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Terrains de football pour tuer ?

Par Tom Gross - Jewish World Review - Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l’IHC

Israël est accoutumé à être isolé par une critique injuste, et soumis à un deux poids deux mesures éclatant de la part des nations Unies, de l’Union Européenne, de beaucoup de média occidentaux et de nombre d’organismes universitaires. Mais aujourd’hui la FIFA - l’organisation présumée non politique qui dirige le sport le plus populaire au monde, le football - entre dans cette arène également.


Le Président Ahmadinejad (au centre) à l’entraînement avec l’équipe nationale à Téhéran en mars

La FIFA a condamné Israël pour une frappe aérienne sur un terrain de football vide dans la bande de Gaza, qui était utilisé pour des exercices d’entraînement du jihad islamique et les brigades des martyrs d’al Aqsa. Cette frappe n’a pas provoqué de blessures. Mais dans le même temps, la FIFa a refusé de condamner une attaque à la roquette sur un terrain de football israélien la semaine dernière, qui elle a provoqué des blessures.

Avec la Coupe de Monde de football, qui se tient seulement tous les quatre ans, d’ici quelques semaines, c’est un moment d’émotion croissante pour les centaines de millions de gens à travers le monde qui suivent ce jeu avec passion.

Comme la FIFa se réunit dans les jours à venir pour décider de l’action à l’encontre d’Israël, le deux poids deux mesures que cela implique ne peut être plus évident. Jusqu’à présent, la FIFA, qui se considère comme un organisme purement sportif, s’est départie de sa manière d’éviter la politique, et s’est abstenue de critiquer même les plus horribles abus de droits de l’homme liés aux joueurs et aux stades de football.

PAS UN MOT SUR SADDAM ET LES TALIBAN

Quand le fils de Saddam Hussein, Uday, a torturé les joueurs de football irakiens en 1997 après leur échec en qualification pour les finales de la coupe du monde de football en France, la FIFa est demeurée silencieuse. Uday, qui était président de l’association irakienne de football, tortura de nouveau des grands joueurs en 1998. Et en 2000, suivant une défaite en quart de finale de la Coupe de l’Asie, trois joueurs irakiens furent fouettés et battus pendant trois jours par les gardes du corps d’Uday. La torture eut lieu au siège du quartier général de comité olympique irakien, mais la FIFa ne dit rien.

De même, la FIFA regarda simplement ailleurs quand les Taliban utilisèrent un terrain de football finance par l’ONU pour flageller et massacrer des centaines d’innocents qui auraient violé la loi de la sharia, devant de milliers de gens scandant « Allah ouakbar ». (Le coach de l’équipe afghane Habib Ullahniazi déclara que trente personnes au moins furent exécutées au milieu du terrain pendant les mi-temps d’un seul match de football au stade Ghazi de Kaboul).

La FIFA ne se prononça pas non plus quand de stades de football en Argentine furent transformés en prisons.

ET LE CHILI ET LA TCHETCHENIE

Le silence de la FIFa ne fut pas moins assourdissant quand, selon la Croix Rouge Internationale, environ 7.000 prisonniers furent détenus (et certains torturés) au stade national de football du Chili, après qu’Augusto Pinochet se soit emparé du pouvoir en 1973.
L’organisation ne menaça pas davantage la Russie de sanctions quand le président tchétchène Akhmad Kadyrov fut assassiné par l’explosion d’une bombe au stade Dynamo de Grozny.

De même au Moyen-Orient, la FIFA refusa de critiquer la décision de nommer un tournoi de football palestinien du nom d’un terroriste islamikaze qui assassina 31 personnes lors d’une célébration de la pâque juive au Park Hôtel de Netanya en 2002. (Lors du tournoi, organisé sous les auspices de Yasser Arafat en 2003, le frère de l’islamikaze à la bombe se vit conférer l’honneur de distribuer les trophées à l’équipe victorieuse).

La FIFA refusa aussi de condamner l’attentat suicide à la bombe au restaurant Maxime de Haïfa d’octobre 2003, au cours duquel furent blessés trois officiels de l’équipe championne israélienne, le Maccabi de Haïfa.

ISRAEL EST DIFFERENT...

Mais alors la semaine dernière, la FIFA trouva en définitive une cible digne de son indignation, et bondit à l’action.
Cette cible était Israël.

