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Décomptes ***, Francophonie, et Tutti Quanti

Simon Pilczer

Décompte *** : accidents de travail compris


Deux activistes palestiniens infiltrés en Israël tués (source militaire)

[ lundi 18 octobre 2004, 07h39 - *** ]

Deux activistes palestiniens armés qui avaient pénétré lundi matin en territoire israélien ont été tués, a-t-on appris de source militaire.

Les deux hommes, venus de la bande de Gaza, avaient franchi la barrière de sécurité séparant cette région de l’Etat hébreu. Ils ont été pris en chasse par les forces israéliennes après avoir été repérées dans les vergers du kibboutz Holit (agglomération collectiviste).

L’un d’entre eux a trouvé la mort quand une charge explosive qu’il transportait a sauté, et le second a péri sous les rafales de tirs de soldats israéliens, a-t-on précisé.

Ces morts portent à 4.496 le bilan des tués de la seconde Intifada déclenchée en septembre 2000, dont 3.468 Palestiniens et 954 Israéliens.
© 2004 ***

La même dépêche est reprise une heure plus tard, dans les mêmes termes.

Et le bureau de Nicosie de l’*** reprend le décompte morbide des morts de la deuxième intifada. En oubliant bon nombre de victimes civiles israéliennes, puisque plus de 1050 Israéliens, dont 80% de civils ont été assassinés dans cette « guerre d’Oslo » ; en intégrant les Palestiniens victimes de leurs propres engins de mort, et ceux éliminés par leurs propres « frères », au titre de la « collaboration » avec Israël : c’est le langage de l’*** qui tente d’introduire le vocabulaire épique de la résistance en France, pour justifier cette justice expéditive que « l’Autorité Palestinienne » administre à ses ouailles.

Dans une dépêche de l’*** parue vers 9 h 30 ce 18 octobre, on explique le but de la visite de M. Barnier en Israël :

« Pour le ministre français, l’UE a désormais un rôle »politique« à jouer pour résoudre ce conflit. »Je voudrais qu’on comprenne bien en Israël que l’Union européenne n’est pas seulement un grand marché avec lequel on peut faire des échanges, qu’elle est aussi, et qu’elle va être aussi, un acteur politique", a déclaré jeudi M. Barnier.

Le but de sa visite, et son principal défi, est de renforcer les liens entre la France et Israël malgré la dégradation de la situation sur le terrain et l’émotion suscitée par la multiplication d’actes antisémites en France."

La première phrase ressemble fort à ce que les Anglo-saxons appellent du « Wishful thinking » : M. Barnier voudrait donner à penser que l’UE « va être un acteur politique », mais il faudrait qu’il comprenne aussi, que pour être un acteur politique entre des parties en conflit, il faut avoir une attitude de neutralité et d’écoute dont la diplomatie française s’est départie de façon éhontée et caricaturale, entraînant l’UE dans son sillage funeste.

La deuxième proposition a trait à l’émotion suscitée par la multiplication des actes antisémites en France. Après que M. Barnier ait affirmé en Israël, je le cite :

« La France ne transigera »jamais« dans la lutte contre l’antisémitisme, a déclaré dimanche le ministre français Michel Barnier, venu se recueillir à Roglit (région de Jérusalem) devant le mémorial de la déportation des Juifs de France. »Nous ne transigerons pas, nous ne transigerons jamais« devant les actes d’antisémitisme, a déclaré M. Barnier devant le monument sur lequel figurent les noms de 80.000 juifs français tués dans les camps nazis. »

Il serait bon qu’il mette en pratique les déclarations d’intention et l’action. Donnons quelques exemples pratiques :

1 - Ainsi le bureau de l’*** à Nicosie, qui établit des comptes truqués et obsessionnels du « bilan des morts de la deuxième intifada » devrait commencer à se faire du souci.

Il se pourrait que dans le cadre de la « lutte contre l’antisémitisme en France », proclamée Urbi et Orbi par nos autorités, la direction locale de l’***, bien que courtisant sur ordre et contre monnaie sonnante et pétrolante les despotes arabes du Proche-Orient, soit largement remaniée.

