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Pittsburgh octobre 2018 : antisémitisme, violence politique, premier amendement et haine du président Trump

Hélène Keller-Lind

Un contexte de violence politique : Cour suprême, vrais faux engins explosifs, des sénateurs républicains attaqués à la mitraillette, premier Amendement
Pour comprendre le contexte de l’attaque antisémite de Pittsburgh, il faut rappeler plusieurs épisodes l’ayant précédée ou accompagnée.

Cour Suprême

En septembre et début octobre 2018 on assista pendant des semaines à un déchaînement autour de la nomination, finalement votée de justesse, de Brett Kavanaugh au poste de Juge de la Cour Suprême. Après des semaines d’audition et des centaines de questions à celui-ci posées sur son parcours et ses compétences juridiques, ce magistrat constitutionnaliste au parcours particulièrement brillant, choisi par le Président Trump pour remplacer un juge prenant sa retraite, fut accusé, sans la moindre preuve, d’une agression sexuelle qu’il aurait commise voici plus de 30 ans, alors qu’il était adolescent. Le chef de file démocrate, la sénatrice Diana Feinstein, avait gardé cette accusation secrète pendant des semaines pour la sortir au dernier moment. S’en étaient suivies des auditions ubuesques devant le comité judiciaire du Sénat, avec l’accusatrice, flanquée de deux avocats démocrates, ne se souvenant de quasiment rien si ce n’est l’identité de son agresseur, ces souvenirs étant démentis par les « témoins » qu’elle avait cités. Puis audition d’un Brett Kavanaugh traîné dans la boue et dont la famille subit des menaces…Le tout suivi d’autres accusations aberrantes de dernière seconde, aisément démenties, et d’une enquête du FBI exigée par des sénateurs démocrates, alors que des enquêtes avaient déjà été menées concernant de juge su parcours irréprochable, compte tenu de la nature de ses postes précédents. Ultime enquête qui le disculpa.. Depuis les médias qui affichaient l’accusatrice en première page, les politiciens démocrates qui ne parlaient que d’elle et vilipendaient son soi-disant agresseur, l’ont tout simplement oubliée…
Les raisons de ce feuilleton qui prit très souvent une tournure violente et haineuse, venaient, en réalité, du refus des Démocrates d’accepter tout candidat à la Cour Suprême proposé par le Président Trump, dont ils n’ont jamais accepté l’élection, un Juge à la Cour suprême étant élu à vie et jouant un rôle particulièrement important. Le nombre de sénateurs républicains et démocrates étant proches actuellement, on assiste donc à toutes les manœuvres d’obstruction et de retardement possibles pour tenter d’emporter le vote des indécis.
Autre illustration : aux États-Unis, on sait qu’une partie des membres de l’exécutif changent avec le changement d’Administration et que certaines de ces nominations doivent avoir l’approbation du Sénat. Or, on notera que près de deux après son élection, certains de ceux qui ont été choisis par Donald Trump n’ont toujours pas été confirmés, laissant des postes vacants.

Vrais faux engins explosifs

Autre affaire illustrant le déchirement politique actuel et son hystérisation : les envois récemment de treize vrais faux engins explosifs à des personnalités démocrates, dont Barack Obama, Hillary Clinton ou à l’un des principaux financiers des Démocrates, George Soros, la chaîne de télévision CNN ou un acteur, sans qu’il y ait eu de victimes. Envois par un personnage marginal, connu des services de police, arrêté et inculpé très rapidement sans que les motifs précis aient été déterminés pour l’heure : -. Ses cibles ayant été des Démocrates la plus garde partie des médias accusa aussitôt le Président américain d’avoir provoqué ces envois par la teneur de ses interventions. Que ce soit dans des remarques publiques ou dans ses tweets, car c’est un fervent utilisateur de ce réseau social.
S’il est vrai qu’il ne mâche pas ses mots concernant ses adversaires politiques, il est tout aussi vrai qu’il répond ainsi à des attaques virulentes incessantes l’ayant visé dès l’annonce de sa candidature à la Maison Blanche. La plupart des médias étant pro-démocrates ne donnent guère d’informations fiables concernant son administration mais agissent comme outil de propagande contre lui. Alors qu’en dépit de cette presse négative, mais compte tenu de ses réussites indéniables, notamment sur le plan économique et de l’emploi, mais aussi de politique extérieure ou de ses promesses de campagne tenues au fil des semaines, y compris l’installation de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, il est à 50% d’opinion positive dans les plus récents sondages, alors que la couverture médiatique le concernant est à 90% négative – voir une étude de Harvard à cet égard -.
Ainsi les médias ont-ils largement passé sous silence la récente attaque contre Donald Trump et des responsables comme le ministre de la Défense, de lettres contenant un poison, de la ricine, ayant été envoyées à la Maison Blanche. Un personnage avec un casier judiciaire chargé a été arrêté .