L’organisme de direction international du football a condamné l’Etat juif, et annoncé qu’il envisageait une action possible au sujet de la frappe aérienne israélienne la semaine passée sur le terrain de football de Gaza utilisé pour des exercices d’entraînement de terroristes. Le terrain, qui aurait aussi servi de bloc pour le lancement de missiles, était vide lors de l’attaque ; la frappe elle-même faisait suite à des tirs continus de barrage de roquettes Kassam dirigés contre des villes et des villages israéliens.

Deux jours auparavant seulement, l’une de ces roquettes Kassam atterrit sur un terrain de football au Kibboutz Karmiya dans le sud d’Israël, provoquant des blessures légères chez une personne. Plusieurs autres enfants et adultes israéliens eurent besoin d’un traitement pour choc. L’attaque fut revendiquée par les brigades al Qods, branche armée du jihad islamique. Le terrain de football est régulièrement utilisé par des enfants, et ce n’est que grâce à la chance qu’il n’y ait pas eu de plus graves blessures. (Depuis le retrait d’Israël de Gaza l’an dernier, plusieurs membres du Kibboutz, dont un bébé de 10 mois, ont été blessés après que leurs foyers ait été frappés directement par des Qassams. Ailleurs, des Israéliens sont morts après avoir été frappés par ces armes).

... MAIS PAS LES ROQUETTES QASSAM...

Dans une interview au ’Jerusalem Post’, Jérôme Champagne, secrétaire général adjoint de la FIFA, qui a personnellement condamné l’attaque sur le terrain de football palestinien, a refusé de présenter une condamnation identique à l’attaque sur le terrain israélien.
Champagne déclara qu’il avait discuté de l’affaire avec le président de la FIFA Sepp Blatter, et qu’une décision sur l’action contre Israël serait bientôt annoncée. Champagne, citoyen français, a aussi envoyé une lettre officielle à l’ambassadeur d’Israël en Suisse (la FIFA est basée à Zurich).

Une condamnation d’Israël par la FIFA n’est pas une mince affaire. Les passions incroyables que le football soulève dans beaucoup de pays autour du globe semblent avoir peu de limites. Par exemple, on a rapporté que le seul moment où les armes restèrent silencieuses pendant la guerre civile au Liban, ce fut pendant les matches de la coupe du Monde en 1982.

Des citoyens israéliens, indignés par la décision honteusement unilatérale de la FIFA, ont envoyé des courriels à la FIFA pour demander pourquoi « ils se soucient plus de l’herbe d’un terrain de football vide que des vies humaines sauvées par les frappes sur les blocs de lancement de Qassam ».

BANNIERES ET SLOGANS ANTISEMITES

Ils ont aussi demandé où est la FIFa quand des bannières antisémites se dressent sur les stades de football européens, où retentissent des slogans de spectateurs sur l’envoi des Juifs dans les chambres à gaz ? Et où, demandent-ils, sont les sanctions de la FIFA contre des pays arabes ou asiatiques qui refusent d’autoriser Israël à participer à des compétitions en Asie ?

D’autres questions ont été soulevées aussi - pourquoi par exemple, la FIFA a-t-elle déplacé des matches hors d’Israël parce que les équipes invitées craignaient de venir en Israël, mais n’a jamais n’a jamais interdit à aucune autre équipe nationale de jouer des matches à domicile à cause de la violence islamique locale. L’Indonésie, le Pakistan, l’Egypte, la Turquie ont été autorisés à continuer de jouer leurs matches à domicile.

En réponse à cette critique, Champagne - peut-être mal informé du phénomène de certains juifs radicaux à l’avant-garde pour fouetter de leur haine l’Etat d’Israël - a écrit au ’Jerusalem Post’ en déclarant qu’il ne pouvait avoir de préjugés contre Israël puisque sa femme est juive***[ndt].

ASSOCIATED PRESS NE MENTIONNE PAS L’ATTAQUE DE QASSAMS

Dans son rapport sur la condamnation d’Israël par la FIFA mis largement en circulation, Associated Press n’a pas non plus mentionné l’attaque de roquettes Qassam sur le terrain de football israélien. En conséquence, et ce n’est pas la première fois, Associated Press a donné à ses lecteurs à travers le monde une impression déséquilibrée du conflit israélo-palestinien.

