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Chronique de Michaël Bar-Zvi Kaf | Daleth Be Nissan 5774 - 24 avril 2014

On estime que vivent aujourd’hui en Israël moins de 200.000 personnes ayant vécu les horreurs des camps, des ghettos et des sévices commis par les nazis et leurs alliés dans les pays occupés au cours de la seconde guerre mondiale. Toutefois, la solidarité ne consiste pas seulement à se tenir au garde-à-vous pendant quelques minutes lorsque la sirène retentit ou même à écouter ou regarder pendant une journée des programmes sur la Shoah.

La solidarité doit avant tout s’exprimer par leur droit à une vie décente tout au long de l’année, et plus particulièrement dans la dernière partie de leur existence. Or d’après les chiffres publiés, il y a deux jours par le Fonds pour le bien-être des survivants de la Shoah, plus de 50.000 anciens déportés vivent sous le seuil de pauvreté. Selon l’enquête réalisée par cette fondation, 20% des survivants renoncent à acquérir les médicaments qui leur sont prescrits, car ceux-ci ne sont pas remboursés par les organismes de santé publique en Israël.

Plus d’un tiers de ces personnes vivent seules, et n’ont aucune famille directe, enfants ou petits-enfants. Le ministre des Finances Yaïr Lapid, fils d’un survivant de la Shoah, a décidé il y a quelques mois d’étendre la loi accordant une allocation d’ancien déporté aux personnes ayant immigré après 1953, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.

Cette allocation variait de 1500 à 1800 Shekels par mois, soit entre 350 et 400 Euros, et elle devrait augmenter dans les prochains mois pour atteindre 500 Euros minimum et 1200 Euros maximum selon le degré d’invalidité des personnes concernées. Yaïr Lapid a promis de réserver un budget de 835 Millions de shekels à cette mission, soit 150 Millions d’Euros environ, pour les cinq années à venir.

Néanmoins pour obtenir ces aides, encore insuffisantes, les anciens déportés doivent affronter la bureaucratie israélienne et fournir des documents qu’ils ne sont souvent pas en mesure de fournir. La loi de 2007 et de 2008 sur les pensions des anciens déportés, avec tous les décrets d’application et les rectificatifs apportés datant de 2014, comprend plus d’une cinquantaine d’articles.

Avant d’écrire cette chronique, j’ai essayé de lire ce texte pour savoir si j’aurais été capable d’adresser une demande et de remplir les formulaires. J’avoue que sans l’aide d’un avocat c’est absolument impossible. Même s’il existe plusieurs associations bénévoles qui aident les déportés dans ces démarches, souvent ceux-ci n’en connaissent pas l’existence ou bien sont obligés de faire appel à des juristes agissant à leur propre compte et qui se font grassement payer.

Chaque mois, mille survivants de la Shoah disparaissent et notre responsabilité est qu’ils vivent leurs dernières années dans la dignité.



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