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La France se rappelle.

Par Nina Levy-Strauss | Guysen Isral News

Rappelant que ’’Philippe Pétain, chef de l’Etat français, Pierre Laval, chef du gouvernement, René Bousquet, chef de la police, n’avaient pas été à l’origine de la solution finale« , le Premier ministre français a néanmoins précisé que »c’est en pleine conscience de leurs actes qu’ils ont choisi de remplir le rôle de pourvoyeurs des camps de la mort.

Ils n’ont droit à aucune circonstance atténuante car, spontanément, ils ont inscrit dans la loi un statut discriminatoire des Juifs et ont pris les mesures qui les réduisaient à la condition de parias...

Lorsque la voix de ceux qui ont vécu cette tragédie se sera tue, il reviendra à la jeunesse de France de prendre le relais de leurs paroles, de leur mémoire. Vous le ferez pour eux, pour la France’’.

Simone Veil, qui était également présente à la cérémonie, a pour sa part lancé un appel au travail de mémoire :

’’Bien des livres et des films ont confirmé la crédibilité de [la déportation] dont nous avions parlé sans convaincre, car nous en avions été les victimes. J’espère que nos témoignages seront utilisés à bon escient’’.

Rappelant le martyr des juifs français, Richard Prasquier, président du CRIF a affirmé que ’’l’Etat français de l’époque fut le complice d’un crime en envoyant des policiers français effectuer contre des innocents absolus ces horribles rafles du 16 et du 17 juillet 1942 à l’issue desquelles 13 152 hommes, femmes et enfants furent arrêtés. 8 160 furent parqués dans les conditions de promiscuité et d’hygiène épouvantables dans ce Vélodrome d’Hiver aujourd’hui disparu...« Profitant de l’occasion le président du CRIF a également fait une allusion au danger iranien : »L’antisémitisme dans le monde ne diminue pas et, pour la première fois depuis que cette cérémonie du Vel d’Hiv a lieu, un État prétend officiellement en faire disparaître un autre de la Terre. Le pays à qui ce sort dramatique est promis est, comme par hasard, celui où s’est réfugiée une grande partie du peuple juif. Nous ne les laisserons pas faire’’.

Vendredi 20 juillet, le président Nicolas Sarkozy s’était rendu au Mémorial de la Shoah, à Paris (IVe), où sont inscrits sur un mur les noms des 76.000 Juifs déportés de France.

« À la veille de la commémoration du 65e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, le chef de l’État souhaite ainsi rendre hommage à la mémoire des martyrs du plus terrifiant crime de l’histoire, dont près de 80.000 de nos compatriotes, au seul motif de leur religion ou de leurs origines religieuses, ont été victimes pendant l’occupation », a expliqué le porte-parole David Martinon.

Il « saluera aussi à cette occasion la mémoire des Justes de France qui ont refusé cette abomination et qui se sont mobilisés pour sauver des vies innocentes », a-t-il ajouté.

Jacques Chirac a été le premier président de la République à reconnaître, le 16 juillet 1995, la responsabilité de l’État français dans la déportation des juifs


« L’antisémitisme dans le monde ne diminue pas et, pour la première fois depuis que cette cérémonie du Vel d’Hiv a lieu, un État prétend officiellement en faire disparaître un autre de la Terre. Le pays à qui ce sort dramatique est promis est, comme par hasard, celui où s’est réfugiée une grande partie du peuple juif. Nous ne les laisserons pas faire. »

Richard Prasquier, Président du CRIF



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