Sénateurs républicains attaqués à la mitraillette

Au chapitre de la haine anti-Républicaine on rappellera aussi l’attaque à la mitraillette d’élus républicains s’entraînant pour un match de baseball à but caritatif qui a lieu tous les ans entre Démocrates et Républicains. L’agresseur, violemment anti-Trump, et pro-Bernie Sanders, très à gauche, avait ouvert le feu avec une mitraillette et une arme de poing. Plusieurs élus et des membres de leur sécurité, furent touchés et le Sénateur républicain Scalise fut si grièvement blessé que sa guérison, des mois plus tard, a été qualifiée de quasi miraculeuse . Aucun Républicain ne rendit alors Bernie Sanders responsable de cette attaque.

Premier Amendement

Pour expliquer ce déchaînement verbal tel qu’il est inévitablement suivi d’effet parfois, il faut évoquer un élément crucial : le Premier Amendement, partie essentielle de la constitution américaine, qui garantit la liberté de culte, d’expression et de la presse ou le droit de s’associer. Une liberté d’expression qui est limitée en France par l’interdiction de toute incitation à la haine mais ne l’est pas aux États-Unis. Il n’y a ainsi aucun garde-fou contre le déchaînement verbal (sauf en cas de danger imminent). Avec les conséquences que l’on a vues plus haut, des prises de paroles d’une violence extrême et des attaques ad hominem terribles. Comme cette actrice qui fit la une des médias, tenant une tête sanguinolente décapitée très réaliste représentant Donald Trump, ou cet acteur qui préconisait de kidnapper le jeune fils des Trump, âgé de 11 ans et de l’enfermer dans une cage avec des pédophiles. Ou encore cette sénatrice démocrate hurlant publiquement qu’il faut poursuivre les membres de l’Administration Trump, leur faire savoir qu’on les rejette, partout où ils sont, avec, pour résultat, des ministres harcelés dans des restaurants, devant chez eux ou la porte-parole de la Maison Blanche insultée publiquement lors d’un dîner de journalistes ou encore contrainte de quitter un restaurant où elle était installée en famille avec ses jeunes enfants.
Quant à Hillary Clinton, elle déclarait récemment cyniquement qu’il ne peut y avoir de civisme tant qu’un parti veut détruire ce qu’a accompli le sien…
Et, pour la petite histoire, le fabricant de glaces Ben & Jerry a lancé un concours pour élaborer une glace au parfum « résistance », noble mot dévalorisé de mille et une manière par les anti-Trump…

ANTISÉMISIME, PREMIER AMENDEMENT, GAUCHE AMÉRICAINE ET RÉCUPÉRATION PAR DES ANTISÉMITES

Cette hystérisation, lorsqu’elle croise un antisémitisme qui n’est freiné par aucune loi, donne Pittsburgh. Y compris parmi des personnages d’extrême-droite comme le néo-nazi qui a été inculpé pour les meurtres antisémites de Pittsburgh. Il a posté des remarques, sur un compte fermé depuis, disant sa haine de Donald Trump, « entouré de Juifs »…
Le Premier Amendement permet, en effet, aux antisémites de tout poil, souvent mâtinés d’un antisionisme virulent, d’afficher librement leur haine, voire d’appeler ouvertement à tuer des Juifs, notamment sur les campus universitaires américains. Pour en avoir une idée, il faut se rendre sur le site de canarymission ou suivre @canarymission . Une plongée dans un antisémitisme effarant, y compris de la part de professeurs d’université. Des antisémites hideux très majoritairement musulmans mais pas uniquement.

Antisémitisme, gauche américaine, visite de Donald Trump et de ses proches à Pittsburgh

