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Donner du sens à une folle realité

Par Diana West - jewishworldreview - Adaptation française de Simon Pilczer, volontaire de l’IHC

Les barbecues fument, les enfants reviennent de leur camp de vacances à la maison, et les joueurs de balle font gonfler leur poitrine aux stéroïdes. La vie continue.

Mais est-ce bien vrai ? Je me le suis demandé récemment, alors que mon ordinateur portable était vérifié (ou non) à un point de contrôle de sécurité d’un aéroport. Observant le garde donnant un signe de baguette pratiquement magique sous tous les angles et faces de l’objet, je restais frappée combien nous en étions arrivés là : des Américains au plus chaud de l’été, à l’aube du 21ème siècle. Nous pouvons être citoyens d’une nation conçue dans la liberté et attachés à la déclaration que tous les hommes sont créés égaux, mais notre liberté a été réduite du fait des mesures que nous avons prises pour écarter les attaques terroristes islamiques, et notre attachement à l’égalité apparaît en piteux état alors que nous allons rendre le monde sûr pour ... la sharia.

Cela paraît dingue, mais c’est la réalité. Ce jour est promis à être un grand jour pour la sharia, ou loi islamique. Il marque la fin des tractations constitutionnelles en Irak et le début du retrait israélien de Gaza et d’une partie de la rive occidentale. Les deux évènements - pour lesquels les USA se sont battus, qu’ils ont facilités, et ont même dirigés dans les détails - doivent étendre le domaine de la loi islamique, qui codifie l’infériorité de la femme et l’inégalité religieuse. Je ne connais de meilleure manière de quantifier les deux évènements. D’ici la fin de la journée, l’Irak, si elle met en place comme prévu un projet de constitution fondé sur la sharia, et Gaza, en tant que nouveau domaine de l’Autorité Palestinienne déjà acquise à la sharia, auront rejoint la communauté des nations au péril du monde libre.

Cela paraît dingue aussi. Mais pas plus que de penser aux troupes américaines combattant les escadrons de la mort à la solde des Iraniens pour soutenir un gouvernement conduit par un agent iranien potentiel - Ibrahim Jaafari, le Premier Ministre irakien et chef de la faction Dawa alliée à Téhéran.

Cela paraît fantastique, mais l’idée est émise par la très sérieuse éditorialiste de la JWR, Caroline Click, du « Jérusalem Post », qui a écrit récemment : « Aussi bien les Américains et les officiels irakiens - shiites et sunnites - ont déclaré depuis la mise en place du Conseil de Gouvernement Irakien à l’été 2003, de façon répétée, et comme un fait entendu qu’il (M. Jaafari) est un agent iranien ». M. Jaafari a passé des années sous la protection de l’Iran durant le régime de Saddam ; il a aussi conclu une visite de trois jours à Téhéran pour sceller des accords pétroliers, militaires, et touristiques. Je ne me souviens pas d’avoir entendu un mot sur la fin du parrainage reconnu de l’Iran à la terreur et aux troubles en Irak.

Encore plus dingue : le spectacle d’une Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, poussant en avant le négationniste de l’Holocauste chef de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, dans le démembrement stratégique d’Israël, soigneusement pensé par le vieux général intrigant Ariel Sharon. Le retrait israélien inclut non seulement la destruction ou le démantèlement de 25 implantations israéliennes, et le déménagement de 9.000 Israéliens, mais aussi l’exhumation et le nouvel ensevelissement de 48 tombes israéliennes. Horrible, oui, mais pas dingue. La menace d’une profanation musulmane des tombes juives dans le cimetière du Gush Katif est trop réelle pour qu’Israël se permette de laisser les morts là où ils reposent. En 1948, des armées musulmanes se sont emparées du cimetière du Mont des Oliviers à Jérusalem, et ont transformé des dizaines de milliers de pierres tombales en matériau de construction pour des routes, des bâtiments, et même des latrines.

Six des 48 tombes du Gush Katif sont celles de résidents assassinés par des terroristes musulmans. Cinq d’entre elles pourraient bien appartenir aux membres de la famille Hatuel - une mère et ses quatre filles - qui furent abattues par balles en mai dernier à faible distance par des terroristes palestiniens. Elles s’étaient rendues à une manifestation contre le désengagement, avec sur leurs pare-chocs des autocollants indiquant « Déraciner les implantations, victoire pour la terreur ».

Certainement, les terroristes considèrent le désengagement comme une victoire - bien que pas la dernière. Jamal Abu Samhadaneh, commandant des comités de résistance populaire, un réseau terroriste palestinien derrière (parmi d’autres) l’attaque en 2003 contre un convoi diplomatique américain à Gaza, qui tua trois américains, planifie déjà l’intifada n°3. « Nous allons transférer nos méthodes et nos installations sur la rive occidentale, a-t-il déclaré au Jérusalem Post, le retrait ne sera pas complet sans la rive occidentale et Jérusalem, qui est même plus précieuse à nos yeux que la rive occidentale ».

Sans surprise, Abu Samdahaneh est recherché par Israël. Mais il est aussi recherché par l’Autorité Palestinienne, dit-il - pour devenir un officiel supérieur de sa force de renseignement militaire.

Il peut exister une logique étrangement moyen-orientale à tout cela, mais elle n’est pas de celles que nous sommes à même de comprendre.


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