Depuis Septembre 2000, DESINFOS.com est libre d’accès et gratuit pour vous donner une véritable information indépendante sur Israël
Personnalisé
Inscription gratuite à la Newsletter - cliquer ici
-
Soumettez vos réactions

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Yod H’et Adar bet 5774, 20 mars 2014

Hier soir, le président Poutine a clairement fait savoir que si les pays occidentaux s’obstinaient à vouloir sanctionner économiquement la Russie, il envisageait de remettre en question sa participation au processus engagé avec l’Iran. Le problème avec Poutine que souvent ses menaces sont déjà des faits accomplis, sur le terrain et l’exemple du référendum en Crimée en est la preuve évidente.

Le vice-ministre des affaires étrangères Serguei Rybakov a tenu ces propos dans une conférence de presse, à la veille de la reprise des discussions avec l’Iran. Par ailleurs, une patrouille de l’armée israélienne a été attaquée avant-hier sur le Golan par des soldats de l’armée régulière fidèle à Bachir el Assad, or on le sait une agression de ce type ne peut avoir eu lieu sans en avoir informé les officiers russes présents en Syrie. Poutine aurait-il donné son accord pour cette attaque, ou tout simplement fermer les yeux ?

Vu la réaction prévisible et ferme de Tsahal, on peut se demander si les Syriens veulent vraiment remettre en cause le statu quo ou s’il s’agit une fois d’un avertissement adressé non seulement, mais surtout à l’Occident pour lui signifier que la Russie était en mesure d’ouvrir à sa guise un nouveau front.

Assad conscient de sa force et de son alliance avec Poutine, montre ses muscles tandis que dans le sud le djihad islamique, armé par l’Iran, continue à lancer des roquettes et des missiles sur Sderot, Ashkelon et Netivot.

Poutine a bien compris que les occidentaux n’interviendraient pas en Ukraine, et que le seul pays qui, lorsqu’il est agressé, réagit militairement : c’est Israël.

Lorsqu’on lit les titres de la presse en Europe, où on annonce qu’Israël a attaqué des bases militaires en Syrie alors qu’il ne faisait que réagir à une agression douze heures après l’acte en question, on comprend que l’angoisse qui tenaille l’Europe c’est qu’Israël réplique et ne se comporte pas avec la même lâcheté qu’elle, face à ses agresseurs.

A chaque fois que Poutine teste l’Europe, il mesure le niveau de sa pusillanimité et peut continuer sereinement à rebâtir l’Empire russe. Le dernier bastion de résistance se trouverait-il en Israël, qui n’a rien à voir avec le conflit de Crimée ? Ce n’est pas sérieux. Sauf si l’Europe liquidait en son sein l’esprit de Munich, ce qu’Israël a réalisé depuis le rétablissement de son indépendance et sur laquelle il fonde son énergie et sa force de vie.



Retourner à l'article Chronique de Michaël Bar-Zvi | Yod H’et Adar bet 5774, 20 mars 2014

Vous allez pouvoir personnellement participer à l’enrichissement éditorial de en nous faisant parvenir vos articles, réactions et commentaires pour nous les soumettre vous pouvez, utiliser votre logiciel de messagerie habituel en cliquant ici

Vos textes seront publiés dans la mesure du possible dans la rubrique « courrier des lecteurs de  ».

Pour la publication, votre anonymat peut être respecté et votre courrier selon votre demande sera « anonyme » ou ne sera signé que de vos initiales ou de votre nom de plume ou d’un pseudonyme . Vous pouvez aussi nous préciser pour publication en plus de votre identité, vos titres, adresses et email.

Nous respectons votre vie privée et vos coordonnées personnelles ne seront en aucun cas diffusées sans votre accord préalable.

desinfos.com ne conserve aucune donnée personnelle sur le site.