Pour illustrer la prégnance de cet antisémitisme, parfois couplé à de l’antisionisme, on prendra l’exemple de Hen Mazig, un réserviste israélien qui donne des conférences pour le compte de CAMERA et Hillel, deux organisations qui combattent l’antisémitisme très présent sur les campus américains. Ce jeune homme de 27 ans a fait près de 5 ans d’armée au sein de COGAT, branche militaire importante de Tsahal servant de liaison pour les questions humanitaires entre Tsahal et l’Autorité palestinienne, les Nations unies et les diverses ONG présentes en Judée Samarie. Il est né en Israël dans une famille qui y est allée s’installer, venant d’Irak et d’Afrique du Nord dans les années 50. Il écrivait, le 11 juin 2017, dans un de ses articles “En tant que Juif israélien laïque, moitié irakien, moitié africain, et homo, je ne connais que trop bien l’oppression, j’ai été confronté à des défis pour être accepté à chaque étape de ma vie. J’ai toujours lutté contre la phobie envers les LGBT, le racisme et autres formes d’intolérance. Compte tenu de qui je suis, j’avais le sentiment que je n’avais pas eu le choix. Mais lorsque j »ai été attaqué pour la première fois par des membres de la communauté LGTB internationale à cause de ma nationalité, j’ai été pris de court. Oui, ma propre famille, des personnes qui savent au premier chef combien il est difficile d’être qui nous sommes, adhérent à une campagne qui me persécute à cause de l’endroit où je suis né. Ce groupe, à l’intérieur de la communauté LGBT promeut une campagne contre ce qu’ils décrivent ce qui serait l’utilisation par Israël de sa communité gay comme poudre aux yeux pour occulter le confit avec les pays arabes et musulmans qui sont nos voisins – « pinkwashing » un mouvement virulemment pro-BDS aux Etats-Unis, soutenu par Linda Sarsour, personnage sur qui on reviendra -. En tant qu’ex-officier humanitaire de Tsahal qui a travaillé en Cisjordanie avec des Palestiniens quotidiennement entre 2007 et 2012, je sais ce que sont les défis de ce conflit et je soutiens entièrement une solution à deux États. »

Or, au lendemain de l’attentat sanglant de Pittsburgh, Hen Mazig, donnait une conférence dans une université américaine. Il fut attaqué et posta une vidéo de l’incident avec ce commentaire sur twitter : « J’ai l’habitude d’être attaqué et l’habitude des protestations et des tentatives pour me faire « honte » de ma nationalité. Mais hier soir, à l’université St. Louis de Washington, deux jours après l’attaque épouvantable contre mon peuple, ça a été différent. Il faut que cela cesse. Maintenant.
Autre élément important : la communauté juive américaine est à environ 70% Démocrate. Donc hostile au Président Trump. Ce qui explique cette aberration : des groupes juifs ont manifesté contre la venue du Président, de son épouse, de sa fille Ivanka et de son gendre Jared Kushner, tous deux juifs, à Pittsburgh pour rendre hommage aux victimes…Le rabbin de la synagogue attaquée les a pourtant, fort heureusement, accueillis comme il se devait, tout comme les blessés et le personnel médical de l’hôpital où ils se sont rendus.

Ils ont déposé de petites pierres, comme le veut la tradition, et des fleurs, des roses blanches, venus de la Maison Blanche.

De grands médias ont mis, bien entendu, l’accent sur les protestations…

Gauche américaine et haine anti-Trump, récupération

Quant aux groupes ayant protesté contre la venue du Président et de membres de sa famille, on notera que l’un des premiers à s’être manifesté et qui ne représente pas particulièrement les Juifs de Pittsburgh a été fondé et est animé par le fils de George Soros. Leur site est particulièrement édifiant et haineux. Unis avec d’autres groupes, ils ont pour l’un de leurs slogans « Trump, vous avez notre sang sur les mains ». Leur lettre ouverte à Donald Trump a été répercutée, entre autres, par le New York Times…. Même quotidien qui publiait il y a quelques jours un éditorial de J.D.Greenblatt, directeur de l’ADL, ancien collaborateur d’Obama, qui y vilipendait Trump et glorifiait G.Soros, qui pourtant soutient des ONG pro-BDS et anti-israélienne. Le Premier ministre israélien a d’ailleurs déclaré qu’il était légitime de critiquer ce personnage, alors que quiconque le fait aux États-Unis se fera taxer d’antisémitisme par la gauche américaine…
Autre aberration, parmi les critiques de Donald Trump, l’accusant d’antisémitisme, ce qui est absurde, ses huit petits-enfants étant tous juifs, et alors que c’est le Président américain qui a fait le plus pour Israël, versant des larmes de crocodiles ignobles sur les morts de Pittsburgh, on trouve Linda Sarsour, une antisémite et anti-israélienne notoire, qui déclarait il y a peu qu’il faut déshumaniser les Israéliens qu’il fallait tuer, entre autres ignominies. Il y a ici une liste de ses déclarations et prises de position pro-terrorisme, BDS et antisémites :. On la retrouve aussi discrètement derrière la levée de fonds de la communauté musulmane pour venir en aide aux familles juives touchées à Pittsburgh. Opération hypocrite de propagande pro-musulmane. De plus lors d’une opération précédente similaire – des tombes juives avaient été profanées-, l’argent n’avait pas été versé dans un premier temps et ne l’avait été versé qu’en partie ensuite, après plusieurs rappels. Des opérations poudre aux yeux qui en ont trompé plus d’un, en France y compris. Nous y reviendrons dans un autre article.



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