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Chronique de Michaël Bar-Zvi, Kaf Hé beYiaar 5772, 17 mai 2012

Les livres de Boualem Sansal sont interdits en Algérie, car ils dérangent et remettent en cause le régime. Pourtant il n’entend pas quitter son pays, même si sa vie est menacée. Ingénieur de formation et docteur en économie, il a été licencié de son poste au ministère de l’industrie en 2003. Il n’a commencé sa carrière d’écrivain qu’à l’âge de 48 ans parce qu’il voulait dénoncer les abus du pouvoir et la défiguration de l’Islam.

Dans la guerre civile, dit-il l’absurde c’est que les gardiens de l’ordre deviennent les agents du désordre et les islamistes tuent des musulmans au nom de l’Islam.

Mais le livre le plus fort de Boualem Sansal est sans aucun doute « Le village de l’allemand », fondé sur une histoire vraie, qui raconte les liens troublants entre les anciens nazis et le FLN, et établit un parallèle entre l’islamisme radical et le nazisme.

Sansal a obtenu le prix de la paix des libraires allemands et a déclaré lors de la remise de ce prix que l’enseignement de la Shoah était un devoir pour les nations arabes afin d’empêcher la montée de l’islamisme. "On retrouve les mêmes ingrédients dans le nazisme et l’islamisme, déclare-t-il dans une interview au Nouvel Obs en 2008. En Allemagne ils ont réussi à faire d’un peuple cultivé une secte bornée au service de l’extermination, en Algérie ils ont conduit à une guerre civile qui a atteint les sommets de l’horreur….

Nous vivons sous un régime national islamiste et dans un environnement marqué par le terrorisme, nous voyons bien que la frontière entre islamisme et nazisme est mince. « Le dernier ouvrage plus personnel de Boualem Sansal »Rue Darwin« est consacré à son enfance et à ses origines. Mais cette autobiographie est aussi celle de l’Algérie des soixante dernières années, marquée par les aléas de l’histoire, de la décolonisation à la guerre civile en passant par le socialisme et la corruption. Dans un passage remarquable de ce livre, il nous raconte sa mobilisation pour la guerre de Kippour qu’il ne fera jamais et il termine cet épisode »tartarinesque« par ces mots : » Je découvrais que les grands criminels ne se contentent pas de tuer, comme ils s’y emploient tout au long de leur règne, ils aiment aussi se donner des raisons pressantes de tuer : elles font de leurs victimes des coupables qui méritent leur châtiment".

Merci Boualem Sansal de votre visite en Israël, croissez et multipliez-vous dans le monde arabe. Inch Allah



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