La popularité du football assure que l’histoire de l’Associated Press a été utilisée par des douzaines de supports d’information - entre autres al Jazeera, CBC News of Canada, et le Los Angeles Times. Seule la presse israélienne a mentionné l’attaque sur le terrain de football du kibboutz Karmiya, attaque que le site Internet du jihad islamique admet avoir exécutée.

« NOUS NE FAISONS PAS DE POLITIQUE »

L’indignation ressentie chez les passionnés de football en Israël face à ces incroyables deux poids deux mesures est d’autant plus grande que le président de la FIFA Sepp Blatter a dit clairement que la FIFa ne devrait pas se mêler de politique. Suivant des appels en décembre dernier de politiciens allemands demandant l’interdiction de participation de l’Iran dans la coupe du Monde à venir (qui commence en Allemagne le 9 juin 2006) du fait de la dénégation répétée de l’Holocauste par le président iranien, Blatter a répondu « nous ne commencerons pas à faire des déclarations politiques. Nous au football, si nous nous mêlions de telles discussions, ce serait contre nos statuts. Nous ne faisons pas de politique ».

En effet, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se sent maintenant tellement enhardi par le soutien de la FIFA qu’il a annoncé la semaine dernière qu’il assistera probablement au matche d’ouverture de l’Iran contre le Mexique à Nuremberg le 11 juin. La négation de l’Holocauste est un délit grave punissable d’une peine allant jusqu’à cinq ans de prison en Allemagne, mais Ahmadinejad perçoit sans aucun doute que des organismes internationaux comme la FIFA le protègeront.

FERMER LES YEUX SUR DUBAI

Pendant ce temps, la FIFA (et d’autres organismes sportifs) continuent de fermer les yeux sur les boycotts des sportifs israéliens.
En février, Tal Ben Haïm - le capitaine de l’équipe nationale de football, qui joue dans le club de football en première division dans l’équipe des « Bolton Wanderers » - s’est vu interdire de rejoindre ses coéquipiers de Bolton pour leurs matches d’entraînement à Dubaï. La FIFa l’a ostensiblement ignoré. De même l’équipe de Bolton malgré le fait que l’équipe revendique d’être en tête de la campagne « chassez le racisme du football » au Royaume Uni.

La semaine dernière déjà, un autre club anglais, « West Ham », en allant à Dubaï, a laissé à domicile ses deux joueurs israéliens, Yossi Benayoun et Yaniv Katan. La FIFA n’a naturellement rien eu à dire.

Alors qu’Israël est souvent calomnié comme un « Etat d’apartheid » (bien qu’il y ait plusieurs Arabes jouant dans son équipe nationale), Dubaï n’a reçu aucune critique pour ce qui apparaît comme une politique « d’apartheid » évidente.

En effet, si Israël était autorisé à entrer en compétition contre d’autres équipes asiatiques pour une participation à la Coupe du Monde, plutôt que contre celles de Grande-Bretagne et de France, l’équipe israélienne, assez forte, aurait été probablement en mesure de se qualifier pour la Coupe du Monde de cette année.

RONALDINHO AIDE LES VICTIMES DU TERRORISME

Tout n’est pas pourri dans le monde du football. Quelques individualités semblent encore savoir distinguer le bien du mal. La semaine dernière, Ronaldinho, la superstar brésilienne partout considéré comme le meilleur joueur du monde actuel, a fait donation aux enfants israéliens survivants d’attentats suicide à la bombe des ballons et des chemisettes de football, déclarant qu’il espérait que ses cadeaux « réchaufferaient les cœurs de ces enfants qui avaient tant souffert ».
Mais la FIFA, pendant ce temps, considère apparemment qu’il est tolérable que les groupes terroristes palestiniens continuent de viser ces enfants israéliens, en envoyant des missiles de la bande de Gaza, alors même qu’Israël a quitté la zone.


http://jewishworldreview.com/0406/gross041206.php3


*** Note du Traducteur : avec des arguments de cette élévation, on ne peut que conseiller à Mme Champagne de faire la grève du zèle, et de réserver à son Champagne de mari un accueil des plus secs.
Comme chacun le sait, « Tout antisémite a son Juif ». M. Jérôme Champagne a sa femme.



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