Un grand coup de torchon dans ce bureau de l’*** basé à Chypre et contrôlant toute l’information sur le Proche et le Moyen Orient sera salutaire. S’il existait des « Nobel de la Désinformation », le bureau de l’*** à Nicosie emporterait sûrement la « distinction de l’ordre soviétique de la propagande ».

2 - Ainsi, M. Alain Ménargues, directeur adjoint de l’information sur RFI, ayant craché publiquement sa haine antisémite sur radio Courtoisie, désavoué par le syndicat des journalistes de Radio France, et officiellement par le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères : il vient d’être démissionné : bon vent !

3 - Ainsi, les diffusions en boucle du film anti-israélien et antisémite « Bab el Chams » par la chaîne franco-allemande ARTE, son financement par les ministères français de la Culture et des Affaires Etrangères devrait donner lieu à une « explication de gravure ».

Aux dernières nouvelles, M. Jérôme Clément n’envisagerait de donner sa démission que contraint et forcé, et le CSA devra cesser de se défiler quand on l’interroge sur les dérapages de la chaîne ARTE.

J’écoutais ce matin sur la fréquence 94.8, M. Yehouda Lancri, ancien ambassadeur d’Israël en France, et co-animateur avec le Pr David Khayat du groupe de haut niveau franco-israélien. A la fin de l’entretien, Serge Hajdenberg lui demanda ce qu’il pensait du financement de ce film par le ministère des AE français. M. Lancri, qui avait bien entendu, se fit reposer la question. A la deuxième tentative, il répondit diplomatiquement qu’il n’était pas au courant...

La revue de gravure a bien eu lieu avec tous les anciens ambassadeurs d’Israël en France : la discussion a été « franche » comme on dit en termes diplomatiques.

Israël et la Francophonie

Une petite note d’espérance dans le langage ambigu pratiqué par M. Barnier : il s’est félicité de la haute qualité de la Francophonie de ses interlocuteurs, quasiment tous anciens ambassadeurs d’Israël en France !

Cela nous rappelle le « Y’a bon Banania » qui dut accueillir Léopold Sedar Senghor quand il fit son entrée à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, et dont il sortit agrégé de grammaire avec son condisciple George Pompidou... Mais passons.

Interrogé sur l’entrée d’Israël dans le club de la Francophonie, Barnier a répété la vieille antienne selon laquelle, si ce n’était l’opposition du Liban, et donc de la Syrie à cette adhésion, elle devrait se faire. En précisant que les récentes pressions américaines et françaises sur la Syrie pour qu’elle évacue le Liban selon la résolution n° 1559 de l’ONU devraient contribuer à rendre au Liban sa liberté de parole et d’action.

N’attendez pas trop, M. Barnier : après les deux israéliens récompensés cette année d’un Prix Nobel de Chimie, nous attendons impatiemment qu’un Juif d’origine francophone reçoive une autre récompense prestigieuse de cette nature.
Il serait dommage que la France ne puisse en tirer un mince bénéfice, comme l’Autriche avec sa récente lauréate du Nobel de littérature : Elfriede Jelinek, marquée par les souffrances de son père juif dans son pays nazifié, a tenu à préciser en apprenant sa nomination que son pays natal « ne devrait pas porter ce prix à la boutonnière ».

M. Elie Wiesel a reçu le Nobel de la Paix, et écrit toujours en français. Il a précisé dans une récente interview sur Guysen que s’il publie en anglais, il aura auparavant rédigé en français, puis traduit.

Il mériterait amplement un Nobel de Littérature mais le jury de Stockholm ne veut pas faire de jaloux.

Et puisque vous « voulez qu’on vous comprenne bien », M. Barnier, comprenez bien aussi que si nous ne sommes plus entendus en France, ou si nous sommes bercés de déclarations d’intention jamais suivies d’effets, nous saurons nous faire entendre dans bien d’autres langues...

Ce qui serait dommage pour le « Patrimoine culturel français », non ?



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