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Chronique de Michaël Bar-Zvi | Kaf He Be yaar 5775 - 14 mai 2015

Le Premier Ministre aura-t-il les mains libres pour imposer la réforme du système électoral afin d’améliorer la gouvernance de l’Etat d’Israël ?
Les fractures sociales mises à jour par les élections pourront-elles être réduites par un gouvernement déjà engagé par des dépenses budgétaires accordées aux partis de la coalition ?

Etat en pleine croissance, Israël est un pays dont certains secteurs sont en crise, non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan moral. La police, la justice et l’armée font face aujourd’hui à de graves difficultés, avec la mise en examen de hauts gradés de ces institutions dans des affaires de corruption ou de harcèlement sexuel. Jusqu’à présent ces secteurs avaient su préserver la confiance de la population, mais ces dernières semaines de fortes brèches ont entamé ce capital.

Même la sécurité intérieure des citoyens est mise en danger avec la recrudescence des attentats d’origine criminelle et règlements de compte des gangs de la pègre israélienne. Israël a besoin aujourd’hui d’un leadership sans faille, tant au niveau du pouvoir exécutif qu’à celui du pouvoir législatif et du pouvoir juridique.

Les élections ont apporté une réponse claire entre deux mouvances politiques, mais elles ont aussi posé des questions sur la confiance dans le pouvoir et les institutions, dans lesquels les Israéliens ne se reconnaissent pas. Le système électoral transforme chaque échéance en une sorte de référendum pour le Premier ministre, or si l’on interrogeait les Israéliens sur des questions essentielles, on constaterait qu’ils ont en majorité des avis différents des partis pour lesquels ils ont voté, sur de nombreux points.

Un régime politique stable permettrait, comme c’est le cas dans d’autres démocraties, d’équilibrer la politique du gouvernement par une intense activité parlementaire, dans laquelle l’opposition jouerait aussi un rôle, ou encore par un travail de réflexion en profondeur de l’appareil juridique sur le long terme.

Mais la réalité politique d’Israël, où depuis trois décennies la plupart des mandatures ne vont pas à leur terme, ne facilite pas cette tâche de construction d’un paysage politique stable. Le gouvernement n’a pas le temps d’appliquer une politique ou de réformer, la Knesset ne peut accomplir son rôle de législateur serein, et la justice n’a pas la capacité de servir de régulateur des lois adoptées souvent dans l’urgence. Ces questions étaient aussi inscrites les bulletins de vote, et il serait bon que les nouveaux dirigeants élus



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