Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël
Personnalisé
Inscription gratuite à la Newsletter - cliquer ici
-
Soumettez vos réactions

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Kaf Tet be Iyar 5774 - 29 mai 2014

Mais il y a un autre signe qui en est le nom, c’est la montée de la haine d’Israël sous toutes ses formes. L’histoire n’a pas toujours de sens, mais les événements qui s’y déroulent peuvent en avoir. Les sociétés civiles en Europe souffrent de problèmes sociaux, économiques, politiques mais l’antisémitisme n’a jamais un remède, au contraire il est toujours le symptôme qui révèle la maladie.

La haine d’Israël rassemble aujourd’hui des personnes qui, en théorie ne devraient jamais boire un café ensemble, et pourtant elles partagent cette idée. Lorsque des enfants de bonne famille quittent l’Europe pour s’engager dans les mouvements djihadistes ou lorsque des Allemands élisent à nouveau un député néo-nazi dont le slogan électoral est « mettons les gaz », il faut regarder la réalité en face avec courage.

Nos Sages nous ont enseigné que celui-ci consistait justement à contenir sa colère. Une manifestation ou une condamnation de plus ne changeront rien à la situation de danger dans laquelle les Juifs en Europe se trouvent. Il ne s’agit pas non plus de diaboliser tel ou tel parti de droite ou de gauche, dont les discours populistes et racoleurs polluent nos oreilles, mais avant tout de redonner son sens à la politique, ou plutôt au politique.

Le politique est le souci fondamental de transmission d’un ensemble de valeurs, et non la conquête du pouvoir par des politiciens. La haine d’Israël, et encore une fois épargnons le poncif selon lequel on a le droit de critiquer la politique d’Israël, où la liberté d’expression est entièrement souveraine, doit être un obstacle rédhibitoire à l’exercice de la politique. Il ne s’agit pas de prôner une tolérance zéro des actes antisémites, mais d’en éradiquer le principe même.

Le mode opératoire de l’attentat de Bruxelles ressemble à celui de Mohammed Merah, détermination, sang-froid, indifférence totale à l’égard des victimes, préparation minutieuse de l’évacuation des lieux, mais ce qui frappe le plus c’est que la haine chez ce tueur semble banale.

On croyait cette époque révolue, mais elle n’était qu’en suspens, et c’est cela qui est le plus grave, que la haine d’Israël soit devenue la norme, les affaires courantes, comme on dit ; et qu’en revanche, l’amour d’Israël ne soit qu’une parenthèse, un état de grâce passager en Europe, où le temps des remords et de la mauvaise conscience ne durent guère.



Retourner à l'article Chronique de Michaël Bar-Zvi | Kaf Tet be Iyar 5774 - 29 mai 2014

Vous allez pouvoir personnellement participer à l’enrichissement éditorial de en nous faisant parvenir vos articles, réactions et commentaires pour nous les soumettre vous pouvez, utiliser votre logiciel de messagerie habituel en cliquant ici

Vos textes seront publiés dans la mesure du possible dans la rubrique « courrier des lecteurs de  ».

Pour la publication, votre anonymat peut être respecté et votre courrier selon votre demande sera « anonyme » ou ne sera signé que de vos initiales ou de votre nom de plume ou d’un pseudonyme . Vous pouvez aussi nous préciser pour publication en plus de votre identité, vos titres, adresses et email.

Nous respectons votre vie privée et vos coordonnées personnelles ne seront en aucun cas diffusées sans votre accord préalable.

desinfos.com ne conserve aucune donnée personnelle sur le site.