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Chronique de Michaël Bar-Zvi | Dalet Be Yaar 5776 - 12 mai 2016

Au terme de la guerre d’indépendance, qui coûta la vie à 1% de la population juive du pays, il était crucial de transmettre à l’ensemble des habitants la notion de devoir et de dette envers ceux qui avaient payé de leurs vies la réalisation du rêve ancien de rétablissement d’une souveraineté juive sur la terre d’Israël. Le précepte fondamental du judaïsme peut se résumer en une formule : « Tu choisiras la vie ». Ce principe est celui qui anime tous les soldats de Tsahal lorsqu’ils acceptent de sacrifier la leur pour que la vie des autres continue, et c’est la raison pour laquelle la décision du gouvernement israélien de lier la journée de l’indépendance à celle du souvenir, est un acte politique fondateur pour la transmission des valeurs profondes de la tradition juive.

La mort n’est pas une valeur suprême pour le peuple juif et elle n’a de sens que si elle est un acte de défense, qui génère après elle une pulsion de vie. Lorsque la nation rend hommage aux victimes des conflits, guerres ou attentats, elle ne rend pas la joie aux familles endeuillés, qui portent ce fardeau 365 jours par an et non une seule journée. Le passage de la peine à l’allégresse ne les concerne pas en vérité, mais il s’agit de leur exprimer notre gratitude, notre respect et notre solidarité, de manière symbolique en écartant les divergences et les débats qui agitent une société où le danger existentiel n’a jamais empêché la liberté d’expression, le droit à la critique et les remises en question.

La maturité d’Israël tient justement dans sa faculté à faire abstraction de ces différences, de ces clivages et de ces tensions pendant deux jours. Cette force, Israël la puise dans l’idée qu’au lendemain de la plus grande catastrophe humaine qui a failli aboutir à son extermination, une occasion unique de renaissance lui a été donnée et qu’il n’a pas le droit, ni le luxe de la gaspiller.

L’échec d’Israël n’aurait pas seulement pour conséquence la disparition d’un petit Etat qui énerve le monde entier mais serait une faute morale pour l’humanité, qui la retournerait sans aucun doute rapidement contre lui, tout comme l’antisémite accuse toujours en fin de compte le Juif de sa haine pour lui.

Yom Atsmaout est le moment où l’on met de côté ce qui nous divise pour mettre en avant ce qui nous rassemble, au-delà de la politique, des pratiques sociales ou religieuses. N’oublions jamais qu’en ce jour, comme le disait Emmanuel Lévinas : « Nous sommes tous des Juifs israéliens » !

Hag Atsmaout Sameakh



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