palestiniennes non gouvernementales qui comprend des groupes soi-disant associés au Hamas, organisation terroriste palestinienne mise sur la liste noire de l’Union européenne, ainsi que des groupes qui glorifient les attentats-suicide tel que celui perpétré en juillet dernier à Londres.« La lettre ajoute : » le PNGO a joué un rôle central dans le programme anti-israélien au SOAS (Département de l’Université de Londres consacrée aux études orientales et africaines). Aujourd’hui, le BRICUP fait pression en faveur du boycott à la conférence du NATFHE qui se déroule en ce moment, avant sa fusion avec l’AUT.« Le Département de l’Education agit comme le »pourvoyeur de fonds pour toutes les universités britanniques et institutions post-scolaires« , indique M. Samuels, tandis que Universities UK est le »lobby de l’éducation supérieure qui contrôle l’attribution annuelle de milliards de livres à ces institutions.« Cette lettre a souligné que »non seulement ce boycott serait un mauvais service pour le contribuable britannique dont vous administrez l’argent, mais il contreviendrait également aux obligations du Royaume Uni au titre de l’article 13 du Traité d’Amsterdam qui interdit toute discrimination y compris ’nationale’« . Elle a ajouté aussi que »le fait que les victimes israéliennes de ce boycott seront, pour l’essentiel juives, en fait - ipso facto -, un instrument de l’antisémitisme. De plus, cette campagne viole la politique moyen-orientale britannique en renforçant les éléments hostiles à un règlement pacifique.« Le Centre Wiesenthal a appelé le Département de l’Education et les universités britanniques »à s’assurer que toute université, collège ou autre institution académique, y compris leurs départements ou le personnel enseignant qui souscrivent à un tel boycott, se voient privés de votre financement et rayés des listes de bénéficiaires jusqu’à ce que leur participation à ce boycott soit publiquement dénoncée.« M. Samuels a conclu : »En l’absence d’une telle action, le Département de l’Education et les Universités britanniques seraient complices par omission de ce boycott et de ses conséquences."


Les textes

Mots-clés

Accueil