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Diabolisation en règle d’Eric Zemmour lors de la première audience du procès que lui ont intenté cinq associations

Hélène Keller-Lind

L’audience a été longue. Eric Zemmour et son avocat faisant face aux présidents ou représentants de cinq associations – SOS Racisme, le MRAP, la LICRA, l’UEJF, J’accuse – et de leurs avocats prompts à couper la parole de son conseil. Le patron de Canal Plus, Bertrand Méheut est également accusé par l’une des associations. Après un visionnage raté une première fois pour cause de son inaudible des deux émissions contenant les phrases incriminées prononcées par le journaliste, Eric Zemmour, interrogé par la Présidente de la XVII ème chambre, a donné le thème de ses ouvrages et, récusant le terme de « provocateur », expliqué : « j’essaie en tant que journaliste de dire les choses telles qu’elles sont, telles que je les vois. »

Commentant un incident de procédure, qu’il trouvait symptomatique, il disait que le problème se situe dans une logique politique du « catéchisme bien -pensant anti-raciste » pour qui « la réalité n’existe pas. » L’incident avait été causé par un avocat de la partie civile : il avait accusé de « faux » l’ancien ministre Chevènement qui, cité par la défense, ne pouvant assister au procès, a témoigné par écrit. Or, il n’y avait pas de faux dans son témoignage, mais ce que cet avocat considérait être comme une « erreur »....

Pour Eric Zemmour, voir une proportion d’immigrants de date récente sombrer dans la délinquance « est un classique historique. » Il rappelait à cet égard la honte qu’avait ressentie son grand-père lors de l’affaire des « Frères Zemmour » dans les années 60, grand-père qui les considéraient pourtant pour ce qu’ils étaient : des délinquants.

Il parle d’une « réalité complexe que l’on veut réduire, » et notait que dans les émissions auxquelles il participe « les choses vont vite, on ne revient pas en arrière, on suit le courant. » Ce qui explique qu’il n’ait pu préciser sa pensée pour une phrase qu’il n’avait pu terminer et qu’on lui reproche aujourd’hui. Et il soulignait que « lorsque l’on met en cause l’honneur de la police, personne ne réagit... »

Il estime que les associations qui le poursuivent aujourd’hui on entravé l’intégration et l’assimilation en exaltant la différence, » en la glorifiant. Ce qu’il dit depuis 30 ans, d’ailleurs. Et il voit « une logique d’inquisition » dans le procès qui lui est fait.

A propos de La Halde, il note qu’il n’est pas le seul à penser qu’elle devrait être supprimée puisqu’il est question qu’elle le soit. C’est, dit-il, une mauvaise réponse à une bonne question.

Les parties civiles ont accusé Eric Zemmour de « stigmatiser des populations, jeter l’opprobre sur elles... » de « légitimer les contrôles au faciès...menacer l’équilibre de notre société... d’être d’extrême droite »

Dans une tirade véhémente, Dominique Sopo l’accusait de « voir la réalité sociale à travers des lunettes racialisées...de vomir les lois républicaines réprimant le racisme...d’avoir l’obsession des Noirs. » Et allait jusqu’à dire que certains l’expliquent par une volonté de buzz, de créneau pour exister ou des raisons psychologiques, la haine des autres pouvant être une haine de soi... » Il le traitait aussi « de bouffon du roi qui attaque les petites gens... qui va de planque en planque.. saute sur la tête de ceux qui essaient de se redresser... »

Tout aussi virulent a été le président de la LICRA qui, pourtant, qualifiait les quelques mots reprochés à Eric Zemmour - « la plupart des trafiquants sont....- de « violence inouïe ». Il a accusé Eric Zemmour de s’être « défaussé...dérobé » au débat télévisé qu’il avait souhaité avoir avec lui. Pourtant le président de la LICRA ajoutait : « il était trop déprimé pour venir débattre avec moi... » On s’y perd : lâche ou déprimé ? Or, en fait de « dérobade », étant chroniqueur pour des chaînes de télévision, Eric Zemmour s’est vu demander par ses patrons de ne pas débattre ailleurs.

A la barre, en tant que président de la LICRA, il a accusé ensuite le journaliste de populisme, d’éthnicisation de la criminalité, son « fonds de commerce pour un succès médiatique et économique. »

Il devait convenir, en réponse aux questions de l’avocat d’Eric Zemmour, que ce n’est pas à l’unanimité que son Bureau a décidé de ces poursuites et qu’un président de commission – qu’il a décrit à tort comme un ami du journaliste - a démissionné à la suite de cette décision.

Pour l’UEJF, Eric Zemmour a un impact négatif sur la société française qu’il façonne ( ! )

Et le fait que Malek Bouti, ancien président de SOS Racisme, donne raison à Eric Zemmour a été balayé d’un revers de manche. Et le soutien de l’avocat général Philippe Bilger a été qualifié de « scandaleux »

Quant aux témoins cités par le MRAP ou SOS Racisme, ils ont pu affirmer que ce sont les contrôles au faciès qui provoquent la délinquance ou la rébellion, que l’on crée des groupes raciaux qui n’existent pas. Que Noir ne veut rien dire, ni Arabe, d’ailleurs. Pourtant l’un de ces témoins a écrit un livre à la gloire de Barack Obama qu’il qualifie de Noir à longueur de page....Ils ont contesté tout chiffre ethnique se rapportant à la délinquance alors qu’il en existe, que ce soit ceux des R.G. ou d’un rapport du Sénat, qui ont été cités par la défense.. Bref, la science de ces chercheurs et universitaires qui devait démontrer qu’Eric Zemmour dit des inepties condamnables aura quelque peu failli dans sa mission mais aura parfois amusé l’assistance dans ses outrances et ses contradictions.

Quant à Eric Zemmour, on imagine ce qu’il a pu ressentir en étant ainsi traîné ainsi dans la boue avec une telle vigueur des heures durant. Plus d’un membre du public a parlé de lynchage verbal...Et à noter qu’il a été applaudi à la sortie du tribunal.

L’audience reprend mercredi 13.



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